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  1. -

  2. Acanthe -
    Les feuilles pointues de cette plante du sud de l'Europe ont été employées comme décor depuis l'époque gréco-romaine sur des céramiques, soit peintes, soit en relief
  3. Accolay -
    Accolay (1944-1992) La poterie d’Accolay en Bourgogne fut créée par Louis Dangon (tourneur), Raudé (peintre), Slavik Paley (sculpteur) et André Boutaud (commercial). Historique : - 1944 : élèves d’Alexandre Kostanda, - 1945 : début de l’activité, principalement boutons, broches, bijoux en céramique, premier ouvrier Fedor Iotshine, - 1946 : fabrication de boutons « New Look » pour Christian Dior, jusqu’à 80 personnes, Embauche de Bernard Chevillard ancien maréchal-ferrant Départ de Louis Dangon, - 1947 : la mode du bouton en céramique passe, la reconversion vers de la céramique utilitaire est nécessaire, embauche de Barachand, tourneur professionnel, puis de Daniel Augier, - 1948 : départ de Barachand, - 1952 : arrivée de Rafaël Giaroussu canadien formé aux Beaux-Arts de Montréal, - Années 50 à 60 : très forte activité de la poterie qui profite de sa situation sur la route nationale 7, - Années 70 : déclin, en partie du fait de la création de l’autoroute qui détourne la clientèle, - 1980 : décès de André Boutaud, - 1992 : fin de l’activité.
    Accolay (1944-1992) La poterie d’Accolay en Bourgogne fut créée par Louis Dangon (tourneur), Raudé (peintre), Slavik Paley (sculpteur) et André Boutaud (commercial). Historique : - 1944 : élèves d’Alexandre Kostanda, - 1945 : début de l’activité, principalement boutons, broches, bijoux en céramique, premier ouvrier Fedor Iotshine, - 1946 : fabrication de boutons « New Look » pour Christian Dior, jusqu’à 80 personnes, Embauche de Bernard Chevillard ancien maréchal-ferrant Départ de Louis Dangon, - 1947 : la mode du bouton en céramique passe, la reconversion vers de la céramique utilitaire est nécessaire, embauche de Barachand, tourneur professionnel, puis de Daniel Augier, - 1948 : départ de Barachand, - 1952 : arrivée de Rafaël Giaroussu canadien formé aux Beaux-Arts de Montréal, - Années 50 à 60 : très forte activité de la poterie qui profite de sa situation sur la route nationale 7, - Années 70 : déclin, en partie du fait de la création de l’autoroute qui détourne la clientèle, - 1980 : décès de André Boutaud, - 1992 : fin de l’activité.
  4. Adrian Saxe -
    Adrian Saxe est un artiste américain, né en 1943 en Californie. Il est considéré comme l’un des plus grands céramistes de notre époque. Ses travaux pour la Manufacture de Sèvres ont commencé à la fin des années 80.
  5. Aisaku Suzuki -
    Aisaku Suzuki est né à Kobé, Japon en 1932. Après avoir fait ses études de langue et de littérature françaises il a appris la céramique à Kyoto (1958-63) en particulier des techniques du grès et celles des émaux. Entre 1964 et 1968 il avait son atelier à Kyoto. En 1968/69 il a entrepris un voyage d'études en Europe notamment en Autriche, en France, au Danemark et en Suède en travaillant en qualité de céramiste en France et en Autriche. Du 1971 au 1979 il a travaillé dans son atelier dans le sud-ouest de France près de Bordeaux. En 1979 il s'est installé en Allemagne en établissant son atelier à Breisach. Aisaku Suzuki a été élu en 1969 comme membre de l'Académie Internationale de la Céramique à Genève. Il a réalisé de nombreuses expositions personnelles en Allemagne, en France en Autriche et en Suisse aussi bien qu'au Japon. Il a participé aux symposia internationaux de céramique en République tchèque, en Léttonie, en Autriche et en Hongrie. Ses oeuvres se trouvent dans les musées et collections privées en Allemagne, en Autriche, en France, au Japon et en Suisse ainsi qu'en République tchèque. Pour de plus ample informations vous pouvez consulter son site internet : www.keramiksuzuki.de
    Aisaku Suzuki was born in Kobe, Japan in 1932. He studied French language and literature followed by ceramics in Kyoto (1958-63) with special emphasis on stoneware techniques and glazes. From 1964 to 1968 he maintained his own studio in Kyoto. In 1968/69 he travelled in Europe for study purposes including time in Austria, France, Denmark and Sweden, and worked as a ceramicist in France and Austria. From 1971 to 1979 he maintained his own studio in southwest France, near Bordeaux. In 1979 he moved to Germany and set up his own studio in Breisach. Aisaku Suzuki has been a member of the Adadémie Internationale de la Céramique in Geneva since 1969. He has had numerous solo exhibitions in Germany, France, Japan, Austria and Switzerland. He has participated in international symposiums in the Czech Republic, Latvia, Austria and Hungary. His works are in museums and private collections in Germany, France, Japan, Austria, Switzerland and the Czech Republic. For more information : www.keramiksuzuki.de
  6. Albarello -
    Terme italien pour désigner un vase destiné à contenir des onguents ou des médicaments secs. Il est de forme cylindrique à flanc légèrement concave afin de pouvoir être saisi facilement. La gorge creusée sous le col servait à retenir le lien employé pour fixer le couvercle de parchemin. Le terme est employé dans le monde des collectionneurs pour désigner les pots de faïence du Proche-Orient du XIIe siècle et au-delà et ceux faits plus tard en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Angleterre.
  7. Amis de Lunéville -
    Association des Amis de la Faïence Ancienne de Lunéville Saint-Clément. Association loi 1901 - Siège Office de Tourisme Lunéville
  8. Amphora -
    Etablie en 1892 à TURN TEPLITZ à la frontière entre Autriche et Tchécoslovaquie. A compté jusqu'à 300 salariés jusqu'en 1900. Production : porcelaine de luxe, figurines, faiences, grès. Artistes : Carl REISSNER, Edward STELLMACHER (créa par la suite son prore atelier en 1905), Rudolf KESSEL (départ en 1910), Ernst WAHLISS, Paul DACHSEL. Nationalisé en 1945.
    Etablie en 1892 à TURN TEPLITZ à la frontière entre Autriche et Tchécoslovaquie. A compté jusqu'à 300 salariés jusqu'en 1900. Production : porcelaine de luxe, figurines, faiences, grès. Artistes : Carl REISSNER, Edward STELLMACHER (créa par la suite son prore atelier en 1905), Rudolf KESSEL (départ en 1910), Ernst WAHLISS, Paul DACHSEL.
  9. Anne Bulliot -
    Itinéraire et techniques Né en 1961. Après mes études aux Arts décoratifs de Strasbourg, je me suis installée dans cette ville en 1986. Depuis 1992 j’ai commencé un travail dans la masse sur les contrastes de matières et de couleurs. Bernard Courcoul, céramiste, décrit ainsi la naissance de mes céramiques : « L’artiste a plié ces blocs de terre, repliée sur elle même pour les enrouler, les écraser et faire jaillir des stries, des accentuations, puis la main, lentement, a creusé, a retendu, a cherché l’exacte opposition entre la terre du dedans et la terre du dehors, guettant le meilleur poli et l’instant où s’ouvre la gerçure et la brisure, et alors, attendre ! Intense incorporation, jusqu’au moment ou le modeleur s’efface et laisse au feu la fin de l’ouvrage. L’enfumage, technique sommaire et somptueuse, a révélé les oppositions entre les parties dont l’étirement, le pliage ont dressé des côtes, des fissures parallèles, étrangement détravaillées et sombres, au voisinage des parties lissées, engobées, polies, éclairées par des couleurs vives, aimées, caressées, devenues semblables à de l’ivoire dont les étranges veinules sont comme membranes de lumière. » Expositions personnelles depuis 1995 1995 : Galerie Sarver (Paris), Galerie Euros (Mulhouse) 1996 : Galerie Sarver (Paris), Galerie Emil Maul (Ladenbourg-Allemagne) 1997 : Galerie Demeter/Boidet (Chambery) 1998 : Centre céramique de la Borne (Henrichement) 1999 : Galerie Hamelin (Honfleur) 2000 : Galerie Godar (Lille), Galerie Sarver (Paris) 2001 : Galerie Loes et Reiner (Deventer-Hollande), Galerie Marianne Heller (Heidelberg-Allemagne), Galerie Objekta (Kreuzlingen-Suisse) 2002 : Die Galerie (Hufingen-Allemagne), Galerie Sarver (Paris) Expositions collectives depuis 1995 1995 : Maison de la Céramique - Mulhouse 1996 : Salon de la céramique française – Villeurbanne ; Salon Art 96 – Strasbourg ; Céramique contemporaine Bibliothèque Fomey - Paris 1997 : Le Carré d'Art - Chartres de Bretagne ; Crac Alsace - Altkirch 1998 : Galerie Nadia B - Dieulefit ; Salon de la Céramique française - Villeurbanne ; Galerie Babel - Amsterdam 1999 : Galerie Nadia B - Dieulefit ; Galerie Sarver - Paris 2000 : Galerie Sarver - Paris ; Maison de la Céramique de Giroussens - Tarn ; Musée Palissy - Saint Avit Collections publiques Musée Bertrand (Chateauroux) Frac Basse Normandie Musée national de la céramique (Sèvres) Musée Bernard Palissy (Saint-Avit) Articles de presse Revue Céramique & Verre N° 91 novembre/décembre 1996 Nicole Crestou « Les sculptures d'Anne Bulliot offrent une image paradoxale : elles allient le naturel du matériau terre et l'évidente trace du travail. C'est à partir de pains de grès, qu'Anne sait retrouver l'intériorité de la terre, exercer physiquement une violence, qui dans l'étirement et l'arrachement de la matière, donne sa transcription personnelle d'une partie d'écorce terrestre, fissurée, apparemment surgie du magma, tout empreinte des pressions, tensions et fusions souterraines. Pourtant ces déchirements sont modelés, découpés en un volume par la seule volonté esthétique de l'artiste. A la violence du geste, qui fait naître les crevasses, s'opposent la caresse du polissage et la douceur des surfaces lisses et brillantes. A la force du matériau et à la puissance, exprimées par la présence même de la masse de terre, s'opposent la légèreté du mouvement, ressentie par les vides créés au centre des boucles, et le décollement du volume du support. La terre polie est imprégnée de couleurs vives rouge, jaune, bleu, vert que l'enfumage estompe ou ne révèle que partiellement. La plénitude de la sculpture se condense dans le rythme du mouvement, les oppositions de matières, et le rapport juste et mesuré des surfaces. L'interprétation possible des pièces d'Anne est donc multiple et nécessairement personnelle. La référence à un coquillage, à l’écorce d’un arbre, à un fragment de roche, voire aux plissements de la peau, est toujours mise en défaut par la présence manifeste d'une volonté esthétique. La richesse de ses pièces d'une part, et la contradiction entretenue entre leur aspect naturel et leur réalité d'artefact d'autre part, engendrent chez l'amateur un questionnement, installe chez lui une énigme, lui révèle un contenu spirituel prétexte à réflexion. Anne traverse le monde céramique à grands pas. A peine sortie de l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle expose à la Biennale de Châteauroux en 1985 et à la Maison de la Céramique de Mulhouse, où elle enseigne actuellement. En dix ans de pratique, elle a déjà présenté ses oeuvres dans des galeries françaises, allemandes et suisses. En 1985, Anne exposait des vases aux décors sérigraphiés. Colorés, mats, polis sur le col, ses contenants souples, déjà en mouvement, ont peu à peu perdu leur destination fonctionnelle pour devenir sculptures à part entière. Elle a, dans un premier temps, développé le bord en faisant ressortir amplement l'intérieur du vase ; puis, la forme est devenue plus compacte jusqu'à ce qu'elle commence ses œuvres directement à partir du pain de terre brut. Lors d'un voyage à La Réunion, Anne put appréhender, sur la pente d'un volcan encore actif, des plissements de lave à l'échelle de son corps. Des photographies préservent le souvenir de ces reliefs, qu'elle essaie de retrouver aujourd'hui dans son travail de l'argile. Elle plie la terre, la découpe, la déchire, puis efface toutes traces d'empreinte et polit certaines des surfaces obtenues. Lorsque la pièce est sèche, Anne l'évide et, parfois, repousse depuis l'intérieur la paroi pour accentuer les fissures. Enfin, elle recouvre d'engobes colorés les parties lisses et les polit au fur et à mesure du séchage, dont elle surveille le très lent accomplissement. Le polissage est une opération minutieuse et répétitive, qui laisse apparaître les traces des outils et le sens du geste. Chaque pièce est enfin biscuitée et enfumée. L'enfumage aléatoire sert de lien entre le volume et la matière, il « redonne vie » à la terre. Anne travaille par séries formelles. Mais souvent c'est le travail de la terre qui induit le volume définitif. Bien que ses sculptures soient d'ores et déjà parfaitement abouties, Anne Bulliot a devant elle un chemin encore riche en explorations. » Nicole Crestou

    Background and Technical notes Born in 1961 Following my studies in the Fine Art School (Ecole des Arts Décoratifs) of Strasbourg, I opened my studio in the same city in 1986. Since 1992, I have been working with clay, particularly on contrasts of texture and colours. The ceramist Bernard Courcoul describes the birth of my ceramic pieces in these terms: “The artist folded these blocks of clay, doubled up to roll them over, pressing them in order to let ridges and grooves spring free, then her hand slowly began to dig, and extend once more, and sought for the exact opposition between the inner clay and the outer, driving for the best finish and the final moment of cracking and breaking open of the earth, and then suspense! An intense interplay, until the artist retreats and leaves the final work of art up to the fire. Charring by the fire, a simple but at the same time a rich technique, reveals the contrasts between matter, one part folded and showing rich, dark cracks, the other smooth, polished surfaces, with bright shining colours, full of life and caressed by light, similar to the fanciful veins of ivory”. Personnal exhibitions since 1995 1995 : Galerie Sarver (Paris), Galerie Euros (Mulhouse) 1996 : Galerie Sarver (Paris), Galerie Emil Maul (Ladenbourg-Allemagne) 1997 : Galerie Demeter/Boidet (Chambery) 1998 : Centre céramique de la Borne (Henrichement) 1999 : Galerie Hamelin (Honfleur) 2000 : Galerie Godar (Lille), Galerie Sarver (Paris) 2001 : Galerie Loes et Reiner (Deventer-Hollande), Galerie Marianne Heller (Heidelberg-Allemagne), Galerie Objekta (Kreuzlingen-Suisse) 2002 : Die Galerie (Hufingen-Allemagne), Galerie Sarver (Paris) Collective exhibitions since 1995 1995 : Maison de la Céramique - Mulhouse 1996 : Salon de la céramique française – Villeurbanne ; Salon Art 96 – Strasbourg ; Céramique contemporaine Bibliothèque Fomey - Paris 1997 : Le Carré d'Art - Chartres de Bretagne ; Crac Alsace - Altkirch 1998 : Galerie Nadia B - Dieulefit ; Salon de la Céramique française - Villeurbanne ; Galerie Babel - Amsterdam 1999 : Galerie Nadia B - Dieulefit ; Galerie Sarver - Paris 2000 : Galerie Sarver - Paris ; Maison de la Céramique de Giroussens - Tarn ; Musée Palissy - Saint Avit Public collections Musée Bertrand (Chateauroux) Frac Basse Normandie Musée national de la céramique (Sèvres) Musée Bernard Palissy (Saint-Avit) Press articles Revue Céramique & Verre N° 91 novembre/décembre 1996 Nicole Crestou « Les sculptures d'Anne Bulliot offrent une image paradoxale : elles allient le naturel du matériau terre et l'évidente trace du travail. C'est à partir de pains de grès, qu'Anne sait retrouver l'intériorité de la terre, exercer physiquement une violence, qui dans l'étirement et l'arrachement de la matière, donne sa transcription personnelle d'une partie d'écorce terrestre, fissurée, apparemment surgie du magma, tout empreinte des pressions, tensions et fusions souterraines. Pourtant ces déchirements sont modelés, découpés en un volume par la seule volonté esthétique de l'artiste. A la violence du geste, qui fait naître les crevasses, s'opposent la caresse du polissage et la douceur des surfaces lisses et brillantes. A la force du matériau et à la puissance, exprimées par la présence même de la masse de terre, s'opposent la légèreté du mouvement, ressentie par les vides créés au centre des boucles, et le décollement du volume du support. La terre polie est imprégnée de couleurs vives rouge, jaune, bleu, vert que l'enfumage estompe ou ne révèle que partiellement. La plénitude de la sculpture se condense dans le rythme du mouvement, les oppositions de matières, et le rapport juste et mesuré des surfaces. L'interprétation possible des pièces d'Anne est donc multiple et nécessairement personnelle. La référence à un coquillage, à l’écorce d’un arbre, à un fragment de roche, voire aux plissements de la peau, est toujours mise en défaut par la présence manifeste d'une volonté esthétique. La richesse de ses pièces d'une part, et la contradiction entretenue entre leur aspect naturel et leur réalité d'artefact d'autre part, engendrent chez l'amateur un questionnement, installe chez lui une énigme, lui révèle un contenu spirituel prétexte à réflexion. Anne traverse le monde céramique à grands pas. A peine sortie de l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle expose à la Biennale de Châteauroux en 1985 et à la Maison de la Céramique de Mulhouse, où elle enseigne actuellement. En dix ans de pratique, elle a déjà présenté ses oeuvres dans des galeries françaises, allemandes et suisses. En 1985, Anne exposait des vases aux décors sérigraphiés. Colorés, mats, polis sur le col, ses contenants souples, déjà en mouvement, ont peu à peu perdu leur destination fonctionnelle pour devenir sculptures à part entière. Elle a, dans un premier temps, développé le bord en faisant ressortir amplement l'intérieur du vase ; puis, la forme est devenue plus compacte jusqu'à ce qu'elle commence ses œuvres directement à partir du pain de terre brut. Lors d'un voyage à La Réunion, Anne put appréhender, sur la pente d'un volcan encore actif, des plissements de lave à l'échelle de son corps. Des photographies préservent le souvenir de ces reliefs, qu'elle essaie de retrouver aujourd'hui dans son travail de l'argile. Elle plie la terre, la découpe, la déchire, puis efface toutes traces d'empreinte et polit certaines des surfaces obtenues. Lorsque la pièce est sèche, Anne l'évide et, parfois, repousse depuis l'intérieur la paroi pour accentuer les fissures. Enfin, elle recouvre d'engobes colorés les parties lisses et les polit au fur et à mesure du séchage, dont elle surveille le très lent accomplissement. Le polissage est une opération minutieuse et répétitive, qui laisse apparaître les traces des outils et le sens du geste. Chaque pièce est enfin biscuitée et enfumée. L'enfumage aléatoire sert de lien entre le volume et la matière, il « redonne vie » à la terre. Anne travaille par séries formelles. Mais souvent c'est le travail de la terre qui induit le volume définitif. Bien que ses sculptures soient d'ores et déjà parfaitement abouties, Anne Bulliot a devant elle un chemin encore riche en explorations. » Nicole Crestou
  10. Ardus -
    Repères chronologiques: 1737-1739 : création par le baron François Duval de Lamothe dans le parc de son château construit à Ardus au nord de Montauban, 1744 : A la mort du baron François Duval, Joseph de Varaire, son fils, prend la direction et nomme Louise Ruelle régisseuse, 1749 : la manufacture devient Manufacture Royale, 1752-1761 : David Lestrade et Arnaud Lapierre remplacent Louise Ruelle, 1760 : extinction du privilège, 1761 : David Lestrade crée une manufacture à Montauban, 1770 : André Cadès est nommé régisseur en remplacement d’Arnaud Lapierre qui crée aussi une manufacture à Montauban, début du petit feu, 1775 : arrivée de Antoine Quijou, peintre de Lorraine, 1791 : mort de Joseph de Varaire, succession par son fils de Montmirail, la fabrication se cantonne dorénavant à des pièces utilitaires. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Bordeaux et La Rochelle, Massin, Paris, 1998.
    Repères chronologiques: 1737-1739 : création par le baron François Duval de Lamothe dans le parc de son château construit à Ardus au nord de Montauban, 1744 : A la mort du baron François Duval, Joseph de Varaire, son fils, prend la direction et nomme Louise Ruelle régisseuse, 1749 : la manufacture devient Manufacture Royale, 1752-1761 : David Lestrade et Arnaud Lapierre remplacent Louise Ruelle, 1760 : extinction du privilège, 1761 : David Lestrade crée une manufacture à Montauban, 1770 : André Cadès est nommé régisseur en remplacement d’Arnaud Lapierre qui crée aussi une manufacture à Montauban, début du petit feu, 1775 : arrivée de Antoine Quijou, peintre de Lorraine, 1791 : mort de Joseph de Varaire, succession par son fils de Montmirail, la fabrication se cantonne dorénavant à des pièces utilitaires. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Bordeaux et La Rochelle, Massin, Paris, 1998.
  11. Art Nouveau -
    Art Nouveau
  12. Auguste Delaherche -
    Auguste Delaherche
  13. Ban Chiang -
    Site préhistorique de Thaïlande, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Considéré comme le plus important site préhistorique découvert à ce jour en Asie du Sud-Est, Ban Chiang, par les vestiges d'activités agricoles et de l'utilisation des métaux qui y sont préservés, témoigne d'une étape importante dans l'évolution culturelle et technologique de l'homme.
  14. Barbotine -
    Pâte allongée d'eau utilisée pour fixer les anses et les ornements en relief avant cuisson.
    Lengthened water paste used to fix the handles and the ornaments in relief before cooking.
  15. Bérain -
    Jean (1637-1711) et son fils Jean II Décorateurs qui créèrent de complexes motifs comprenant figures et demi-figures mythologiques et grotesques, vases de fleurs, draperies et dais, très souvent utilisés sur les faïences de Rouen et de Moustiers.
  16. Bernard Leach -
    Bernard Leach (1887-1979) Bernard Leach a exercé une action déterminante dans l'évolution de la céramique, avant la deuxième guerre mondiale. Il est le promoteur d'un vaste mouvement de renaissance de la poterie artisanale, en Angleterre et dans le monde entier. Né à Hong Kong, élevé en Angleterre, il a su faire la synthèse entre les cultures occidentale et orientale. Après des études de dessin et de gravure, il part, en 1909, en Extrême-Orient, où il vit pendant onze ans, au Japon et en Chine. Il fonde, en 1920, la Poterie de Saint-Ives, en Cornouailles. Il conçoit un atelier dans l'esprit japonais, utilisant les ressources de la nature et introduit un nouvel art de vivre, où le céramiste est responsable, comme l'artiste, de tout le processus de création de son œuvre. Il produit, au début, des pièces uniques, à caractère artistique. Puis, il développe considérablement la poterie utilitaire, dans un souci constant de beauté. En 1952, le catalogue de l'atelier référençait une soixantaine d'articles. A l'inspiration orientale, il allie les sources de la céramique traditionnelle anglaise, notamment la poterie engobée du XVIIème siècle, au décor naturaliste. Il fut à la fois, créateur, formateur et écrivain. Il reçut, à Saint-Ives, de nombreux élèves, dont Michael Cardew, Katharine Pleydell-Bouverie et Norah Braden. Au cours de ses voyages, à travers l'Europe et les Etats-Unis, il multiplia expositions et conférences. Parmi ses écrits, son livre, "A potter's book", publié en 1940, traduit en français en 1974, est devenu la "bible" de plusieurs générations de potiers.
  17. Besnard -

  18. Betty Woodmann -
    ...
  19. Bigot -
    Bigot
  20. Bleu de four -
    Bleu obtenu par application directe d'oxyde de cobalt sur la porcelaine en cuisson de grand feu à 1360-1380°C
  21. Bodil Manz -
    Présentation Née à Copenhague en 1943. En 1967 elle ouvre un atelier avec son mari, Richard Manz, céramiste, dans une ancienne école, à Seeland du Nord, Danemark. Ses œuvres sont faites en porcelaine coulée d'une extrême finesse. Sur des formes soignées, des décors précis et poétiques jouent avec la transparences des parois, créant un véritable ensemble qui mêle visuellement l'intérieur et l'extérieur de la pièce. Plusieurs cuissons sont nécessaires pour obtenir cette transparence et ces couleurs. Les décors sont souvent étudiés à plat et appliqués par transfert. Son travail est largement présent dans les collections publiques, en particulier au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas, en Finlande, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en France, au Japon et aux USA. De nombreux et prestigieux prix lui ont été décernés.
    Presentation Born in Copenhagen, 1943, Bodil Manz opened a workshop in 1967 with her husband, Richard Manz, a ceramic artist, in what was formerly a school in Seeland, northern Denmark. She works with very finely moulded porcelain. On carefully designed shapes, her precise and poetic decorations intermingle with the transparent body of the piece to create a whole that visually blends the inner and outer walls of the piece. Many stases of firing are necessary to obtain this level of transparence and these colours. The designs are often made on a flat surface and then transferred on to the piece. Bodil Manz's work is featured extensively in public collections, particularly in Denmark, Sweden, the Netherlands, Finland, England, Germany, Belgium, France, Japan and the USA. She has received many prestigious awards.
  22. Bonnefoy à Marseille -
    Antoine Bonnefoy est l’un des plus talentueux céramistes de Marseille du dernier quart du 18ème siècle. Dates clés : • 1762 : apprentissage chez Joseph Gaspard Robert • 1777 : association avec son frère Joseph • 1778 : faillite, Antoine Bonnefoy continue seul • 1789 : lors de la Révolution, il est élu député de la corporation des faienciers • 1795 : installation d’une nouvelle manufacture aux allées de Meilhan • 1803 : son fils Augustin lui succède et s’engage dans la porcelaine • vers 1815 : disparition de l’activité Style : Bonnefoy fait le choix d’une production de grande qualité avec une peinture très soignée. Ses camaïeux de rose sont particulièrement lumineux. Bibliographie : Histoire de la faience Française, Moustiers et Marseille, Dorothée Guillemé Brulon, Editions Charles Massin 1997
    Antoine Bonnefoy est l’un des plus talentueux céramistes de Marseille du dernier quart du 18ème siècle. Dates clés : • 1762 : apprentissage chez Joseph Gaspard Robert • 1777 : association avec son frère Joseph • 1778 : faillite, Antoine Bonnefoy continue seul • 1789 : lors de la Révolution, il est élu député de la corporation des faienciers • 1795 : installation d’une nouvelle manufacture aux allées de Meilhan • 1803 : son fils Augustin lui succède et s’engage dans la porcelaine • vers 1815 : disparition de l’activité Style : Bonnefoy fait le choix d’une production de grande qualité avec une peinture très soignée. Ses camaïeux de rose sont particulièrement lumineux. Bibliographie : Histoire de la faience Française, Moustiers et Marseille, Dorothée Guillemé Brulon, Editions Charles Massin 1997
  23. Bordeaux -
    Historique : 1709 : Fabrique de Jacques Fautier, originaire de Nevers, dans le Faubourg de Saint-Seurin Hustin : • 1716 : Jacques Hustin, après une brève association avec Jacques Fautier obtient un privilège d’exclusivité pour la fabrication de faïences, ce privilège lui sera renouvelé jusqu’en 1762. • 1749 : reprise de l’activité par Jacques Ferdinand Hustin son fils • 1778 : Mort de Jacques Ferdinand Hustin, reprise de l’activité par son épouse • 1783 : fin de la fabrique • Principaux ouvriers : Courson (chef d’atelier, originaire de Rouen), Ronte (a travaillé en Hollande), Monsau Différents employés de Hustin fonderont leurs propres fabriques à partir des années 1760 : • Jean Robert : 1764 : création d’une fabrique à Saint-Seurin • Boyer : o 1765 : création d’une nouvelle fabrique par Charles-Antoine Boyer dans le Faubourg de Saint-Seurin, o 1846 : fin de la fabrique qui avait été successivement reprise par Jean-Baptiste Boyer (fils de Charles-Antoine) et Antoine-Alexandre Boyer (petit fils de Charles-Antoine) • Rougé : o 1767 : création de la manufacture par Louis Rougé o 1776 : installation chemin du Médoc • Claude Clérissy (Claude Clérissy est le fils de Jean Baptiste Clérissy originaire de Moustiers) : 1776, création d’une manufacture à Sainte Eulalie, Faïence fine : • 1786 : Le traité signé par le Ministre Vergennes autorise l’importation de faience fine d’Angleterre. Bordeaux importe cette marchandise qui concurrence les fabriques locales, • La faïence fine est aussi fabriquée à Bordeaux, au début par Boyer, elle se développe pendant tout le 19ème siècle : • 1831 : Lahens et Rateau fondent une fabrique à Fouqueyrolles • 1835 : rachat par un irlandais, David Johnston aidé de Boudon de Saint-Amans, ancien de Lahens et Rateau. Ouverture d’une manufacture à Bacalan qui va compter jusqu'à 700 ouvriers. • 1845 : Jules Vieillard succède à David Johnston : grand succès industriel des faïences « Vieillard ». 1865 : reprise par les fils de Jules Vieillard • 1895 : fin de la manufacture. Production : Hustin : La manufacture Hustin est sous les influences de Nevers, de Hollande, de Rouen, de Montpellier et de Moustiers dont proviennent ses équipes. Les pièces sont souvent plus épaisses, plus denses avec un émaillage de moins bonne qualité, un peu grisâtre avec des retraits de cuisson et des défauts d’adhérence. Camaïeu bleu : (première moitié du 18ème siècle), décor historié, d’oiseaux sur des branches, « fleurs des Indes », broderies (pas de lambrequins), à la Bérain. Polychromie : (à partir de 1730), armoiries, rinceaux, quadrillages et fleurs en guirlandes et en bouquets (manganèse et jaune). A citer aussi une production de grotesques, de chinois. Boyer : Les fabrications sont caractérisées par un décor floral très simplifié. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Bordeaux et La Rochelle, Charles Massin, 1998. Faïences de Bordeaux et du Sud-ouest, Musée des Arts décoratifs, Bordeaux 1991 (J. du Pasquier). Jacqueline du Pasquier, J. Vieillard & Cie. Histoire de la faïence fine à Bordeaux. De l'anglomanie au rêve orientaliste, Mollat.
    Historique : 1709 : Fabrique de Jacques Fautier, originaire de Nevers, dans le Faubourg de Saint-Seurin Hustin : • 1716 : Jacques Hustin, après une brève association avec Jacques Fautier obtient un privilège d’exclusivité pour la fabrication de faïences, ce privilège lui sera renouvelé jusqu’en 1762. • 1749 : reprise de l’activité par Jacques Ferdinand Hustin son fils • 1778 : Mort de Jacques Ferdinand Hustin, reprise de l’activité par son épouse • 1783 : fin de la fabrique • Principaux ouvriers : Courson (chef d’atelier, originaire de Rouen), Ronte (a travaillé en Hollande), Monsau Différents employés de Hustin fonderont leurs propres fabriques à partir des années 1760 : • Jean Robert : 1764 : création d’une fabrique à Saint-Seurin • Boyer : o 1765 : création d’une nouvelle fabrique par Charles-Antoine Boyer dans le Faubourg de Saint-Seurin, o 1846 : fin de la fabrique qui avait été successivement reprise par Jean-Baptiste Boyer (fils de Charles-Antoine) et Antoine-Alexandre Boyer (petit fils de Charles-Antoine) • Rougé : o 1767 : création de la manufacture par Louis Rougé o 1776 : installation chemin du Médoc • Claude Clérissy (Claude Clérissy est le fils de Jean Baptiste Clérissy originaire de Moustiers) : 1776, création d’une manufacture à Sainte Eulalie, Faïence fine : • 1786 : Le traité signé par le Ministre Vergennes autorise l’importation de faience fine d’Angleterre. Bordeaux importe cette marchandise qui concurrence les fabriques locales, • La faïence fine est aussi fabriquée à Bordeaux, au début par Boyer, elle se développe pendant tout le 19ème siècle : • 1831 : Lahens et Rateau fondent une fabrique à Fouqueyrolles • 1835 : rachat par un irlandais, David Johnston aidé de Boudon de Saint-Amans, ancien de Lahens et Rateau. Ouverture d’une manufacture à Bacalan qui va compter jusqu'à 700 ouvriers. • 1845 : Jules Vieillard succède à David Johnston : grand succès industriel des faïences « Vieillard ». 1865 : reprise par les fils de Jules Vieillard • 1895 : fin de la manufacture. Production : Hustin : La manufacture Hustin est sous les influences de Nevers, de Hollande, de Rouen, de Montpellier et de Moustiers dont proviennent ses équipes. Les pièces sont souvent plus épaisses, plus denses avec un émaillage de moins bonne qualité, un peu grisâtre avec des retraits de cuisson et des défauts d’adhérence. Camaïeu bleu : (première moitié du 18ème siècle), décor historié, d’oiseaux sur des branches, « fleurs des Indes », broderies (pas de lambrequins), à la Bérain. Polychromie : (à partir de 1730), armoiries, rinceaux, quadrillages et fleurs en guirlandes et en bouquets (manganèse et jaune). A citer aussi une production de grotesques, de chinois. Boyer : Les fabrications sont caractérisées par un décor floral très simplifié. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Bordeaux et La Rochelle, Charles Massin, 1998. Faïences de Bordeaux et du Sud-ouest, Musée des Arts décoratifs, Bordeaux 1991 (J. du Pasquier). Jacqueline du Pasquier, J. Vieillard & Cie. Histoire de la faïence fine à Bordeaux. De l'anglomanie au rêve orientaliste, Mollat.
  24. Bras de lumière -
    LES BRAS DE LUMIERE DE NEVERS Ces appliques présentent un caractère bien typé : hautes d'une quarantaine de centimètres, larges de vingt six à trente, de forme généralement ovale. Elles représentent, en bas-relief un jeune homme vu à mi cuisse ou en buste, en habit de page, chapeau à plume et baudrier; le bras, tendu vers 1 avant, tient un binet en forme de gobelet destiné à recevoir une bougie. Ces objets sont obtenus par estampage sur un moule, le bras étant ajouté sur la plaque avant cuisson. Un même moule a parfois servi à l'estampage de plusieurs plaques, peintes ensuite différemment, autres couleurs, autres détails comme les chevelures, les rubans, le chapeau. La fabrication s'étend sur tout le 17ème siècle, la date la plus ancienne est celle de 1601 relevé au revers d’un bras de lumière vendu à Joigny le 20 mars 1988 n° 18. Un autre vendu à l'hôtel Drouot le 26 mars 1973 porte la date « Nicolas 1671 ». II faut noter que les bras de lumière ont été fabriques pour constituer des ensembles décoratifs; le personnage regarde à gauche, regarde à droite, lève les yeux au ciel ou les baisse timidement. Il est impossible aujourd'hui de reconstituer ces ensembles. II existe aussi des bras de lumière féminins, beaucoup plus rares. Le type a été repris à la fin du 19ème siècle. C'est ainsi qu'on a pu voir à l'exposition de la Maison de la culture de Nevers de 1987 une plaque « Jeanne d'Arc », une plaque « Dunoys » en costume moyenâgeux de fantaisie. Les bras de lumière en faïence de Nevers sont rares. On en recense 28, dont 16 dans les collections publiques et 12 passés en vente dans le 50 dernières années. Compte tenu de la rotation normale de ce stock, on peut estimer le disponible en mains privées à une trentaine de pièces.
    ARMS OF LIGHT OF NEVERS These pieces are of a typical character: forty centimeters height, width twenty-six to thirty cm, generally with an oval form. They represent, in low-relief, the bust of a young man, dressed as a page, with a feathered hat and sash. The arm, held in front, holds a goblet intended to receive a candle. These objects were press-molded, the arm being added before firing. The same mold was sometimes used for the manufacture of several plaques, which were painted with differing colors and details, such as the ribbons or hat. Manufacture extended throughout the 17th century, the oldest known example being from 1601 - that date to be seen on the reverse of an arm of light sold in Joigny on March 20, 1988. Another sold at the Drouot hotel on March 26, 1973 carries the date "Nicolas 1671". It is necessary to note that the arms of light were made in factories making decorative sets; the characters of these sets looked to the left, looked to the right, raised the eyes to the sky or droped them timidly. It is impossible to reconstitute these sets today. There are also female arms of light, but these are much rarer. The fashion arose again at the end of the 19th century. Thus, at the opening of the Cultural Museum of Nevers in 1987, one could view a plaque "Jeanne d' Arc", and a plaque "Dunoys" in imaginary costumes of the middel ages. Earthenware arms of light of Nevers are rare. There are 28 of them known, including 16 in public collections and 12 that have gone to public sale in the past 50 years. Taking into account the normal rotation of this type of stock, one can estimate the total number held in private hands to be about thirty pieces.
  25. Brigitte Labb-Sybesma -
    Itinéraire et expositions Née en 1959 - installation en 1993 à La Valette 87160 St Sulpice les Feuilles France. Déménagement en juillet 2000. Installation à La Borne 18250 Henrichemont France 1993 Formation CREAR (60) Gouvieux 1994 à 1996 Premier marché de potiers (83) Bandol Salon de Toulouse (31 ) 1er Salon de Villeurbanne(69) "Le Vase" (02) Soissons 1997 "Le Bol"(83) Bandol "Le Pichet" Galerie Terra Viva (30) St Quentin la Poterie "Loes et Reinier" NL Deventer "Abbaye aux Dames" (17) Saintes "Carrac-terres de femmes" (69) à Roussillon Biennale de céramique (35) Chartres de Bretagne 1998 "Dubuc invite" Le Lavoir (92) Clamart "Maison des Tupiniers" (69) Lyon "Carrac-terres de femmes" (69) Roussillon 'Théières " (83) Bandol Biennale de céramique (94) Villiers sur Marne 1999 Geneviève Godar (59) Lille Kunsthuis Desmet B Kortrijk Collège de St Benoit du Sault(36) Ceramic Millenuim, NL Amsterdam Salon de Marne la Vallée (77) Galerie Claude André B Bruxelles 2000 Kunsthuis Desmet B Kortrijk Maison du Chanoine, Le Chaîneau (89) Treigny 17éme Biennale internationnale de Céramique (06) Vallauris Achat du Conseil Général de l'Yonne(89) collection CNIFOP 2001 "La Borne, Bandol 2000,1e retour" (18) La Borne "Articulation" (21) Dijon Les Jardins artistiques de Drulon (18) Loye sur Arnon "Allumer le feu" Galerie Pierre (75) Paris "Intellectual Gnomes" Gant Belgique "Les permanents de la Galerie" Galerie Pierre (75) Paris "Le pichet" Roubaix (59) Achat Musée de Roubaix(59) 2002 "De mains de femmes" (38) Roussillon XVIII Biennale internationnale de Vallauris (06) Golfe Juan "Nouvelle figuration" (81) Giroussens En permanence : Galerie Nadia B (26) Dieulefit - Galerie Artisant Réalité (75) Paris - Galerie Pierre (75) Paris - Centre Céramique (18) La Borne - Galerie Frim Sauvageot Mechernich (Allemagne) Article de presse Ses sculptures se présentent d'abord comme une destruction de leur propre image et elles ne sont pas lisibles instantanément. Ce fouillis de formes et de couleurs est complexe et laisse apparaître, en regardant attentivement, des images cachées, des signes symboliques. Chaque pièce est un tremplin pour l'imaginaire du spectateur. Brigitte nous fait une proposition sans titre explicite, sans interprétation donnée, mais avec, parfois, un nom qui confirme le sens du sujet. Brigitte pratique une démarche de sculpteur et de peintre plus que de céramiste. Si elle modèle la terre au début du façonnage, rapidement, après le séchage d'une nuit, elle la sculpte, enlève la matière comme le tailleur de pierre, avec les efforts physiques en moins et le droit à l'erreur en plus. Le volume est une construction de rythmes et de mouvements vifs. Il est troué, anguleux, répétitif, accentué de creux profonds et de bosses excessives. Les corps sont déformés mais chaque élément est reconnaissable. Les chignons, les chapeaux, les yeux, les bouches sont disproportionnés et renforcés par des couleurs vives qui expriment ainsi une sensualité brutale mais non vulgaire. Brigitte dessine au pastel et peint sur papier à l'acrylique dans un même style débordant de couleurs et de vie mais elle sculpte librement sans modèle. La terre est comme la feuille blanche prête à capter les impulsions, la spontanéité des gestes sans idée préconçue. Le premier modelage lui indique une voie et les lignes de construction qui dirigent le placement des détails. Au fur et à mesure de la taille, elle imagine l'histoire de la princesse, de la cantatrice, de la pintade qui prend forme entre ses doigts. «Cela sort tout seul, dit-elle. » L'idée vient avec le geste et celui-ci influence l'idée. La déformation n'est pas un but en soi, elle est moyen d'expression d'autant plus dérangeant qu'elle-même renforcée - ou au contraire diminuée- par la couleur qui est indépendante du relief et en aucun cas ne l'habille systématiquement. Les personnages pourraient être inspirés par les bandes dessinées actuelles, ils sont inscrits dans notre époque et sont une traduction ou une réaction au monde environnant, que celui-ci arrive par la vision de la campagne ou par la voix de la radio. Ils ne sont ni grotesques, ni méchants, et leur métamorphose est heureuse. Ils manifestent la joie de vivre, la gaieté et l'humour, mais ils ne se livrent pas immédiatement. Les oiseaux à trois ou quatre pattes, les femmes-arbres, les pintades rieuses, n'appartiennent ni à un univers naïf, ni à celui d'un « singulier de l'art». L'oeuvre de Gaston Chaissac, juste référence, n'a jamais été un modèle. D'autres influences se croisent comme celle de Mirô, des peintres de Cobra, de Calder ou de Moore... Les plus récentes statuettes se hissent sur des socles dont elles sont solidaires. Ce positionnement sur un socle intégré semble à la fois relativiser et affirmer la notion d'oeuvre. La peinture attaque le volume, elle est posée sur les pièces dégourdies qui permettent les superpositions. Depuis que Ito San lui a offert des pinceaux lors des rencontres de Bandol en 1997, Brigitte peint et ne décore plus à la poire comme précédemment. Les colorants sont mélangés à l'émail ou ajoutés sur l'émail, et donc posés avec divers pinceaux en diverses épaisseurs. Cette pose par couches successives rapproche de la technique de la peinture à l'huile. Brigitte peint et dessine avec les couleurs, sans réflexion préalable quant à la forme, et garde cette spontanéité heureuse qui révèle son talent de coloriste. Elle pose les émaux sur une pièce en une seule fois afin de garder la mémoire le placement des couleurs. Le travail se déroule dans l'anticipation et dans la continuité de la pièce qui tourne pour offrir la totalité de son volume. Fréquemment, les taches sont cernées d'un fin trait noir. Des cendres saupoudrées viennent parfois nuancer la matière douée et satinée de la couverte dont la cuisson est stoppée à 1260° afin de conserver toute la vivacité des couleurs. Les cendres tendent à apporter une profondeur absente dans une glaçure relativement mate. Brigitte travaille vite et a choisi le four à gaz pour obtenir un résultat plus rapidement. Cependant, elle bénéficie de l'expérience des cuissons au bois de Georges, et détermine ainsi plus facilement ses propres choix. Si la cuisson au bois et la matière brute la tentent par opposition aux couleurs vives, il semble encore difficile d'obtenir ce contraste en élevant la température sans que les couleurs disparaissent. Les pièces évoluent donc rapidement, travaillées en séries de forme ou de thème. Brigitte garde toutes ses réalisations et ne les sélectionne qu'après la cuisson. Vivre quelque temps avec elles l'aide à mettre en évidence la cohérence de son oeuvre lors d'une présentation galerie. Nicole Crestou : Revue céramique et verre n° 104 janv-fev 1999
  26. Capron Roger -
    Dates clés : 1922 : naissance le 4 septembre à Vincennes. 1938 - 1943 : élève à l'école des Arts Appliqués à l'Art et à l'Industrie de Paris. 1943-1946 : enseignant dans cette même école 1946 : installation à Vallauris avec Robert Picault 1947 : création de l’atelier « Callis » 1947 : rejoints par Jean Derval 1952 : séparation, installation à Vallauris, poterie du Font des Horts 1955 : mariage avec Jacqueline Hubin 1957 : l’atelier emploie 40 personnes 1958 : début des grands panneaux décoratifs, gare maritime de Cannes 1963 : l’entreprise compte 120 personnes, elle est centrée sur la production de décors céramiques en carreaux 1982 : fermeture de l’entreprise, retour à la production de pièces uniques 1991 : ouverture d’un nouvel atelier à Vallauris 2006 : décès de Roger Capron Bibliographie : La céramique française des années 50, Pierre Staudenmeyer, Norma, Paris 2001 http://www.rogercapron.com/
    <Dates clés : 1922 : naissance le 4 septembre à Vincennes. 1938 - 1943 : élève à l'école des Arts Appliqués à l'Art et à l'Industrie de Paris. 1943-1946 : enseignant dans cette même école 1946 : installation à Vallauris avec Robert Picault 1947 : création de l’atelier « Callis » 1947 : rejoints par Jean Derval 1952 : séparation, installation à Vallauris, poterie du Font des Horts 1955 : mariage avec Jacqueline Hubin 1957 : l’atelier emploie 40 personnes 1958 : début des grands panneaux décoratifs, gare maritime de Cannes 1963 : l’entreprise compte 120 personnes, elle est centrée sur la production de décors céramiques en carreaux 1982 : fermeture de l’entreprise, retour à la production de pièces uniques 1991 : ouverture d’un nouvel atelier à Vallauris 2006 : décès de Roger Capron Bibliographie : La céramique française des années 50, Pierre Staudenmeyer, Norma, Paris 2001 http://www.rogercapron.com/
  27. Carriès -
    Carriès
  28. Caussy -
    Les Caussy ont été maîtres faïenciers sur 4 générations à Rouen puis à Quimper de 1707 à 1831 : Paul Caussy (1659 Clermont l’Hérault -1731), actif à Rouen de 1707 à 1731 : • Apprentissage de la poterie avec son père et son grand père à Clermont l’Hérault puis à Saint Jean de Fos chez Raymond Hugol • 1682 : travaille pendant 1 an chez Alexandre Hugol à Aix en Provence, apprentissage de la faïence blanche • 1683-1704 : Paris, Nevers ( ?), Dijon, Phalsbourg-Haguenau, Metz • 1707 : installation en tant que commis à Rouen, fabrication de pièces en faïence demi-brune en plus de la faïence blanche et peinte • 1716 : création de la manufacture dans le quartier de Saint-Sever • 1728 : société avec Françoise Lamaury, épouse séparée de son fils Pierre Paul parti en Louisiane Pierre Paul Caussy (1693 Paris -1761? Rouen), fils de Paul, actif à Rouen de 1714 à 1759 : • Débuts avec son père à Metz puis à Lille (?), il n'accompagne pas son père à Rouen, • Grand voyage : o 1726-27 : Genève, Piémont, Languedoc, La Rochelle, o 1728-32 : Louisiane, création d’une manufacture pour le compte de la Compagnie des Indes avec Laurent Boissier, puis seul après la séparation d’avec son associé. • 1732 : retour à Rouen et reprise de l’atelier de son père en association avec son épouse Françoise Lamaury, • Vers 1735 : premières faïences fines en « Terre d’Angleterre », • Vers 1740 : élu syndic des faïenciers de Rouen, • 1735-47 : écriture du manuscrit sur l’« Art de la Fayence », • Vers 1760 : vente de la manufacture à Framboisier. Pierre Clément Caussy (1724 Rouen-1782), actif à Quimper de 1747 à sa mort, fils de Pierre Paul : • Vers 1737 : débuts dans la fabrique de son père, • 1749 : directeur de la fabrique créée à Quimper en 1708 par Pierre Bousquet, • 1749 : mariage avec la petite-fille (Bellevaux) de Pierre Bousquet, • 1759 : rachat de la manufacture après la mort de sa femme • 1771 : fonde une société d'exploitation avec sa fille et son gendre, tout en restant directeur • 1777 : des problèmes de santé lui font transférer la direction de la fabrique à son gendre Antoine de la Hubaudière. Marie Elisabeth Françoise Perrine Caussy (1751 Quimper - 1831) • 1771 : épouse Antoine De la Hubaudière, qui entre dans l’entreprise de Pierre Clément Caussy comme directeur, • 1794 : assassinat d’Antoine De la Hubaudière à Beaucé, la fabrique continue sous la direction de son épouse, • 1808 : 5 de ses fils sont associés sous la raison sociale « De la Hubaudière juniors », • 1870 : création de la marque HB. Signatures : C : Paul Caussy 1716-1728 CL et LC : Paul Caussy et Françoise Lamaury 1728-1731 et 1731-1739 CO : Françoise Lamaury et Pierre Paul Caussy 1740-1760 C ou PC : Pierre Clément Caussy 1747-1753 1753-1759 CO : Pierre Clément Caussy 1759-1771 CH : société de Pierre Clément, directeur, et du couple de sa fille Marie Elisabeth Françoise Perrine Caussy et Antoine de la Hubaudière 1771-1776 ou 77 HC ou HCO : Antoine de la Hubaudière directeur 1777-1782 sq. Productions : Les productions étaient à la fois de nature utilitaire (faïences brunes, brunes et blanches ou marbrées) résistant au feu, et d’apparat, les faïences blanches. Ces dernières sont de type à lambrequins en camaïeu bleu (1707-1759), puis en bleu et rouge ou en polychromie (1725-1759), à effet niellé (vers 1725), aux 5 couleurs (1725-1735), aux chinois avec des plumets rouges caractéristiques (1732-1745), aux décors mythologiques (1735-1742). Plus rares les fonds colorés bleus empois, caramel, ocre jaune, vert, parfois avec un revers émaillé blanc (1733-1740). Enfin les décors rocaille (1745-1759), à la corne d’abondance, au carquois Sources bibliographiques : Musée des Beaux Arts de Bernay, 17 juillet au 20 septembre 2009, notice d’exposition par Chantal Soudée-Lacombe L’Art de la Fayence des Caussy, Chantal Soudée-Lacombe, Christian de la Hubaudière, Editions Lilou, 2007
    Les Caussy ont été maîtres faïenciers sur 4 générations à Rouen puis à Quimper de 1707 à 1831 : Paul Caussy (1659 Clermont l’Hérault -1731), actif à Rouen de 1707 à 1731 : • Apprentissage de la poterie avec son père et son grand père à Clermont l’Hérault puis à Saint Jean de Fos chez Raymond Hugol • 1682 : travaille pendant 1 an chez Alexandre Hugol à Aix en Provence, apprentissage de la faïence blanche • 1683-1704 : Paris, Nevers ( ?), Dijon, Phalsbourg-Haguenau, Metz • 1707 : installation en tant que commis à Rouen, fabrication de pièces en faïence demi-brune en plus de la faïence blanche et peinte • 1716 : création de la manufacture dans le quartier de Saint-Sever • 1728 : société avec Françoise Lamaury, épouse séparée de son fils Pierre Paul parti en Louisiane Pierre Paul Caussy (1693 Paris -1761? Rouen), fils de Paul, actif à Rouen de 1714 à 1759 : • Débuts avec son père à Metz puis à Lille (?), il n'accompagne pas son père à Rouen, • Grand voyage : o 1726-27 : Genève, Piémont, Languedoc, La Rochelle, o 1728-32 : Louisiane, création d’une manufacture pour le compte de la Compagnie des Indes avec Laurent Boissier, puis seul après la séparation d’avec son associé. • 1732 : retour à Rouen et reprise de l’atelier de son père en association avec son épouse Françoise Lamaury, • Vers 1735 : premières faïences fines en « Terre d’Angleterre », • Vers 1740 : élu syndic des faïenciers de Rouen, • 1735-47 : écriture du manuscrit sur l’« Art de la Fayence », • Vers 1760 : vente de la manufacture à Framboisier. Pierre Clément Caussy (1724 Rouen-1782), actif à Quimper de 1747 à sa mort, fils de Pierre Paul : • Vers 1737 : débuts dans la fabrique de son père, • 1749 : directeur de la fabrique créée à Quimper en 1708 par Pierre Bousquet, • 1749 : mariage avec la petite-fille (Bellevaux) de Pierre Bousquet, • 1759 : rachat de la manufacture après la mort de sa femme • 1771 : fonde une société d'exploitation avec sa fille et son gendre, tout en restant directeur • 1777 : des problèmes de santé lui font transférer la direction de la fabrique à son gendre Antoine de la Hubaudière. Marie Elisabeth Françoise Perrine Caussy (1751 Quimper - 1831) • 1771 : épouse Antoine De la Hubaudière, qui entre dans l’entreprise de Pierre Clément Caussy comme directeur, • 1794 : assassinat d’Antoine De la Hubaudière à Beaucé, la fabrique continue sous la direction de son épouse, • 1808 : 5 de ses fils sont associés sous la raison sociale « De la Hubaudière juniors », • 1870 : création de la marque HB. Signatures : C : Paul Caussy 1716-1728 CL et LC : Paul Caussy et Françoise Lamaury 1728-1731 et 1731-1739 CO : Françoise Lamaury et Pierre Paul Caussy 1740-1760 C ou PC : Pierre Clément Caussy 1747-1753 1753-1759 CO : Pierre Clément Caussy 1759-1771 CH : société de Pierre Clément, directeur, et du couple de sa fille Marie Elisabeth Françoise Perrine Caussy et Antoine de la Hubaudière 1771-1776 ou 77 HC ou HCO : Antoine de la Hubaudière directeur 1777-1782 sq. Productions : Les productions étaient à la fois de nature utilitaire (faïences brunes, brunes et blanches ou marbrées) résistant au feu, et d’apparat, les faïences blanches. Ces dernières sont de type à lambrequins en camaïeu bleu (1707-1759), puis en bleu et rouge ou en polychromie (1725-1759), à effet niellé (vers 1725), aux 5 couleurs (1725-1735), aux chinois avec des plumets rouges caractéristiques (1732-1745), aux décors mythologiques (1735-1742). Plus rares les fonds colorés bleus empois, caramel, ocre jaune, vert, parfois avec un revers émaillé blanc (1733-1740). Enfin les décors rocaille (1745-1759), à la corne d’abondance, au carquois Sources bibliographiques : Musée des Beaux Arts de Bernay, 17 juillet au 20 septembre 2009, notice d’exposition par Chantal Soudée-Lacombe L’Art de la Fayence des Caussy, Chantal Soudée-Lacombe, Christian de la Hubaudière, Editions Lilou, 2007
  29. Charder -

  30. Charlotte Poulsen -
    Itinéraire Techniques Prix Expositions Collections publiques Articles de presse
    Background Technical notes Awards Exhibitions Public collections Press articles
  31. Claire LINDNER -
    Vit et travaille à Souladgé dans l’Aude Dates clé : 2000-2001 : Etudes à la Norwich school of Art and design, UK. 2001-2006 : Etudes à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, France. 2004 1er Prix, Jeune Céramique Européenne, Festival Terralha, France. 2006-2007 : Etudes à Camberwell College of Art, London, UK. 2006 Prix Ritleng de la ville de Strasbourg pour l'ensemble de la démarche, France. 2007 Golden Prize for Ceramic as Expression, the 4th World Ceramic Biennale, South Korea. 2009 : artiste en résidence à Fuping Pottery Art Village, China. Technique : Un des thèmes de l’artiste est la trace des transformations opérées par le travail sur la terre : en étirant de l’intérieur une masse de terre molle, les empreintes faites sur la surface se tendent, se transforment, et laissent apparaître les couches qu'elles recouvrent, des gouttes coulent et tombent sous le poids de la gravité. Contact : Claire LINDNER Espace Remezo 11330 Soulatgé Téléphone : 0033 4 68 45 00 32 info@clairelindner.com
    Vit et travaille à Souladgé dans l’Aude Dates clé : 2000-2001 : Etudes à la Norwich school of Art and design, UK. 2001-2006 : Etudes à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, France. 2004 1er Prix, Jeune Céramique Européenne, Festival Terralha, France. 2006-2007 : Etudes à Camberwell College of Art, London, UK. 2006 Prix Ritleng de la ville de Strasbourg pour l'ensemble de la démarche, France. 2007 Golden Prize for Ceramic as Expression, the 4th World Ceramic Biennale, South Korea. 2009 : artiste en résidence à Fuping Pottery Art Village, China. Technique : Un des thèmes de l’artiste est la trace des transformations opérées par le travail sur la terre : en étirant de l’intérieur une masse de terre molle, les empreintes faites sur la surface se tendent, se transforment, et laissent apparaître les couches qu'elles recouvrent, des gouttes coulent et tombent sous le poids de la gravité. Contact : Claire LINDNER Espace Remezo 11330 Soulatgé Téléphone : 0033 4 68 45 00 32 info@clairelindner.com
  32. Claude Moulin -
    Itinéraire Né le 5 juin 1957. Il fait ses études successivement à l’école des Beaux Arts de Bourges et d’Angers de 1980 à 1987. Il est installé en 1987 à Neuilly en Sancerre , près de la Borne dans un atelier qu’il a construit, où il travaille encore aujourd’hui. Depuis 2001, il est membre du Centre de céramique de la Borne. Oeuvre et technique utilisée Son oeuvre s’articule autour de plusieurs thèmes : - sculptures « habitats » : lieu rêvé, lieu construit, lieu habité ; ce sont des ruches, des pigeonniers, des greniers, etc. qui symbolisent le lien qui rattache l’homme à son environnement, la communication entre les hommes, qui évoquent la mémoire des hommes ; - « stèles » : c’est un lieu de mémoire, l’homme y inscrit des signes, y creuse sa présence, son temps, son lieu, son passage, ses pensées, ses croyances ; - « bois brûlé » : le bois, végétal toute sa vie, devient minéral en brûlant. Dans ces sculptures, les volumes de la terre et du bois sont intimement liés, la terre prend la forme et l’aspect du bois brûlé, les deux parties sont assemblées symboliquement par une corde.
  33. Clément Massier -
    1845 - 1917
  34. Creil et Montereau -
    Montereau : • 1720 à 1740 : Jean Rognon, puis Etienne François Mazois, associé à Jacques Chapelle en 1745, • Associée à Creil de 1840 à 1895, • Associée à Choisy en 1920, • Fermeture en 1955. Creil : • Fondée en 1797 par Robert Bray O'Reilly cristallier parisien. • Réellement lancée dans les premières années du 19ème siècle. • 1802 : Jacques Bagnall (élève de Josiah Wedgwood) après un passage à la manufacture de porcelaine de Chantilly : pièces de services en grès noirs, et à fond jaune. Creil et Montereau : • 1811 : Charles Gaspard Alexandre Saint-Cricq-Casaux propriétaire et actionnaire principal de Creil réalise le rapprochement avec Montereau qu'il avait acquise en 1819. • 1841 : Louis Martin Lebeuf et Jean Baptiste Gratien Milliet, les manufactures fusionnent. • 1895 : fermeture du site de Creil. • 1920 : reprise par la Manufacture de Choisy-le-Roi (Hyppolyte Boulenger) sous la dénomination HBCM (Hippolyte Boulenger-Creil-Montereau). • 1955 : fermeture. Production : • Initialement, au 18ème siècle, imitation des céramiques de Wedgwood (« faïence anglaise »), puis mise au point de la « porcelaine opaque » avec l’ajout de feldspath et de kaolin. • Le succès vient avec le décor imprimé avec l’utilisation de papier de soie imprégné d’encre sous émail vitrifié. Initialement les décors sont en noir sur fond blanc puis l’émaillage peut intégrer un fond vert ou jaune et est parfois recoloré à la main. Bibliographie : • Jacques Bontillot, Les faïences de Creil & Montereau : deux siècles d'évolution des techniques et des décors, diffusé par les Amis de la faïence fine. • Jacques Bontillot, Les marques de la faïence de Creil & Montereau, Edit. des Amis de la faïence fine, 2006. • Site utile : www.amisfaiencefine.fr
    Montereau : • 1720 à 1740 : Jean Rognon, puis Etienne François Mazois, associé à Jacques Chapelle en 1745, • Associée à Creil de 1840 à 1895, • Associée à Choisy en 1920, • Fermeture en 1955. Creil : • Fondée en 1797 par Robert Bray O'Reilly cristallier parisien. • Réellement lancée dans les premières années du 19ème siècle. • 1802 : Jacques Bagnall (élève de Josiah Wedgwood) après un passage à la manufacture de porcelaine de Chantilly : pièces de services en grès noirs, et à fond jaune. Creil et Montereau : • 1811 : Charles Gaspard Alexandre Saint-Cricq-Casaux propriétaire et actionnaire principal de Creil réalise le rapprochement avec Montereau qu'il avait acquise en 1819. • 1841 : Louis Martin Lebeuf et Jean Baptiste Gratien Milliet, les manufactures fusionnent. • 1895 : fermeture du site de Creil. • 1920 : reprise par la Manufacture de Choisy-le-Roi (Hyppolyte Boulenger) sous la dénomination HBCM (Hippolyte Boulenger-Creil-Montereau). • 1955 : fermeture. Production : • Initialement, au 18ème siècle, imitation des céramiques de Wedgwood (« faïence anglaise »), puis mise au point de la « porcelaine opaque » avec l’ajout de feldspath et de kaolin. • Le succès vient avec le décor imprimé avec l’utilisation de papier de soie imprégné d’encre sous émail vitrifié. Initialement les décors sont en noir sur fond blanc puis l’émaillage peut intégrer un fond vert ou jaune et est parfois recoloré à la main. Bibliographie : • Jacques Bontillot, Les faïences de Creil & Montereau : deux siècles d'évolution des techniques et des décors, diffusé par les Amis de la faïence fine. • Jacques Bontillot, Les marques de la faïence de Creil & Montereau, Edit. des Amis de la faïence fine, 2006. • Site utile : www.amisfaiencefine.fr
  35. Cuisson dans la sciure -
    Dans un espace de briques, les pièces sont placées entre deux épaisseurs de sciure. La combustion se fait de haut en bas en atmosphère réductrice. Un dégagement de carbone se produit et se fixe sur l'épiderme de la terre comme une laque qui transmue la matière en reflet.
  36. Dégourdi -
    Première cuisson, s'effectuant autour de 500-600°, qui achève le séchage de la pièce et durcit la pâte. Le produit ainsi obtenu est le «biscuit».
    The first cooking, being carried out around 500-600°, which completes the drying of the part and hardens the paste. The product thus obtained is the "biscuit".
  37. Dynastie Chang (-1750 -1027) -
    La dynastie Chang est concommittante à l'apparition du bronze et de l'écriture. Les formes sont apparentées à celles des objets en bronze, décors au tampon, apparition d'une couverte feldspathique brun-vert. La phase Yin de la dynastie s'établlit dans le nord du Honan entre -1400 et -1027 avant J.C.
    La dynastie Chang est concommittante à l'apparition du bronze et de l'écriture. Les formes sont apparentées à celles des objets en bronze, décors au tampon, apparition d'une couverte feldspathique brun-vert. La phase Yin de la dynastie s'établlit dans le nord du Honan entre -1400 et -1027 avant J.C.
  38. Dynastie Han (-206 ; +220) -
    La Dynastie Han succède à celle des Tcheou et des T'sin (-221 -207)dont datent les statues de guerriers découvertes à Lin-t'ong. La Chine unifiée s'étend de la Mandchourie et de la Corée du Nord jusqu'au Tonkin. On distingue 2 périodes historiques, celle des Han Antérieurs (-206 ; +8) et celle des Han Postérieurs (10 ; 220). Très grande évolution de la poterie avec des décors d'animaux en ronde bosse (épis de faîtage, extrémités de tuiles), des représentations de scènes, d'architecture, de paysages, des pigments rouges, des glacures au silicate de plomb et à l'oxyde de cuivre jaune, brun, vertes. Première apparition de grès de formes inspirées des bronzes.
    La Dynastie Han succède à celle des Tcheou et des T'sin (-221 -207)dont datent les statues de guerriers découvertes à Lin-t'ong. La Chine unifiée s'étend de la Mandchourie et de la Corée du Nord jusqu'au Tonkin. On distingue 2 périodes historiques, celle des Han Antérieurs (-206 ; +8) et celle des Han Postérieurs (10 ; 220). Très grande évolution de la poterie avec des décors d'animaux en ronde bosse (épis de faîtage, extrémités de tuiles), des représentations de scènes, d'architecture, de paysages, des pigments rouges, des glacures au silicate de plomb et à l'oxyde de cuivre jaune, brun, vertes. Première apparition de grès de formes inspirées des bronzes.
  39. Dynastie Ming (1368 1644) -
    La dynastie Ming se crée sur la base de révoltes nationales contre les Yuan, mongols. La qualité de la porcelaine atteint son apogée au XVème siècle. Sous Xuande (1426-1435) les pièces commencent à être marquées du titre de règne des empereurs (Nianhao), de voeux, de marques symboliques ou d'ateliers. Partage des fabrications entre la cour, les clientèles chinoises et l'exportation.
    La dynastie Ming se crée sur la base de révoltes nationales contre les Yuan, mongols. La qualité de la porcelaine atteint son apogée au XVème siècle. Sous Xuande (1426-1435) les pièces commencent à être marquées du titre de règne des empereurs (Nianhao), de voeux, de marques symboliques ou d'ateliers. Partage des fabrications entre la cour, les clientèles chinoises et l'exportation.
  40. Dynastie Qing ou Ts'ing (1644 1912) -
    La dynastie mandchoue Quing s'établit en profitant de la faiblesse des derniers empereurs Ming. On distingue une première période de "Transition", puis celles des souverains Kangxi (1662-1722 naissance de la famille "verte" puis "rose" vers 1715), Yong-zheng (1723-1735), Quianlong (1736-1796). Les manufactures de Jingdezen dans le Jangxi connaissent un très grand essor à partir des années 1680.
    La dynastie mandchoue Quing s'établit en profitant de la faiblesse des derniers empereurs Ming. On distingue une première période de "Transition", puis celles des souverains Kangxi (1662-1722 naissance de la famille "verte" puis "rose" vers 1715), Yong-zheng (1723-1735), Quianlong (1736-1796). Les manufactures de Jingdezen dans le Jangxi connaissent un très grand essor à partir des années 1680.
  41. Dynastie Song (960 1279) -
    De 960 à 1125, la Chine se replie sur elle même en s'accomodant de ses voisins islamiques ou mongols. En 1125 les nomades Djurtchet fondent au nord la dynastie des Kin (1125 1234). Les grès et porcelaines se généralisent, la forme des pièces reste pure, le décor est incisé sous couverte, les céladons se répandent largement, les premiers émaux apparaissent vers 1200.
    De 960 à 1125, la Chine se replie sur elle même en s'accomodant de ses voisins islamiques ou mongols. En 1125 les nomades Djurtchet fondent au nord la dynastie des Kin (1125 1234). Les grès et porcelaines se généralisent, la forme des pièces reste pure, le décor est incisé sous couverte, les céladons se répandent largement, les premiers émaux apparaissent vers 1200.
  42. Dynastie Souei (581 618) -
    La Chine se réunifie sous les Souei (581 618). C'est à cette époque qu'on attribue les premières porcelaines et céladons en terre blanche à couverte fortement vitrifiée. Les statuettes présentent une influence iranienne, les vêtements sont souples. Certaines sont rehaussées d'or.
    La Chine se réunifie sous les Souei (581 618). C'est à cette époque qu'on attribue les premières porcelaines et céladons en terre blanche à couverte fortement vitrifiée. Les statuettes présentent une influence iranienne, les vêtements sont souples. Certaines sont rehaussées d'or.
  43. Dynastie Tang (618 907) -
    Sous la dynastie Tang, la Chine s'étend à nouveau vers la Corée et l'Indochine. La poterie se démarque du bronze et multiplie les formes. Quand il y des lobes, ils sont généralement au nombre de 5 (6 ultérieurement sous les Song 960 1279). Les glaçures, posées sur un engobe blanc qui les rend plus vives, vont du vert pâle au jaune clair en passant les bleus de cobalt. Les glaçures s'arrêtent souvent sur les vases avant la base avec des larmes épaisses. Apparaissent les 3 couleurs San ts'ai en éclaboussures ou en coulures. La variété des figurines funéraires s'étend ainsi que leur réalisme. Les vêtements prennent des formes complexes. Les femmes prennent un embompoint caractéristique vers la fin de la période. Grès et porcelaines se caractérisent par des formes épurées et une recherche de grande qualité dans le revêtement.
    Sous la dynastie Tang, la Chine s'étend à nouveau vers la Corée et l'Indochine. La poterie se démarque du bronze et multiplie les formes. Quand il y des lobes, ils sont généralement au nombre de 5 (6 ultérieurement sous les Song 960 1279). Les glaçures, posées sur un engobe blanc qui les rend plus vives, vont du vert pâle au jaune clair en passant les bleus de cobalt. Les glaçures s'arrêtent souvent sur les vases avant la base avec des larmes épaisses. Apparaissent les 3 couleurs San ts'ai en éclaboussures ou en coulures. La variété des figurines funéraires s'étend ainsi que leur réalisme. Les vêtements prennent des formes complexes. Les femmes prennent un embompoint caractéristique vers la fin de la période. Grès et porcelaines se caractérisent par des formes épurées et une recherche de grande qualité dans le revêtement.
  44. Dynastie Tcheou (-1027 -221) -
    Les Tcheou sont venus du Chensi. On distingue : - la période des Tcheou Occidentaux (-1027 -770) avec des poteries blanches ou grises et quelques couvertes feldspathiques brun ou vert olive - La période des Tcheou Orientaux elle même décomposée en : . Annales du Printemps et de l'Automne (-770 -481) . Royaumes Combattants (-481 -221) Lors de cette dernière période il y a un fort développement du luxe avec des bronzes incrustés d'or, d'argent, de jade. La céramique évolue aussi fortement dans ses formes, plus décoratives et dans ses matières, glaçure plombifère, incrustations en pâte de verre, poterie revêtue d'un noir poli, d'une couche de laque ou d'étain.
    Les Tcheou sont venus du Chensi. On distingue : - la période des Tcheou Occidentaux (-1027 -770) avec des poteries blanches ou grises et quelques couvertes feldspathiques brun ou vert olive - La période des Tcheou Orientaux elle même décomposée en : . Annales du Printemps et de l'Automne (-770 -481) . Royaumes Combattants (-481 -221) Lors de cette dernière période il y a un fort développement du luxe avec des bronzes incrustés d'or, d'argent, de jade. La céramique évolue aussi fortement dans ses formes, plus décoratives et dans ses matières, glaçure plombifère, incrustations en pâte de verre, poterie revêtue d'un noir poli, d'une couche de laque ou d'étain.
  45. Dynastie Wei (356 534) -
    La disparition des Han (-260 +220) fait place à une longue période de difficultés. De 220 à 280 s'installent "Trois Royaumes", puis la Chine est partagée en 2. La Chine du Nord est dominée par les barbares Wei. Le style des céramiques évolue, les figurines portent de hautes coiffures, les chevaux ont la croupe tombante et sont carapaçonnés de riches tapis de selle, les glacures disparaissent. La Chine du Sud est le refuge des lettrés et de l'aristocratie, s'y succèdent les "Six Dynasties" (220 581). La Chine se réunifie sous les Souei (581 618)
    La disparition des Han (-260 +220) fait place à une longue période de difficultés. De 220 à 280 s'installent "Trois Royaumes", puis la Chine est partagée en 2. La Chine du Nord est dominée par les barbares Wei. Le style des céramiques évolue, les figurines portent de hautes coiffures, les chevaux ont la croupe tombante et sont carapaçonnés de riches tapis de selle, les glacures disparaissent. La Chine du Sud est le refuge des lettrés et de l'aristocratie, s'y succèdent les "Six Dynasties" (220 581). La Chine se réunifie sous les Souei (581 618)
  46. Dynastie Yuan (1279 1368) -
    Fondée par le mongol Qubilai après la prise de Hangzou (1276) et Canton (1277. La Chine s'ouvre à l'Occident. Importation du cobalt à partir de la Perse qui permet de créer le "bleu et blanc". Croissance de l'activité des fours du Jiangxi et au Seihang.
    Fondée par le mongol Qubilai après la prise de Hangzou (1276) et Canton (1277. La Chine s'ouvre à l'Occident. Importation du cobalt à partir de la Perse qui permet de créer le "bleu et blanc". Croissance de l'activité des fours du Jiangxi et au Seihang.
  47. Emile Decoeur -
    Emile Decoeur (Paris 1876 - Fontenay aux Roses 1953) Le maître incontesté de la céramique française de la première moitié du XXème siècle. Oeuvres majoritairement en grès, en porcelaine et grès porcelainiques, quelques faiences en début de carrière. 1890 : apprentissage dans l'atelier d'Edmond Lachenal, 1901 : installation rue Charles Divry à Paris, 1903-1907 : association avec Fernand RUMEBE, 1904-1909 : création d'un atelier-galerie "Art Céramique" rue Gudin à Paris, 1907 : rencontre du collectionneur et mécène A. CURTIS, création d'un atelier à Fontenay aux Roses 2 rue de Clamart, 1908 : début de la collaboration avec le marchand Georges ROUARD 34 avenue de l'Opéra, 1915-1919 : mobilisation, 1927 : premiers grès porcelainiques, 1938 : leg Curtis au Musée d'Art Moderne de Paris, 1939 : Créateur de modèles pour Sèvres, 1942-48 : conseiller artistique à Sèvres, 1945 : reprise d'activité après un arrêt total pendant la guerre. Bibliographie : Emile DECOEUR, auteurs Michel GIRAUD et Fabienne FRAVALO, Editions Galerie Michel Giraud, juillet 2008.
    Emile Decoeur (Paris 1876 - Fontenay aux Roses 1953) Le maître incontesté de la céramique française de la première moitié du XXème siècle. Oeuvres majoritairement en grès, en porcelaine et grès porcelainiques, quelques faiences en début de carrière. 1890 : apprentissage dans l'atelier d'Edmond Lachenal, 1901 : installation rue Charles Divry à Paris, 1903-1907 : association avec Fernand RUMEBE, 1904-1909 : création d'un atelier-galerie "Art Céramique" rue Gudin à Paris, 1907 : rencontre du collectionneur et mécène A. CURTIS, création d'un atelier à Fontenay aux Roses 2 rue de Clamart, 1908 : début de la collaboration avec le marchand Georges ROUARD 34 avenue de l'Opéra, 1915-1919 : mobilisation, 1927 : premiers grès porcelainiques, 1938 : leg Curtis au Musée d'Art Moderne de Paris, 1939 : Créateur de modèles pour Sèvres, 1942-48 : conseiller artistique à Sèvres, 1945 : reprise d'activité après un arrêt total pendant la guerre. Bibliographie : Emile DECOEUR, auteurs Michel GIRAUD et Fabienne FRAVALO, Editions Galerie Michel Giraud, juillet 2008.
  48. Emile Lenoble -
    Emile Lenoble, Paris 1875 - Crozon 1940 Ses œuvres du début sont proches, par leurs blancs crémeux, de la céramique coréenne, grès émaillés aux décors peints sous couverte, gravés. Vers 1913 pièces turquoise de cuivre très intenses. Par la suite, ses pièces font appel à des couleurs plus variées elles se caractérisent par des formes pures et simples, dans les tons brun, turquoise, jaune ocre ou blanc. Etudes à l’Ecole des Arts décoratifs, travaille comme dessinateur de faïences stannifères, 1902 : naissance de son fils Jacques (1902-1970) 1903 : mariage avec la fille d’Ernest Chaplet (1835-1909), 1904 : reprise de l’atelier de son beau-père à Choisy-le-Roi 1914-1918 : captivité en Allemagne 1931 : Musée national de Céramique de Sèvres, œuvres de céramistes modernes, 1890 - 1930, grès de grand feu, 16 pièces. 1937 : Exposition internationale de Paris, Arts et Techniques, expose trois vases au Palais de la céramique, 1940 : mort d’Emile Lenoble Bibliographie : Anne Lajoix, La céramique en France 1925-1947, Editions sous le Vent, Paris, 1983.
    Emile Lenoble, Paris 1875 - Crozon 1940 Ses œuvres du début sont proches, par leurs blancs crémeux, de la céramique coréenne, grès émaillés aux décors peints sous couverte, gravés. Vers 1913 pièces turquoise de cuivre très intenses. Par la suite, ses pièces font appel à des couleurs plus variées elles se caractérisent par des formes pures et simples, dans les tons brun, turquoise, jaune ocre ou blanc. Etudes à l’Ecole des Arts décoratifs, travaille comme dessinateur de faïences stannifères, 1902 : naissance de son fils Jacques (1902-1970) 1903 : mariage avec la fille d’Ernest Chaplet (1835-1909), 1904 : reprise de l’atelier de son beau-père à Choisy-le-Roi 1914-1918 : captivité en Allemagne 1931 : Musée national de Céramique de Sèvres, œuvres de céramistes modernes, 1890 - 1930, grès de grand feu, 16 pièces. 1937 : Exposition internationale de Paris, Arts et Techniques, expose trois vases au Palais de la céramique, 1940 : mort d’Emile Lenoble Bibliographie : Anne Lajoix, La céramique en France 1925-1947, Editions sous le Vent, Paris, 1983.
  49. Engobe -
    Fine couche d'argile diluée, parfois colorée, pouvant être utilisée dans le décor d'une céramique argileuse.
    Clay diluted, sometimes coloured, being able to be used in the decoration of an argillaceous ceramics.
  50. Epinal -
    Historique : - 1759 : création de la manufacture par François Vautrin et Dominique Pergaut venant de Lunéville, - 1766 : faillite, reprise par les frères Pierre et Sylvestre Lebon, - 1796 : Pierre Lebon est guillotiné, Sylvestre se suicide, reprise de la faïencerie par la veuve de Sylvestre Marie Elisabeth Ferry (directeur : Georges Monginot), - Vers 1839 : fin de la production. Production : La production comprend du grand feu et du petit feu. Assiettes : contournées à 8 lobes faiblement marqués ou à bord cranté. En bordures feuilles en forme de H Email légèrement gris, couleurs éteintes avec peu de nuances. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
    Historique : - 1759 : création de la manufacture par François Vautrin et Dominique Pergaut venant de Lunéville, - 1766 : faillite, reprise par les frères Pierre et Sylvestre Lebon, - 1796 : Pierre Lebon est guillotiné, Sylvestre se suicide, reprise de la faïencerie par la veuve de Sylvestre Marie Elisabeth Ferry (directeur : Georges Monginot), - Vers 1839 : fin de la production. Production : La production comprend du grand feu et du petit feu. Assiettes : contournées à 8 lobes faiblement marqués ou à bord cranté. En bordures feuilles en forme de H Email légèrement gris, couleurs éteintes avec peu de nuances. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
  51. Eric Astoul -
    Eric Astoul, né en 1954, vit et travaille à Henrichemont près de La Borne (18) Formation dans différents ateliers de La Borne (Ratilly, Digan, Stedman) 1983 : création de son propre atelier où il cuit au bois dans un four de type Anagama des terres sans émail.
    Eric Astoul, né en 1954, vit et travaille à Henrichemont près de La Borne (18) Formation dans différents ateliers de La Borne (Ratilly, Digan, Stedman) 1983 : création de son propre atelier où il cuit au bois dans un four de type Anagama des terres sans émail.
  52. Ernest Chaplet -
    Ernest Chaplet (Sèvres 1835-1909) Œuvres en grès et porcelaine, décor flammé, mise au point notamment de l'émail sang de bœuf. Apprentissage à Vallauris 1857-1874 : Bourg La Reine dans l'atelier de François Laurin 1871 : mobilisation pour la défense de Paris, fait connaissance de Bracquemont vers 1871 : mise au point des barbotines 1875 : collaboration avec la Manufacture d'Auteuil dirigée par Charles Haviland, et création de son propre atelier à Bourg-la-Reine (jusqu'en 1887) 1881-1887 : direction de l'atelier parisien d'Haviland récemment ouvert rue Blomet à Auteuil, rencontre d'Emile-Aubert Lessore peintre collaborant avec la manufacture (1805-1876) et travail en collaboration avec le sculpteur Jules Dalou (1838-1902) de 1882 à 1884, 1885 : achat de l'atelier d'Auteuil à Haviland 1885 : sur les conseils de Lessore, présentation d'œuvres à l'exposition universelle de Paris 1887 : transfert de son atelier de Bourg-la-Reine à Choisy-le-Roi, collaboration avec Alexandre Bigot, mise au point du "sang de bœuf" redécouvert par la Manufacture Nationale de Sèvres. 1889 : tirages en céramique de sculptures de Dalou, Rodin, Saint-Marceau 1891 : mise au point des émaux blanc et bleutés 1904 : devenant aveugle, cession de son atelier à son gendre Emile Lenoble et à Auguste Delaherche 1909 : suicide Bibliographie : Jean d'Albis : Ernest Chaplet, Presses de la Connaissance 1976 La Céramique Art Nouveau, Edgar Pelichet, Editions du Grand Pont, Jean Pierre Laubscher, Lausanne 9 décembre 1976 Wikipedia
    Ernest Chaplet (Sèvres 1835-1909) Œuvres en grès et porcelaine, décor flammé, mise au point notamment de l'émail sang de bœuf. Apprentissage à Vallauris 1857-1874 : Bourg La Reine dans l'atelier de François Laurin 1871 : mobilisation pour la défense de Paris, fait connaissance de Bracquemont vers 1871 : mise au point des barbotines 1875 : collaboration avec la Manufacture d'Auteuil dirigée par Charles Haviland, et création de son propre atelier à Bourg-la-Reine (jusqu'en 1887) 1881-1887 : direction de l'atelier parisien d'Haviland récemment ouvert rue Blomet à Auteuil, rencontre d'Emile-Aubert Lessore peintre collaborant avec la manufacture (1805-1876) et travail en collaboration avec le sculpteur Jules Dalou (1838-1902) de 1882 à 1884, 1885 : achat de l'atelier d'Auteuil à Haviland 1885 : sur les conseils de Lessore, présentation d'œuvres à l'exposition universelle de Paris 1887 : transfert de son atelier de Bourg-la-Reine à Choisy-le-Roi, collaboration avec Alexandre Bigot, mise au point du "sang de bœuf" redécouvert par la Manufacture Nationale de Sèvres. 1889 : tirages en céramique de sculptures de Dalou, Rodin, Saint-Marceau 1891 : mise au point des émaux blanc et bleutés 1904 : devenant aveugle, cession de son atelier à son gendre Emile Lenoble et à Auguste Delaherche 1909 : suicide Bibliographie : Jean d'Albis : Ernest Chaplet, Presses de la Connaissance 1976 La Céramique Art Nouveau, Edgar Pelichet, Editions du Grand Pont, Jean Pierre Laubscher, Lausanne 9 décembre 1976 Wikipedia
  53. Ernest Wittmann -
    Ernest Wittmann (1846 - 1921)
  54. Exemple -
    Présentation de l'artiste Née à Copenhague en 1943. En 1967 elle ouvre un atelier avec son mari, Richard Manz, céramiste, dans une ancienne école, à Seeland du Nord, Danemark. Technique utilisée Ses œuvres sont faites en porcelaine coulée d'une extrême finesse. Sur des formes soignées, des décors précis et poétiques jouent avec la transparences des parois, créant un véritable ensemble qui mêle visuellement l'intérieur et l'extérieur de la pièce. Plusieurs cuissons sont nécessaires pour obtenir cette transparence et ces couleurs. Les décors sont souvent étudiés à plat et appliqués par transfert. Mon parcours, mes expositions Son travail est largement présent dans les collections publiques, en particulier au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas, en Finlande, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en France, au Japon et aux USA. De nombreux et prestigieux prix lui ont été décernés.
  55. Faïence -
    Céramique à pâte argileuse tendre et poreuse recouverte d'une glaçure plombifère opacifiée par de l'oxyde d'étain (stannifère).
    Ceramics with tender and porous argillaceous paste covered with a lead-containing glaze opacified by tin oxide (stanniferous).
  56. Faïence fine anglaise -
    Matière céramique particulière mise au point en angleterre entre 1720 et 1740 à base d'une pâte argileuse composée cuisant blanche et recouverte d'un vernis plombifère transparent. Cette matière sera copiée dans son aspect en France dès 1743 sous l'appellation terre blanche façon d'Angleterre ou terre de pipe.
    Ceramic matter particular development in England between 1720 and 1740 based on a made up argillaceous paste cooking white and covered with a transparent lead-containing varnish. This matter will be copied in its aspect in France as of 1743 name terre blanche façon d'Angleterre ou terre de pipe.
  57. Faïence fine française -
    ....
  58. Fance Franck -
    ...
  59. Fernand Rumèbe -
    Fernand Rumèbe (Toulon 1874 – Paris 1952) Oeuvres en grès et en porcelaine, le plus souvent décorées d'émaux variés. 1903 : initiation à la céramique par Decoeur 1930 : atelier au 90 rue Jouffroy à Paris Bibliographie : La Céramique en France 1925-1947 Anne LAJOIX, éditions Sous le Vent, Paris 1983.
  60. Fontaine à jet -
    Description Composée de deux réservoirs superposés ; le réservoir supérieur est supporté par quatre colonnes ; le réservoir inférieur sert de réserve d'eau. L'eau (ou le vin) versée dans le réservoir supérieur s'écoule par une des colonnes qui est creuse et s'échappe dans le réservoir inférieur en formant un petit jet. Hauteur totale 44 cm, dimensions du socle : 24 x 17,5 cm Décor polychrome avec dominante de camaïeu bleu. Sur le réservoir supérieur : (1) Le bain de Vénus (2) Un chasseur et son chien poursuivant un lièvre (3) Un paysan portant un sac de blé au moulin à vent (4) Un bourgeois et une dame en conversation. Sur le réservoir inférieur : (5) Un pont réunissant deux villes ou châteaux (6) Un paysan portant un sac de blé au moulin à eau (7) Une ville fortifiée (8) Un arbre, un chasseur, un château Ces décors sont exécutés en camaïeu bleu, accompagnés d'arbres manganèse et vert. Encadrements jaunes, colonnes garnies de pampres. Cet objet est extrêmement décoratif et tient compte de la perspective, bien que les proportions ne soient pas respectées (cygnes, etc...), comme les insectes dans le style rocaille qui commence à cette époque à Rouen. La fontaine est gravée d’une inscription sur le fond "Fesit anno 1744 / par moy Marsollet" Cette petite fontaine est connue depuis longtemps, elle est citée en 1869 par André Pottier, Histoire de la faïence de Rouen - Rouen, Le Brument, 1869, p. 402, repris par Ris-Paquot, Histoire des faïences de Rouen - Amiens, chez l'auteur, 1870. Note historique sur Jean Guillaume Marsollet Mouleur de Rouen, fils de Guillaume, avocat, et de Marie Catherine Charles. Il est né vers 1715 au Bosc-Asselin, il se marie le 26 février 1737 à St Sever (Rouen) avec Marguerite Rose Bedeau, fille de François, tourneur, et d'Anne Le Guay. Une première fois veuf, il se remarie avec Catherine Hamel décédée le 11-04-1749 à l'âge de 23 ans. On trouve sa trace comme mouleur à Rouen de 1737 à 1747, entre autres chez Macarel, qui ne fait que du brun, en 39 et 40, puis on le retrouve comme marchand passementier en 1749. En plus de cette fontaine à jet faite par lui en 1744, on connaît un broc polychrome à son nom daté de 1748. Jean Guillaume Marsollet, est parrain à St Sever, le 11-02-1744, d'un enfant de Noël Omont, peintre en faïence, et d'Anne Thérèse Bedeau. Il est sans aucun doute l'oncle de l'enfant Une question se pose : pour certaine catégorie de pièces, dont ferait partie une pièce unique ou un chef-d'oeuvre personnel, les ouvriers pouvaient travailler à domicile et apporter la pièce à cuire chez un manufacturier, de préférence celui chez qui ils travaillent. Noël Omont, peintre et beau-frère de Marsollet, ne l'aurait-il pas aidé à peindre sa fontaine ? Notice historique établie avec l'aide de M. Christian de la Hubaudière.
  61. Françoise Bizette -
    céramiste des années 1940 & 1950
  62. Gaëlle GUINGANT-CONVERT -
    Vit et travaille à Salies de Béarn dans le Sud-ouest Dates clé : 1971 : Naissance de parents artisans d’art 2004 : Début d’activité, autodidacte Technique : Travaille les grès blanc et noir, le grès d’Orriule et la porcelaine. Procède par superpositions pour créer des effets de matière. Cuisson à 1230°C en atmosphère neutre. Contact : Atelier Elément Terre 28, rue Paul Jean Toulet 64270 Salies de Béarn Tél : 05 59 38 09 67, 06 47 14 58 79 gaelle.guinguant@free.fr
    Vit et travaille à Salies de Béarn dans le Sud-ouest Dates clé : 1971 : Naissance de parents artisans d’art 2004 : Début d’activité, autodidacte Technique : Travaille les grès blanc et noir, le grès d’Orriule et la porcelaine. Procède par superpositions pour créer des effets de matière. Cuisson à 1230°C en atmosphère neutre. Contact : Atelier Elément Terre 28, rue Paul Jean Toulet 64270 Salies de Béarn Tél : 05 59 38 09 67, 06 47 14 58 79 gaelle.guinguant@free.fr
  63. Galerie JL Silbereis -
    Grand collectionneur et connaisseur de la céramique moderne et contemporaine, Jean-Luc SILBEREIS a ouvert sa galerie 13 rue de Beaune à Paris (+ 33 (0)6 60 42 94 37). Les plus belles pièces de la galerie seront visibles sur le site CeramicsCollector dans la rubrique "Objets" ci-dessous. - Ami et un des premiers clients de CeramicsCollector, Jean-Luc SILBEREIS a décidé de mettre ses compétences au service des nombreux amateurs de céramiques du XXème et du XXIème siècle en ouvrant une galerie spécialisée au coeur du prestigieux quartier de Saint-Germain des Prés à Paris. - Pour assurer la plus grande diffusion aux objets d'exception présentés dans la galerie, ceux-ci sont à la fois visibles dans la galerie et sur le site CeramicsCollector sous forme d'une exposition permanente. - Leur achat, par contre ne peut se faire qu'en galerie, avec les conseils éclairés de Jean-Luc.
    Grand collectionneur et connaisseur de la céramique moderne et contemporaine, Jean-Luc SILBEREIS a ouvert sa galerie 13 rue de Beaune à Paris (+ 33 (0)6 60 42 94 37). Les plus belles pièces de la galerie seront visibles sur le site CeramicsCollector dans la rubrique "Objets" ci-dessous. - Ami et un des premiers clients de CeramicsCollector, Jean-Luc SILBEREIS a décidé de mettre ses compétences au service des nombreux amateurs de céramiques du XXème et du XXIème siècle en ouvrant une galerie spécialisée au coeur du prestigieux quartier de Saint-Germain des Prés à Paris. - Pour assurer la plus grande diffusion aux objets d'exception présentés dans la galerie, ceux-ci sont à la fois visibles dans la galerie et sur le site CeramicsCollector sous forme d'une exposition permanente. - Leur achat, par contre ne peut se faire qu'en galerie, avec les conseils éclairés de Jean-Luc.
  64. Georges Serré -
    Georges-Louis Serré (Sèvres 1889 - XXX 1956) Oeuvres majoritairement en grès, soit chamotté sans couverte, soit émaillé lisse. 1902 : apprenti, puis émailleur à la Manufacture Nationale de Sèvres, travaille avec Félix Bracquemont 1914 : Fait prisonnier, s'évade d'Allemagne 1916-1920 : séjour en Indochine comme directeur de l'École des Arts Appliqués de Biên-Hòa(nord de Saïgon-encore en fonctionnement après 1954 sous le nom de céramiques de Đồng-Nai) 1920 : ouverture de l'atelier rue Brogniard à Sèvres, travaille avec la galerie Rouard 1940 : Directeur des ateliers de Céramique de la Ville de Paris 1950 : Ralentissement d'activité, retour aux pièces émaillées. 27 novembre 2005, Hôtel des Ventes de Senlis : vente d'un ensemble de céramiques, de dessins et d'oeuvres conservé par un autre céramiste de Sèvres, Roger Dollé. Bibliographie : La Céramique en France 1925-1947 Anne LAJOIX, éditions Sous le Vent, Paris 1983.
  65. Georges Sybesma -
    Article de presse Les premiers fours à bois de Georges Sybesma furent des fours à raku, «provisoires et clandestins, creusés dans des trous d'obus des forêts de a région parisienne... cuissons nocturnes et épiques». Cette initiation, qui pourrait paraître anecdotique, est en fait lourde d'un double sens. Elle illustre d'abord la force de ce rapport premier de l'homme et du feu, que Bachelard nomme le complexe de Prométhée «Le problème de la connaissance personnelle du feu est le problème de la désobéissance adroite... L'enfant veut faire comme son père, loin de son père, et de même qu'un petit Prométhée, il dérobe des allumettes. Il court alors dans les champs et, au creux d'un ravin, aidé de ses compagnons, il fonde le foyer de l'école buissonnière.» Elle se double en même temps d'un risque qui dépasse le feu lui-même ; ce n'est pas un hasard si Georges allume son feu dans des trous d'obus. Quand il reprend en 1983 le four Noborigama de Michel Gardelle, puis le rebâtit en 1989, il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'il se livre dedans à des expériences extrêmes : aspersion d'eau du foyer à 1 300°, projections de bottes de paille en fin d'une cuisson, au cours de laquelle lui-même prend feu... Georges est l'homme «des infernales prises de risques»... Ses pots sont tournés avec une liberté et une ampleur qui ont rejoint celles de Varlan, d'Anne Kjaersgaard, et des grès anciens du Berry ; ils sont ensuite déformés par des sillons, des stries en ondes concentriques, en spirales, à la manière d'un jardin zen dont le but serait de méditer sur la violence. Ils sont engobés et émaillés avec la même frénésie. Ses premiers grès étaient des terres, et le bois «le seul combustible susceptible de pouvoir les faire vivre», puis ce champ d'expérimentation ne lui a pas suffi : ce fut la période des superpositions d 'engobes, que la flamme, les cendres et le sel vitrifiaient, les transformant en émail. Pour une exposition au Lavoir, à Clamart, en 1992, Georges se consacre à fond à l'émail... Le thème proposé est : Bleu de fer, rouge de cuivre ; c'est l'occasion pour lui, avec sa logique subversive, de s'intéresser aux rouges de fer et aux bleus de cuivre, qu'il utilise depuis en voiles, en lavis sur des émaux. C'est en fait maintenant que ses pots sont entièrement émaillés qu'ils donnent le moins l'impression de l'être: le brillant a disparu au profit d'une matière pierreuse ; même les coulées de turquoise paraissent sucées, absorbées par une minéralisation générale. Du feu qui liquéfie, il est passé aux liquides qui redeviennent pierre. La pratique du bois a permis à Georges Sybesma d'entrer dans le monde des éléments, et d'y gagner sa liberté de créateur. Mais si le bois a été son maître, il n'est pas son esclave, et s'il aime toujours «l'odeur du bois», il travaille aussi au gaz avec succès. «C'est ce que l'on fait qui importe, et non le moyen utilisé, qui n'est que notre petit arrangement avec la matière.» Jean Girel, 1998
    Press Review His pots are thrown with a liberty and fullness that joins those of Varlan, Anne Kjaersgaard and the ancient stoneware from Berry ; then, they are streched out by lines, grooves in concentric waves, spirals, in the manner of a Zen garden wich purpose should be to meditate on violence... ...From fire that liquefies, he went to liquids becoming stone... The practice of (espace) wood firing permitted Georges Sybesma to enter the world of elements, and to win his creators freedom. Though he still loves «the smell of wood» he sometimes works succesfuily with a gaz kiln: «lt's what we do that matters, not the way we do it. That "way", is only our little personnal arrangement with materials.» Jean Girel, 1998
  66. Grand feu -
    Cuisson en une seule fois et à haute température (850 à 950°) de la pâte, de l'émail et du décor. Cette cuisson n'est tolérée que par un nombre limité d'oxydes métalliques posés sur l'émail cru et pulvérulent : cobalt, manganèse, antimoine, cuivre et fer, donnant respectivement le bleu, le violet, le jaune, le vert et le rouge.
    Firing in only once and at high temperature (850 to 950 °) of the paste, enamel and the decoration. This firing is tolerated only by a limited number of metallic oxides put on raw and pulverulent enamel: cobalt, manganese, antimony, copper and iron respectively giving blue, the purple one, the yellow, the green and the red.
  67. Greber (Beauvais) -
    Dates clés : 1850 : création d’un atelier de poterie à Beauvais, route de Calais par Johan-Peter Greber, d’origine autrichienne 1866 : début des terres cuites pour l’architecture 1868 : début de l’activité de grès et de faïences 1880 : reprise de l’entreprise par les 2 fils Charles (1853-1935) et Paul 1905 : Charles dirige seul 1933 : reprise par le neveu Pierre Greber (1896-1955) 1962 : cessation d’activité Fiche rédigée par : Bruno Estienne Source : Internet
    Dates clés : 1850 : création d’un atelier de poterie à Beauvais, route de Calais par Johan-Peter Greber, d’origine autrichienne 1866 : début des terres cuites pour l’architecture 1868 : début de l’activité de grès et de faïences 1880 : reprise de l’entreprise par les 2 fils Charles (1853-1935) et Paul 1905 : Charles dirige seul 1933 : reprise par le neveu Pierre Greber (1896-1955) 1962 : cessation d’activité Fiche rédigée par : Bruno Estienne Source : Internet
  68. Grès -
    Céramique dont la pâte contient une forte proportion de silice et supporte des températures élevées (vers 1 250°). La pâte partiellement vitrifiée est imperméable.
    Ceramics whose paste contains a strong proportion of silica and tolerates high temperatures (towards 1 250°). The partially vitrified paste is impermeable.
  69. Guimard -
    Guimard
  70. Gustavo Perez -
    Itinéraire Né à Mexico en 1950, il commence son travail de céramiste en 1971. Précédemment, il avait suivi des études d'ingénieur et de mathématiques avant d'étudier la philosophie pendant deux ans. A partir de 1971 il suit les cours d'une école de Design et d'Artisanat, où il devient professeur pour les élèves de première année en 1973. C'est en 1975 qu'il construit son premier four à Queretaro (Mexique) et se consacre à un travail personnel. En 1980 il reçoit une bourse et travaille deux ans à la Sint Joost Akademie à Breda (Hollande), puis les deux années suivantes, il est invité à la Sint Paulus Abdij à Oosterhout. De retour au Mexique, il installe d'abord son atelier à « El Tomamte », près de Xallapa dans la province de Veracruz et cela jusqu'en 1992, puis à Zoncuantia, Veracruz. Après trente années de travail, Gustavo pense que l'absence de réel professeur lui aura permis de créer son propre langage avec une liberté privilégiée. En 1997 il travaille comme artiste résident à l'Institut des Etudes Céramiques de Shigaraki, au Japon. Il est membre de l'Académie Internationale de Céramique depuis 1994 Dernières expositions individuelles 1998    - Galerie Yamaki, Osaka, Japon.    - Matsue Kaikan, "Gustavo Perez et Koie Ryoji obra reciente" Shimane-Ken, Japon.    - Galerie Meitetsu, Nagoya, Japon.    - Centre Culturel du Mexique, « Céramiques de Gustavo Ferez », Paris, France. 1999    - Centre Culturel du Mexique, Copenhague, Danemark.    - Musée de la Porcelaine, Rostrand, Suède.    - Maison Oaxaca, « Variations en céramique » ,0axaca, Mexique.    - Pinacoteca Diego Rivera, « Gustavo Pérez, obra reciente », Xalapa, Mexique    - Galerie Frank Lloyd, Los Angeles, U S.A.    - Musée d'Art Moderne, « Gustavo Pérez. Céramiques», Mexico    - Galerie ARTE 3, « Gustave Pérez. Céramique, obra reciente », Léon, Mexique 2000    - Galerie Sjokando, Kyoto, Japon.    - Galerie Move, Yokohama, Japon    - Musée de la Céramique, Hohr-Grenzhausen, Allemagne.    - Galerie Frank Lloyd, « Gustavo Pérez. Vasos nuevos y vasos cortados », Los Angeles, U.S.A.    - Galerie de l'Art Contemporain, Xalapa, Mexique.    - Galerie Garth Clark, New-York, U.S.A. 2001    - Galerie ARTE 3, Leon, Mexique    - Galerie Besson, Londres, Grande-Bretagne.    - Galerie Ortillés-Fourcat, Paris, France. Œuvres en Musées - Centre Culturel d'Art Contemporain, Mexico. - Musée Carrillo Gil, Mexico. - Musée d'Art Moderne, Mexico. - Musée d'Art Contemporain de Oaxaca, Oaxaca, Oax. - Musée d'Art de Qurétaro, Qurétaro, Qro. - Musée d'Art de la Préfecture de Saga, Saga, Japon. - Musée de la Fondation du Parc Culturel de la Céramique de Shigaraki, Shigaraki, Japon. - Musée d'Art de Los Angeles (LACMA), Los Angeles.U S.A.
  71. Henri Simmen -
    Henri Simmen (1879-1964) - 1900-1910 : formation au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, apprentissage avec Lachenal, visite des centres céramiques populaires en Europe. - 1910 : installation à Meudon, période dite des Fours des Hautes Sommières, première exposition au Salon des Artistes décorateurs, - 1914-1918 : mobilisé - 1919-1921 : voyages en Extrême-Orient, épouse Eugénie Jubin dite O’Kin (1880-1948), d’origine japonaise, tabletière, qui en plus de son œuvre propre créera pour lui des accessoires : bouchons, socles… - 1923 : installation à Marseille, période dite des fours de Montredon - 1928 : mise au point du rouge plaquemine - 1931 : pièces décorées de textes bouddhiques - 1935 : sculptures, fin de l’activité pour des raisons de santé Production : - Pendant la période des Hautes Sommières à Meudon, grès au sel, puis flammés, couverte poil de lièvre. - Pendant la période des Fours de Montredon, façonnage à la main, couverte mate, craquelée dans l’esprit des céladons. - Auteur du livre "Les aphorismes d'un homme de la terre" Signature : les pièces sont le plus souvent marquées du nom complet ou HSim. Galeries : - H. Simmen a exposé chez Rouard et à La Crémaillère. - Le fonds de son atelier a été vendu à Drouot le 7 mai 1987
    Henri Simmen (1879-1964) - 1900-1910 : formation au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, apprentissage avec Lachenal, visite des centres céramiques populaires en Europe. - 1910 : installation à Meudon, période dite des Fours des Hautes Sommières, première exposition au Salon des Artistes décorateurs, - 1914-1918 : mobilisé - 1919-1921 : voyages en Extrême-Orient, épouse Eugénie Jubin dite O’Kin (1880-1948), d’origine japonaise, tabletière, qui en plus de son œuvre propre créera pour lui des accessoires : bouchons, socles… - 1923 : installation à Marseille, période dite des fours de Montredon - 1928 : mise au point du rouge plaquemine - 1931 : pièces décorées de textes bouddhiques - 1935 : sculptures, fin de l’activité pour des raisons de santé Production : - Pendant la période des Hautes Sommières à Meudon, grès au sel, puis flammés, couverte poil de lièvre. - Pendant la période des Fours de Montredon, façonnage à la main, couverte mate, craquelée dans l’esprit des céladons. - Auteur du livre "Les aphorismes d'un homme de la terre" Signature : les pièces sont le plus souvent marquées du nom complet ou HSim. Galeries : - H. Simmen a exposé chez Rouard et à La Crémaillère. - Le fonds de son atelier a été vendu à Drouot le 7 mai 1987
  72. Herend -
    Manufacture hongroise située à Herend 100 km à l’ouest de Budapest. Compte parmi les porcelaines les plus cotées au monde. Dates clés : • Vers 1825 : création de la manufacture par Vince Stingl sous la protection de Lajos Kossuth • 1840 : Mόr (Maurice) Fischer devient propriétaire • 1843 : destruction par un incendie • 1851 : exposition universelle de Londres, achat d’un service aux papillons et fleurs par la reine Victoria, début du succès international • 1874 : faillite de l’entreprise, • 1876 : reprise par les fils de Maurice Fischer, début d’une production de masse en grès, décès de Maurice Fischer, • 1923 : les banques reprennent la fabrique • 1930 : début de la fabrication des petites figurines avec le sculpteur Ede Telcs (et des artistes Izsό, Huszar, Strobl, Pasztor, Kovacs, Bory, Vastagh). Nouvel essor de l’entreprise qui atteint 450 personnes dans les années 50. Bibliographie : Herend, une manufacture florissante au 20ème siècle, Joszef Vadas, éditions F. Szelenyi, 1996
    Manufacture hongroise située à Herend 100 km à l’ouest de Budapest. Compte parmi les porcelaines les plus cotées au monde. Dates clés : • Vers 1825 : création de la manufacture par Vince Stingl sous la protection de Lajos Kossuth • 1840 : Mόr (Maurice) Fischer devient propriétaire • 1843 : destruction par un incendie • 1851 : exposition universelle de Londres, achat d’un service aux papillons et fleurs par la reine Victoria, début du succès international • 1874 : faillite de l’entreprise, • 1876 : reprise par les fils de Maurice Fischer, début d’une production de masse en grès, décès de Maurice Fischer, • 1923 : les banques reprennent la fabrique • 1930 : début de la fabrication des petites figurines avec le sculpteur Ede Telcs (et des artistes Izsό, Huszar, Strobl, Pasztor, Kovacs, Bory, Vastagh). Nouvel essor de l’entreprise qui atteint 450 personnes dans les années 50. Bibliographie : Herend, une manufacture florissante au 20ème siècle, Joszef Vadas, éditions F. Szelenyi, 1996
  73. Hervé Rousseau -
    Itinéraire Né en 1955, a commencé son apprentissage chez le potier Jacky Tozzola à Biot puis est parti au Canada pour y découvrir d’autres techniques. C’est en 1981 qu’il installe son atelier de poterie à Boisbelle (Henrichemont), près de la Borne. Expositions personnelles 2002 : Galerie Nadia B Dieulefit 2001 : Centre céramique - la borne / galerie L'ancienne poste - Toucy - France 2000 : Le Lavoir - Clamart - France / Galerie du don - Montsalvy - France 1999 : Galerie Ortillès-Fourcat - Paris - France 1998 : Galerie Ortillès-Fourcat - Paris – France / Galerie Complément d'objet - Rouen - France 1997 : Galerie B 15-Munich-Allemagne / Galerie l'Utopie - Fontarèche- France / Le Lavoir - Clamart - France 1996 : Galerie Le rond dans l'eau - Biarritz – France / Galerie Nadia B - Dieulefit – France / Musée de Romorantin - Romorantin - France 1995 : Galerie Geneviève Godard - Lille – France / Ecole d'Art Appliqué - Genève - Suisse 1994 : Galerie l'Utopie - Uzès - France / Centre d'Exposition de La Borne - La Borne - France 1993 : Galeerie Epona - Paris - France / Galerie Le Vieux Bourg - Denges / Lausanne - Suisse 1992 : Keramisck Atelier - Utrecht - Pays-Bas / Galerie Charlotte Henning - Darmstadt - Allemagne Expositions de groupe 2000 : Maison Ravier Morestel 2001 : Centre Céramique Giroussens / Le grand Pressigny / galerie Pierre - Paris - France 2000 : Gallerie Granberger-Oxelgarden-Suède / Maison de la céramique - Giroussens - France 1999 : Musée Palissy - St Avit - France / Galerie Christel Knirss - Allemagne / Biennale de Châteauroux - France 1998 : Maison de la Céramique – Mulhouse / Art Tendance Sud - Villa Aurélienne, Fréjus - France / Céramic Art Galery - Australie / Keramic Galerie - Bremen - Allemagne 1997 : Galerie Yufuku - Tokyo - Japon / Institut Français - Rostock - Allemagne 1996 : Galerie Loes & Reinier - Deventer - Pays - Bas / Le Lavoir - Clamart - France 1995 : Terres métisses - Aix en Provence - France 1994 : Céramique de France - Munich - Allemagne 1992 : 52 Grandes Poteries Nègres, Banon - France / La Borne - Boom - Belgique 1991 : 17 Céramiques Contemporains - Treigny – France / Bols - Galerie Epona - Paris - France 1990 : Galerie B15 - Munich - Allemagne Collections publiques Musée de Cluny - Paris - France Musée national de Céramique -Sèvres - France Musée de Peterborough - Grande Bretagne Musée de Saint-Amant-les-Eaux - France Musée de Romorantin - France Musée de Karlsruhe - Allemagne Musée Kunstsammlungen - Dresden - Allemagne Musée des Arts Décoratifs - Paris - France Articles de presse La puissance tellurique, tout simplement Les ethnologues du curriculum vitae diront tout de son lieu de naissance, de l’heure, de son apprentissage chez Tozzola. Entre le Québec et le Sud-Ouest, avec Josette Miquel, ils ont posé leurs tours dans le Berry. Ils ont débuté avec un four à bois type Sèvres et créé l’atelier Boisbelle. Tout est là, dans la simplicité du lieu, à la hauteur de son bonhomme. Peu importe la taille, ses orteils sont réellement des prises de terre à le voir fouler l'argile on ne se trompe pas. Il y a de l'Afrique à la plante des pieds et des colombins dans les mains comme les potières de ce continent. Pour lui c'est évident ; tel un arbre bien planté avec ses racines et ses branches. Il emmagasine l'oxygène des rencontres de la vie pour le restituer dans ses pièces. Elles sortent du temps d'avant, de l'état brut, de l'époque fossilisée à laquelle il donne vie. Hervé met en évidence la puissance à l'état naturel. L'énergie intemporelle déstructure et recrée. Tel un volcan, une force stockée, enfouie sous les sédiments explose dans la lumière. Dans tous les domaines de la création nous trouvons des choses pour le plaisir de l'oreille, de l’œil mais quelques-uns, rares, nous offrent autre chose qui nous dépasse. Et Hervé est de cette race, de cette lave en fusion incendiant l'éphémère, l'anecdotique. Son travail fissure le quotidien aseptisé, sort des routes banalisées. Avec ses mains il bâtit des montagnes. En compagnie des divinités chthoniennes il fait danser l'écorce terrestre et rapper les plaques tectoniques avant de les minéraliser dans son four à bois. Bernard David Les grès nus d'Hervé Rousseau Une tour de grès brut, à trois étages, avec une base grossièrement carrée sans doute, un corps intermédiaire polyédrique et un lourd chapeau conique en guise de couvercle ou de toit, c'est une variation sur le thème des "maisons" qu'Hervé Rousseau a cuites récemment dans son four couché de type Noborigama. A quelques kilomètres de La Borne, le potier de Boisbelle semble donc avoir retrouvé quelque chose de cet aspect équilibré et tranquille, voire débonnaire, qu’un tournage régulier avait imprimé à ses premières pièces. Les coups de flamme cette fois-ci ont apporté des taches de couleur à une surface rugueuse et mouvementée, au lieu d'éclairer une peau lisse, paisible quoique sombre le plus souvent. Pourtant, il n'a pas oublié la période des hauts vases à pans torsadés, faits pour être groupés à plusieurs en des combats douloureux, à regarder non comme des pièces uniques qu'un amateur touche-à-tout aurait placées fortuitement côte à côte, mais comme des ensembles en mouvement. Voilà pour l'évolution des formes. Mais un aspect nouveau des recherches d'Hervé Rousseau se traduit maintenant à la surface même du grès. La prolongation de la cuisson dans le four à bois (et sans doute aussi une nette élévation de la température atteinte au-dessus des 1300° C fatidiques) amène la fonte des cendres que des irrégularités du façonnage (ou le positionnement des pots à l'enfournement) ont amassées en certains points ; la vitrification du grès est maintenant apparente au point de modifier le jeu de la lumière à la surface de l'objet. Celle-ci acquiert la douleur veloutée de reflets opalescents, alors que les bords déchiquetés et sonores en deviennent coupants, presque translucides. Maurice Lambiotte Ecrivain La lettre de l’AGAP, été 2001 Un potier qui mérite d’être connu : Hervé Rousseau Boisbelle, village de potiers situé sur le territoire de la commune d' Henrichemont (Cher) à la vocation de susciter des carrières artistiques. Aujourd'hui les anciens ateliers traditionnels de poterie ont cédé la place à une communauté d'artistes potiers doués d'une imagination particulièrement créative. Hervé Rousseau appartient à cette nouvelle génération. En novembre dernier une galerie parisienne a présenté sur le thème Voyage immobile un ensemble de poteries de grès qui montre la diversité des études de l'artiste et sa parfaite maîtrise des décors émaillés. Hervé Rousseau (1955) a commencé son apprentissage commun avec Josette Miquel (1955-1998) à Biot chez le potier Jacky, puis ils partent au Canada pour y découvrir d’autres techniques. En 1981, le couple qui a la nostalgie du pays installe un atelier de poterie à Boisbelle. Leur souffle créateur est volontairement hétéroclite : poteries médiévales, africaines, Bizen (Japon) et aussi par leurs fréquents séjours au Maroc et au Togo. Depuis 1995, la production d’Hervé Rousseau est très personnelle. Chaque élément doit être présenté sur une surface propre à mettre en évidence l’équilibre des formes pleines ou arrondies aux tonalités d’un brun jaune ou orangé. Depuis 96, les grandes pièces, intitulées « Petites montagnes » ou « Grandes montagnes » et plats « Petits lacs ou Grands lacs », modelés avec énergie, subissent une cuisson pendant près de 72h dans un four a bois couché de type japonais noborigama. Celui d’Hervé Rousseau a trois chambres. Il permet de longues cuissons collectives qui favorisent les dépôts de cendre et l’embraisement des pièces. L’art d’Hervé est d’étudier la disposition des pièces dans le four et de surveiller les effets de la chaleur sur les pièces brutes ou émaillées. Au delà de son habileté naturelle, il dompte l’art du feu avec maestria, ce n’est pas peu dire. A cette exposition Hervé Rousseau a présenté des pièces émaillées blanches et grises donnant une impression de lave en fusion. Cette technique longue et délicate est particulièrement difficile à maîtriser mais. le résultat est tout à fait probant. C'est ce qui personnalise l'œuvre de l'artiste. Ne nous en plaignons pas car le visuel est garanti. Certaines de ses œuvres ont été acquises par le Musée de Cluny ainsi que par le Musée des Arts décoratifs de Paris où elles sont exposées. D'autres sont présentes dans de nombreuses collections privées tant en France qu'à l'étranger : Angleterre (Cambridge), Allemagne (Munich, Cologne, Dusseldorf). R. Limoges, La gazette berrichonne , oct-dec 2001
  74. Isabelle Pammachius -
    A compléter
  75. Jacot Descombes -
    René-Pierre Jacot-Descombes (1930-2007) Récemment disparu, René-Pierre Jacot-Descombes est un artiste Suisse qui a travaillé et vécu en France. Dates clés : - 1930 : naissance à Yverdon - Formation initiale de céramiste, encouragements de Gérard Sandoz - 1954 : arrivée à Paris, fréquente La Grande Chaumière, Zadkine, Constant, Darnaud, Badia - 1965 : création de son atelier à Montmartre - 1979 : entrée à la Cristallerie Daum, création d'animaux, de la ligne Cactus (pour Hilton Mac Connico), et de voitures en pâte de verre - 2007 : mort à Paris Son atelier a été vendu par Me Blanchet et associés à l'Hôtel Drouot en plusieurs vacations en 2011. La galerie "D'un monde à l'autre", Claude-Alain Siegler, rue St Roch 4 - 1004 Lausanne , Tél. + + 41 21 311 66 51 organise une présentation de certaines de ses oeuvres au Salon de Lausanne du 12 au 20 novembre 2011.
    René-Pierre Jacot-Descombes (1930-2007) Récemment disparu, René-Pierre Jacot-Descombes est un artiste Suisse qui a travaillé et vécu en France. Dates clés : - 1930 : naissance à Yverdon - Formation initiale de céramiste, encouragements de Gérard Sandoz - 1954 : arrivée à Paris, fréquente La Grande Chaumière, Zadkine, Constant, Darnaud, Badia - 1965 : création de son atelier à Montmartre - 1979 : entrée à la Cristallerie Daum, création d'animaux, de la ligne Cactus (pour Hilton Mac Connico), et de voitures en pâte de verre - 2007 : mort à Paris Son atelier a été vendu par Me Blanchet et associés à l'Hôtel Drouot en plusieurs vacations en 2011. La galerie "D'un monde à l'autre", Claude-Alain Siegler, rue St Roch 4 - 1004 Lausanne , Tél. + + 41 21 311 66 51 organise une présentation de certaines de ses oeuvres au Salon de Lausanne du 12 au 20 novembre 2011.
  76. Japonisme -
    Japonisme
  77. Jean Besnard -
    Jean BESNARD (1889-1958)
  78. Jean van Dongen -
    Johannes Leonardus Marie Van Dongen dit “Jean” van Dongen (1883-1970) Par Anne Lajoix Si chacun connaît Cornélius dit « Kees » van Dongen, en revanche, son frère Jean est encore méconnu malgré quelques articles qui lui furent consacrés mais parus dans les journaux hollandais, en mai 1927, 1932 et en décembre 1933. Il y a deux aspects dans l’œuvre oublié de Jean van Dongen : d’une part celle du praticien et d’autre part, son œuvre personnel, celle du céramiste. Jean naît le 8 novembre 1883 près Rotterdam, dans la partie ancienne, à Delfshaven, au sein d’une famille aisée, propriétaire de deux malteries. Contrairement à la légende, leurs parents ne s’opposent pas aux vocations artistiques des deux garçons : Kees peut s’adonner à la peinture après avoir suivi les cours du soir de l’Académie des Arts et des Sciences de Rotterdam, avec un double cursus consacré au dessin industriel et aux arts décoratif, ce qui explique l’exécution, vers 1905-1907, de quelques faïences peintes, tandis que Jean poursuit des études d’architecture. Lorsqu’en 1904, Jean rejoint son frère à Paris, au Bateau-Lavoir, celui-ci est entouré d’amis. Une véritable nébuleuse d’artistes qui tisse un réseau amical fort, car forgé dans les épreuves, et qui va de Gauguin à Henri de Monfreid ou encore les catalans Manolo Hugué et Paco Durrio. Ce dernier aura beaucoup d’importance pour le devenir de Jean : dans un article de 1928, il a déclaré avoir été son « ancien collaborateur […] en 1904 à Alfortville ». Qui pense Montmartre, pense aussi à Pablo Picasso qui fait quelques essais céramiques auprès de Paco Durrio en 1908. C’est en 1922 qu’Aristide Maillol (1861-1944), fait la connaissance du sculpteur et céramiste Jean van Dongen, avec lequel il tisse des liens amicaux et dont il fait un de ses praticiens. Celui-ci reproduit plusieurs de ses œuvres dans différents matériaux : « taillant le marbre et cuisant les céramiques de ce dernier dans le four de son atelier situé à Marly-le-Roi, près de celui de Maillol ». Selon le témoignage de Mme Véronique Goupy-Servant, alors enfant: « Jean avait un atelier, route de l’Etang-la-Ville, côté Mareil, en bas de Montval. L’atelier était en bois avec des fenêtres hautes. Il y faisait des moulages, des modelages d’argile et une sorte de pate à modeler grise ; il y avait aussi un four à céramique. […] » Situé sur un terrain loti, l’atelier a disparu aujourd’hui. D’après Ernest Tisserand, en 1928, « malgré son extrême modestie, Jean Van Dongen est un des céramistes les plus avertis que nous ayons. Il a trouvé et décoré la faïence, le grès, la porcelaine et les terres réfractaires, en cuisant au bois dans un four du système L'Hospied qui lui permet d'obtenir et de maintenir toutes les températures nécessaires. C'est aux terres réfractaires que vont ses préférences. Il a été conduit à les employer et à s'y attacher par son art de sculpteur céramiste. [Elles] n'ont pour ainsi dire pas de retrait et, bien cuites, elles offrent l'apparence de la pierre. Bien souvent, dans ses œuvres, des personnes pourtant renseignées ont même cru reconnaitre une taille directe de la pierre ». En 1929, un nouvel article nous indique comment les œuvres de Jean van Dongen étaient reçues: « Et c’est un véritable plaisir de trouver à côté de cette œuvre riche, colorée, pénétrante, les pièces céramiques de Jean Van Dongen. Grand monsieur Jean Van Dongen, sculpteur savant, technicien instruit de tous les arts du feu, il est du Nord lui aussi - et il n’en est pas. Car son inspiration reste toute méditerranéenne. […]. Les ressouvenirs ne sont chez lui que tradition, enseignement, formation. Il y a quelque chose de tout à fait jeune dans sa facture, bien plus, il y a quelque chose, que sans emprunt direct qui, n’oublie pas cependant ce que ce siècle doit à cinquante ans de rénovation céramique. Car, sculpteur ou potier, Jean Van Dongen est avant tout un céramiste. Il sculpte en fonction du feu. Il tourne ses modèles en fonction de qui fait la vie moderne. Décorateur né, il veut que son décor, pour discret qu’il soit, éclate nettement sur la douce matière de sa terre. Et nous mettons très haut certains plats aux poissons, certains vases très calmes où quelques filets d’un noir métallique confèrent une vie réellement palpitante à la belle matière vitrifiée par le feu. Aussi bien son amazone est célèbre, ses biches, ses serpents, sa tortue, ses paons. Mais recherchez ses pots et ses plats, où se conjuguent les plus méritants efforts, les plus louables réussites. » Puis, c’est le grand silence : plus d’articles, plus de traces. La seule chose que nous sachions est qu’après la Seconde guerre, il a donné des dessins ou des projets pour un décor de service en porcelaine chez Bernardaud à Limoges. Jean van Dongen rencontrait un vif succès auprès des amateurs américains. Aujourd’hui ses œuvres figurent au Musée promenade de Marly, au musée national de Céramique de Sèvres, au Musée national Picasso, à Paris et dans quelques collections privées. De temps à autre, ses céramiques et ses sculptures apparaissent sur le marché de l’art, comme cet autoportrait en plâtre d’une hauteur de 52 cm, aux Etats-Unis le 2 février 2008 ou bien à l’Hôtel des ventes de Paris. Les quelques pièces que nous connaissons portent la marque d’une inspiration puisée aux répertoires des arts exhumés par l’archéologie à l’époque, même certains thèmes comme son Amazone exposée en 1929. Si les formes des plats, des coupes ou des vases, sont relativement traditionnelles, les décors peints toujours stylisés (lignes ondées, enroulements, damiers ou hachures) irradient de modernité par les couleurs d’un grand raffinement, de bruns, des noirs, des jaunes et des bleus. En revanche, certaines interprétations du règne animal sont parfois surprenantes hormis quelques belles réussites comme sa boîte cobra. Anne Lajoix
  79. Jean-Luc Pinçon -
    Itinéraire Né en 1952 Etudes d’Arts plastiques à l’université de Paris 1. Apprentissage céramique chez Jacques Vilain (association des potiers de La Borne) Vie professionnelle partagée entre différentes activités céramiques, poterie, sculpture, construction de fours à bois, et enseignement. Expositions récentes -La Borne juillet 2002 -La Frette sur Seine mai 2003 -La Borne juin 2003 -Sancerre-La Borne décembre 2003
  80. Jeanneney -
    Jeanneney
  81. Jolain Mado -
    Dates clés : 1921 : naissance Formation à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Crée des accessoires de mode pour les maisons de haute couture de Paris. 1946 : ouverture de son atelier rue d’Alésia. 1956 : création avec son mari le peintre René Legrand de la société I/D d’édition et de distribution de céramiques, d‘objets pour la maison et de cadeaux, a Paris, rue Trousseau. Collaboration avec Colette Guéden pour Primavera. Vers 1960 : développement de lignes de céramiques pour le jardin, la société ID est complétée d’une activité d’importation d’objets design. 1965 : Création et développement de la première boutique « 4 saisons » à Paris, puis développement à Avignon et Aix en Provence (cession en 1985 à Georges Asseraf). 1966 : Mado Jolain abandonne la céramique et quitte Paris pour la Provence.
    Dates clés : 1921 : naissance Formation à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Crée des accessoires de mode pour les maisons de haute couture de Paris. 1946 : ouverture de son atelier rue d’Alésia. 1956 : création avec son mari le peintre René Legrand de la société I/D d’édition et de distribution de céramiques, d‘objets pour la maison et de cadeaux, a Paris, rue Trousseau. Collaboration avec Colette Guéden pour Primavera. Vers 1960 : développement de lignes de céramiques pour le jardin, la société ID est complétée d’une activité d’importation d’objets design. 1965 : Création et développement de la première boutique « 4 saisons » à Paris, puis développement à Avignon et Aix en Provence (cession en 1985 à Georges Asseraf). 1966 : Mado Jolain abandonne la céramique et quitte Paris pour la Provence.
  82. Kostanda Alexandre -
    Dates clés : • Né le 24 décembre 1921 à Tuchol (Pologne). • 1936-1938 : apprentissage de la décoration de céramique chez Louis Giraud à Vallauris • 1939-1945 : enseignant de céramique, notamment à Cluny où il forme les fondateurs de la poterie d’Accolay • 1949 : chef d’atelier chez Louis Giraud • 1953 : ouverture de son propre atelier • 1968 : création de la biennale de Vallauris
    Dates clés : • Né le 24 décembre 1921 à Tuchol (Pologne). • 1936-1938 : apprentissage de la décoration de céramique chez Louis Giraud à Vallauris • 1939-1945 : enseignant de céramique, notamment à Cluny où il forme les fondateurs de la poterie d’Accolay • 1949 : chef d’atelier chez Louis Giraud • 1953 : ouverture de son propre atelier • 1968 : création de la biennale de Vallauris
  83. Lachenal -
    Lachenal
  84. Lalique -

  85. Lambrequins -
    Terme désignant les draperies découpées, adopté pour décrire les motifs en pendentifs employés dans les décors des faïences de grand feu de Rouen.
  86. Le Verre Français -

  87. Les Amis de la Faïence fine -
    L’association des Amis de la Faïence Fine est constituée d’une petite équipe de chercheurs qui recensent bénévolement toutes sortes de données et font connaître le résultat de leurs travaux par des publications autofinancées. Cette association, sans but lucratif, s’est d’abord intéressée aux faïences de Creil & Montereau mais s’ouvre maintenant aux autres centres céramiques. Son but est de publier et de diffuser tous documents concernant la faïence en général et la faïence fine en particulier. Pour cela, elle collecte et organise toutes sortes d’informations susceptibles d’en favoriser l’étude. Le moindre renseignement peut être utile car les faïences industrielles du XIXème siècle ont trop longtemps été délaissées… On connaît, en définitive, très peu de choses sur ce patrimoine à la fois récent et en totale perdition. L’association effectue donc une œuvre de sauvegarde en analysant et réorganisant des données éparses, et en transmettant un savoir. Contrairement à d’autres, l’association des Amis de la faïence fine ne cherche pas à augmenter le nombre de ses adhérents (cotisants) mais plutôt à améliorer la qualité de ses travaux grâce à un réseau de correspondants bénévoles (non cotisants). Il n’y a donc pas besoin d’être membre de l’association pour lui proposer un article à publier ou lui apporter un renseignement qui pourra faire avancer la recherche. Dans ce domaine, le moindre détail a son importance ! On peut joindre l’association par courrier : Les amis de la faïence fine, 14 rue Emile Guillaume, 89690 – Chéroy ou par mail à AmisFaienceFine@wanadoo.fr Toute commande de publication doit être accompagnée d’un chèque à l’ordre de l’association et lui être envoyé à l’adresse ci-dessus.
  88. Les Islettes, Le Bois d'Epense -
    Dates clés : - 1735 : création par Louis Henri Leclerc, fils de Nicolas Leclerc créateur de Waly - 1742 : fermeture - 1765 : reprise de la production par François Bernard (1739-1801) et Jacques Henri son fils (1765-1823), anciens de Clermont en Argonne - 1800 : mort de François Bernard, reprise de l’activité par Jacques Henri - 1823 : mort de Jacques Henri Bernard, reprise de l’activité par sa veuve Marie Parpaite (1766-1836) - 1836 : mort de Marie Bernard, reprise par ses enfants Joseph Désiré, Marie Jeanne, Pauline Françoise - 1840 : achat par les frères François et Charles François Godéchal - 1848 : arrêt de la production Collaborateurs : - Jean-Baptiste Sonner (actif 1779- ?), issu de Niderviller (actif 1759-1767) - Pierre Rossignol - Joseph Lecerf (actif 1784- ?) issu de Sinceny - Anet Dupré (actif 1799- ?) issu de Lunéville (actif 1777), puis Toul Bellevue (actif 1779-1784) - Nicolas Dupré, fils d’Anet Dupré - Antoine et Nicolas Mansuy (1808-1848) Production : Uniquement la technique du grand feu entre 1735 et 1742. Petit feu à partir de 1765. Les thèmes décoratifs sont les fleurs, les chinois, les animaux, les personnages. L’aile des assiettes est généralement droite et à 8 lobes. Les chinois ont un air instable, ils ont la tête dans le cou, parfois la main présente un gros index tendu. A partir de 1800 les chinois sont plus grands, un pantalon bouffant se voit sous leur robe arrêtée aux genoux, le col est entouré d’une cape ou d’un foulard. Parmi les personnages, citons les musiciens, la jeune femme à l’ombrelle, les scènes historiques. A partir de l’époque empire le marli s’orne de peignés rouges, de rocailles, de points d’épine. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
    Dates clés : - 1735 : création par Louis Henri Leclerc, fils de Nicolas Leclerc créateur de Waly - 1742 : fermeture - 1765 : reprise de la production par François Bernard (1739-1801) et Jacques Henri son fils (1765-1823), anciens de Clermont en Argonne - 1800 : mort de François Bernard, reprise de l’activité par Jacques Henri - 1823 : mort de Jacques Henri Bernard, reprise de l’activité par sa veuve Marie Parpaite (1766-1836) - 1836 : mort de Marie Bernard, reprise par ses enfants Joseph Désiré, Marie Jeanne, Pauline Françoise - 1840 : achat par les frères François et Charles François Godéchal - 1848 : arrêt de la production Collaborateurs : - Jean-Baptiste Sonner (actif 1779- ?), issu de Niderviller (actif 1759-1767) - Pierre Rossignol - Joseph Lecerf (actif 1784- ?) issu de Sinceny - Anet Dupré (actif 1799- ?) issu de Lunéville (actif 1777), puis Toul Bellevue (actif 1779-1784) - Nicolas Dupré, fils d’Anet Dupré - Antoine et Nicolas Mansuy (1808-1848) Production : Uniquement la technique du grand feu entre 1735 et 1742. Petit feu à partir de 1765. Les thèmes décoratifs sont les fleurs, les chinois, les animaux, les personnages. L’aile des assiettes est généralement droite et à 8 lobes. Les chinois ont un air instable, ils ont la tête dans le cou, parfois la main présente un gros index tendu. A partir de 1800 les chinois sont plus grands, un pantalon bouffant se voit sous leur robe arrêtée aux genoux, le col est entouré d’une cape ou d’un foulard. Parmi les personnages, citons les musiciens, la jeune femme à l’ombrelle, les scènes historiques. A partir de l’époque empire le marli s’orne de peignés rouges, de rocailles, de points d’épine. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
  89. Loetz -
    ...
  90. Lunéville -
    Historique : du 18ème siècle à 1981 - Vers 1720 : création de la manufacture par Jacques Chambrette directeur de la faïencerie de Champigneulles et son fils Jacques II. - 1731 : Autorisation royale d’activité avec exemption d’impôts - 1748 : création d’une fabrique de faïence fine (« terre de pipe ») - 1758 : création de la manufacture de Saint Clément, décès de Jacques Chambrette II, conflit familial pour la reprise de l’activité - 1763 : Saint Clément est mis en vente judiciaire et repris par Charles Loyal, beau-frère de Gabriel Chambrette (fils de Jacques II) en association avec le sculpteur Paul Louis Cyfflé - 1766 : Gabriel Chambrette crée la manufacture de Moyen - 1769 : Gabriel Chambrette achète la manufacture de Domèvre sur Vezouze - 1772 : faillite de Gabriel Chambrette, Domèvre va à François Waltrin, Moyen à Joseph Curé-Lacroix et Lunéville à Charles Loyal - 1786 : Faillite et vente de Lunéville à Sébastien Keller et Alexandre Cuny - 1797 : départ d’Alexandre Cuny - 1812 : association entre Auguste, fils de Sébastien Keller et Charles Nicolas Guérin, création de « Keller et Guérin » - 1923 : fin de la marque Keller et Guérin, reprise de l’activité par la famille Fenal au sein du groupe « Faïenceries de Lunéville, Saint-Clément, Badonviller » - 1981 : fermeture, l’activité continue à Saint Clément Effectifs : de l’ordre de 60 en 1760-70 Production : 18ème siècle : Grand feu : camaïeu bleu dans le style de Rouen, puis manganèse et polychrome. Imitation du marbre sur des pièces pour jardins ou des poêles. Petit feu : bouquets de roses et de chrysanthèmes, guirlandes en relief. Les pièces ont souvent une double moulure. Décor aux chinois et aux papillons, d’oiseaux et de scènes champêtres. En pratique il est extrêmement difficile de départager les productions de Lunéville, Saint Clément ou Moyen. Bibliographie : C. Soudée Lacombe, Faïenciers et Porcelainiers de Niderviller au XVIIIème siècle, Le pays Lorrain, Nancy, 1984 n°1 Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
    Historique : du 18ème siècle à 1981 - Vers 1720 : création de la manufacture par Jacques Chambrette directeur de la faïencerie de Champigneulles et son fils Jacques II. - 1731 : Autorisation royale d’activité avec exemption d’impôts - 1748 : création d’une fabrique de faïence fine (« terre de pipe ») - 1758 : création de la manufacture de Saint Clément, décès de Jacques Chambrette II, conflit familial pour la reprise de l’activité - 1763 : Saint Clément est mis en vente judiciaire et repris par Charles Loyal, beau-frère de Gabriel Chambrette (fils de Jacques II) en association avec le sculpteur Paul Louis Cyfflé - 1766 : Gabriel Chambrette crée la manufacture de Moyen - 1769 : Gabriel Chambrette achète la manufacture de Domèvre sur Vezouze - 1772 : faillite de Gabriel Chambrette, Domèvre va à François Waltrin, Moyen à Joseph Curé-Lacroix et Lunéville à Charles Loyal - 1786 : Faillite et vente de Lunéville à Sébastien Keller et Alexandre Cuny - 1797 : départ d’Alexandre Cuny - 1812 : association entre Auguste, fils de Sébastien Keller et Charles Nicolas Guérin, création de « Keller et Guérin » - 1923 : fin de la marque Keller et Guérin, reprise de l’activité par la famille Fenal au sein du groupe « Faïenceries de Lunéville, Saint-Clément, Badonviller » - 1981 : fermeture, l’activité continue à Saint Clément Effectifs : de l’ordre de 60 en 1760-70 Production : 18ème siècle : Grand feu : camaïeu bleu dans le style de Rouen, puis manganèse et polychrome. Imitation du marbre sur des pièces pour jardins ou des poêles. Petit feu : bouquets de roses et de chrysanthèmes, guirlandes en relief. Les pièces ont souvent une double moulure. Décor aux chinois et aux papillons, d’oiseaux et de scènes champêtres. En pratique il est extrêmement difficile de départager les productions de Lunéville, Saint Clément ou Moyen. Bibliographie : C. Soudée Lacombe, Faïenciers et Porcelainiers de Niderviller au XVIIIème siècle, Le pays Lorrain, Nancy, 1984 n°1 Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
  91. Manfredo Borsi -
    Manfredo Borsi, peintre et céramiste né le 15 février 1900 à Florence, mort le 15 octobre 1967 à Saint-Paul-de-Vence.
  92. Marius Fernandez -
    Présentation Céramiste ou sculpteur ? Les deux, car Marius Fernandez a élu la faïence comme support à son expression créatrice. En travaillant la technique du colombin, il obtient des pièces aux élégantes formes sphériques. Certaines reçoivent un décor peint, discret, posé sur le biscuit qui sera cuit une seconde fois et davantage s'il le faut, après émaillage. Marius Fernandez dispose d’une solide formation, il reçoit ses premiers encouragements d'un ami peintre, Pierre Christin, puis ceux prodigués par Maurice Ardouin et enfin ceux, soutenus de Jean Michallon photographe de grand talent. Marius Fernandez va cristalliser cette jeune vocation par son inscription à l’Ecole nationale des Beaux-Art de Paris en 1979. Inscrit a l'atelier Carron (peinture) mais n'y pratiquant que le dessin Marius Fernandez fréquente en parallèle le cours Yvon pour le modèle vivant et celui de Fontaine et Comard pour la morphologie. Et bien sûr, il fait bientôt partie de l'atelier de Jeanclos. Si Marius Fernandez avait eu une approche « Terre » dans un atelier de la Croix-Nivert, il a depuis mûri et appris. A l’Ecole, il débute en modelant ses pièces « à la boulette » qu'il fallait lisser une à une : à cette méthode, trop longue, a été préférée celle du colombin. C'est une manière de rester dans un esprit modelage-sculpture. Exposition 2000 Galerie KARLA KOCH - Amsterdam 2000 Galerie AITTOUARES - Paris 2001 Galerie JACQUES DE VOS - Paris 2000 Galerie CROUS Beaux Arts - Paris 2000 Galerie AITTOUARES- Paris 1999 Galerie AITTOUARES - Paris 1998 Galerie AITTOUAIŒS - Paris 1997 Galerie AITTOUARBS - Paris 1996 Biennales de Faenza 1996 Galerie AITTOUARES- Paris 1996 Espace ANNE LAJOIX - Paris 1996 Galerie CROUS -Beaux Arts - Paris 1995 Atelier Portes Ouvertes de Belleville- Paris 1994 Biennale de Vallauris 1994 Atelier Portes Ouvertes de Belleville - Paris 1993 Cour Saint-Pierre - Paris 1993 Maison du Canada - Paris 1990 Galerie de la Grande Masse des Beaux Arts - Paris 1990 Espace Carole Fonteneau - Paris 1990 «Les Arts du feux» au couvent des cordeliers- Paris
  93. Marylène Bonneville -
    Marylène Bonneville a commencé la poterie dans les années 70. Après avoir acquis la technique aux Beaux-Arts de Lille avec un professeur sculpteur puis auprès d'un artisan-potier, elle a rapidement créé un atelier de poterie "les Tourelles" pour pratiquer son activité de céramiste et a, en parallèle, dispensé des cours de poterie pour les adultes et les enfants. Depuis l'année de ses 70 ans, Marylène Bonneville, aujourd'hui installé à Pau, se consacre entièrement à la poterie et la sculpture animalière. C'est cette dernière passion, longtemps laissée en suspens à cause de ses cours, que Marylène Bonneville souhaite partager.
  94. Masamichi YOSHIKAWA -
    Vit et travaille à Tokoname Japon Dates clé : 1945 : Naissance à Chigasaki, Japon 1968 : Diplôme de la Japanese Design Academy 1968-1971 : Travaille chez Junpei Sugie à Tokoname 1975 : Création de son atelier personnel à Tokoname 1981 : Grand Prix de la Asahi Contemporary Crafts Competition à Nagoya 1999 : Médaille d’or de la Münich International Art & Craft Show 2002 : Médaille d’or de la 18ème biennale de céramique d’art de Vallauris 2004 : Grand prix de la First International Taiwan Ceramics Biennale Technique : Travaille uniquement la porcelaine, en variant l'épaisseur des objets et la forme du pied. Tout est volontairement asymétrique et fait de plaques assemblées. Son principe est l'irrégularité -équilibrée. Les pièces sont lourdes et stables : des vases, certains assez hauts, des boîtes et des bols. La plupart sont striés et les rayures remplies de cobalt, plus rarement de cuivre qui tourne au rouge pendant la cuisson réductrice. Le ton de base est toujours d'un blanc satiné légèrement bleuté, quelques pièces unies sont d'un 'clair de lune' bleu ciel. (source : Triennale de la Porcelaine Nyon, Suisse)
    Vit et travaille à Tokoname Japon Dates clé : 1945 : Naissance à Chigasaki, Japon 1968 : Diplôme de la Japanese Design Academy 1968-1971 : Travaille chez Junpei Sugie à Tokoname 1975 : Création de son atelier personnel à Tokoname 1981 : Grand Prix de la Asahi Contemporary Crafts Competition à Nagoya 1999 : Médaille d’or de la Münich International Art & Craft Show 2002 : Médaille d’or de la 18ème biennale de céramique d’art de Vallauris 2004 : Grand prix de la First International Taiwan Ceramics Biennale Technique : Travaille uniquement la porcelaine, en variant l'épaisseur des objets et la forme du pied. Tout est volontairement asymétrique et fait de plaques assemblées. Son principe est l'irrégularité -équilibrée. Les pièces sont lourdes et stables : des vases, certains assez hauts, des boîtes et des bols. La plupart sont striés et les rayures remplies de cobalt, plus rarement de cuivre qui tourne au rouge pendant la cuisson réductrice. Le ton de base est toujours d'un blanc satiné légèrement bleuté, quelques pièces unies sont d'un 'clair de lune' bleu ciel. (source : Triennale de la Porcelaine Nyon, Suisse)
  95. Massier -
    Le premier «maître potier à terre » de cette dynastie fut Pierre Massier (1707 1748). Un siècle plus tard, nous retrouvions toujours ses héritiers à la tête de la fabrique, Jacques (18o6 1871) et son frère Jérôme (1820 19o8). Le premier eut deux fils, Clément (1844 1917) et Delphin (1836-1907), le second engendra Jean Baptiste. Les premiers, les Massier ont délaissé la traditionnelle céramique culinaire pour donner ses lettres de noblesse à la faïence d'art vallaurienne. En 1883, Clément abandonna la fabrique familiale de Vallauris pour s'établir à Golfe Juan où il engagea des décorateurs dont, en 1887, le jeune peintre Lucien Lévy mieux connu depuis sous le nom de Levy Dhurmer. La production des Massier est d'une grande variété tant de formes que de décors: vases antiques, «vases de Chine », animaux réalistes ou chimères... existent en «jaspés, flambés, transparents, poudrés d'or, tigrés, céladon » et superbes turquoises qui se trouvent dans les éléments architecturaux telles des balustres. Si Clément Massier, qui exposa à Paris en 1878 et 1889, se singularisa par des reflets métalliques, Delphin rechercha les teintes délicates et ne dédaigne pas de s'inspirer de Sèvres.
  96. Mennecy-Villeroy -
    Fabrique active de 1735 à 1777. Dates clés : - 1735 : création de la fabrique dans une ancienne tuilerie du château de Villeroy par François Barbin (Paris vers 1690 – Mennecy 1765), sous la protection de Louis François Anne de Neufville, duc de Villeroy. (François Barbin produisait de la porcelaine à Paris 33 rue de Charonne depuis 1720. Il en a été chassé par l’application du monopole concédé à Vincennes en 1734. L’établissement parisien sera conservé comme lieu de vente et pendant certaines années de finition des produits) - 1748 : suppression de la fabrique à l’occasion d’un agrandissement du château, installation à Mennecy, rue du Puits-Massé, - 1750 : association avec Louis Evrard, époux de Marguerite Barbin, fille de François Barbin, - 1752 : entrée dans l’entreprise du fils Jean Baptiste Barbin (Paris 1720, Mennecy 1765), - 1754 : décès de Louis Evrard, - 1762 : Jean Baptiste Barbin éjecte son père de l’entreprise et s’associe avec Louis Sourdeau (Corbeil 1726 - ), notaire et homme de confiance du duc de Villeroy, - 1765 : difficultés économiques, départ de Louis Sourdeau, décès de François, puis de Jean Baptiste Barbin, Marie Geneviève, sa veuve, reprend l’activité, - 1766 : pour arrêter les poursuites la manufacture est louée à Symphorien Jacques et Joseph Jullien, dirigeants de la faïencerie de Sceaux, - 1772 : la manufacture de Sceaux est transférée à Bourg La Reine, la production de Mennecy est réduite à des pièces en blanc qui sont décorées à Bourg La Reine, - 1775 : fin de la location, Marie Geneviève Barbin reprend l’activité, - 1777 : fin de l’entreprise. Production : On connaît 2 spécimens de faïence décorés de lambrequins bleus figurant au musée de Sèvres : une pinte aux armes du Duc de Villeroy datée de 1738 et marquée en bleu « DV » et « Pinte De Villeroy » et un pot à surprise daté de 1757. La pâte tendre de Villeroy Mennecy est d’une qualité exceptionnelle avec un blanc laiteux caractéristique. On ne connaît pas comment François Barbin qui ne savait ni lire ni écrire a pu apprendre à la maîtriser. Les décors initiaux étaient unis, à lambrequins bleus ou à l’orientale, kakiemon, comme à Chantilly jusqu’en 1752. A cette date apparaît la polychromie florale en guirlande ou bouquets sur fond lisse, de vanneries ou côtelé. L’or est rare car cher. Toutes sortes de pièces sont fabriquées : des fleurs à monter sur tige, de la platerie, des manches de couverts, des pièces de forme (vases Médicis, pots pourris), des boîtes-tabatières, des figurines etc. La marque DV, au début peinte, puis à partir de 1750-55 en creux permet d’identifier les pièces, mais toutes n’étaient pas marquées. Elle peut être accompagnée de minuscules qui sont probablement des numéros de séries. La marque a continué d'être utilisée pendant la location à Jacques et Jullien. Quelques pièces sont signées des noms des ouvriers comme les frères Mô. Bibliographie : - DUCHON Nicole. « La manufacture de porcelaine de Mennecy Villeroy », éditions Amatteis, 1988. - Wikipedia
    Fabrique active de 1735 à 1777. Dates clés : - 1735 : création de la fabrique dans une ancienne tuilerie du château de Villeroy par François Barbin (Paris vers 1690 – Mennecy 1765), sous la protection de Louis François Anne de Neufville, duc de Villeroy. (François Barbin produisait de la porcelaine à Paris 33 rue de Charonne depuis 1720. Il en a été chassé par l’application du monopole concédé à Vincennes en 1734. L’établissement parisien sera conservé comme lieu de vente et pendant certaines années de finition des produits) - 1748 : suppression de la fabrique à l’occasion d’un agrandissement du château, installation à Mennecy, rue du Puits-Massé, - 1750 : association avec Louis Evrard, époux de Marguerite Barbin, fille de François Barbin, - 1752 : entrée dans l’entreprise du fils Jean Baptiste Barbin (Paris 1720, Mennecy 1765), - 1754 : décès de Louis Evrard, - 1762 : Jean Baptiste Barbin éjecte son père de l’entreprise et s’associe avec Louis Sourdeau (Corbeil 1726 - ), notaire et homme de confiance du duc de Villeroy, - 1765 : difficultés économiques, départ de Louis Sourdeau, décès de François, puis de Jean Baptiste Barbin, Marie Geneviève, sa veuve, reprend l’activité, - 1766 : pour arrêter les poursuites la manufacture est louée à Symphorien Jacques et Joseph Jullien, dirigeants de la faïencerie de Sceaux, - 1772 : la manufacture de Sceaux est transférée à Bourg La Reine, la production de Mennecy est réduite à des pièces en blanc qui sont décorées à Bourg La Reine, - 1775 : fin de la location, Marie Geneviève Barbin reprend l’activité, - 1777 : fin de l’entreprise. Production : On connaît 2 spécimens de faïence décorés de lambrequins bleus figurant au musée de Sèvres : une pinte aux armes du Duc de Villeroy datée de 1738 et marquée en bleu « DV » et « Pinte De Villeroy » et un pot à surprise daté de 1757. La pâte tendre de Villeroy Mennecy est d’une qualité exceptionnelle avec un blanc laiteux caractéristique. On ne connaît pas comment François Barbin qui ne savait ni lire ni écrire a pu apprendre à la maîtriser. Les décors initiaux étaient unis, à lambrequins bleus ou à l’orientale, kakiemon, comme à Chantilly jusqu’en 1752. A cette date apparaît la polychromie florale en guirlande ou bouquets sur fond lisse, de vanneries ou côtelé. L’or est rare car cher. Toutes sortes de pièces sont fabriquées : des fleurs à monter sur tige, de la platerie, des manches de couverts, des pièces de forme (vases Médicis, pots pourris), des boîtes-tabatières, des figurines etc. La marque DV, au début peinte, puis à partir de 1750-55 en creux permet d’identifier les pièces, mais toutes n’étaient pas marquées. Elle peut être accompagnée de minuscules qui sont probablement des numéros de séries. La marque a continué d'être utilisée pendant la location à Jacques et Jullien. Quelques pièces sont signées des noms des ouvriers comme les frères Mô. Bibliographie : - DUCHON Nicole. « La manufacture de porcelaine de Mennecy Villeroy », éditions Amatteis, 1988. - Wikipedia
  97. mnha -
    Musée National d'Histoire et d'Art du Luxembourg
  98. Modèle artiste -
    Itinéraire Techniques Prix Expositions Collections publiques Articles de presse

    Background Technical notes Awards Exhibitions Public collections Press articles
  99. Mougin -
    Pierre et Joseph Mougin
  100. Nadia Pasquer -
    Présentation Vit et travaille à Morogues (F) Professeur de dessin à Paris jusqu'en 1972. En 1974 installation d'un atelier à Morogues et construction d'un four à bois pour le grès cuit à 1300°. Depuis 1989 pratique la cuisson et l'enfumage dans des fours à sciure. Technique Les "objets" sont des volumes clos, modelés autour d'un vide en grès de la Borne. La surface tendue est lissée et polie minutieusement en plusieurs étapes; condition essentielle pour obtenir un noir intégral au final avec la cuisson et l'enfumage à basse température (600,700°) dans des fours à sciure. Des engobes sont parfois employés pour nuancer le noir. Un tracé géométrique gravé, inscrit en surface une cartographie imaginaire. Des trous ponctuent la paroi de points lumineux qui sont autant de percées dans l'ombre du vide intérieur. Expositions Participation à de nombreuses expositions personnelles et de groupe en France et à l'étranger ainsi qu'aux biennales internationales de céramique de Châteauroux, Vallauris, Corée. Collections publiques et privées en France et à l'étranger Bibliographie Revue de la Céramique et du Verre, catalogues d'expositions,... Publications : édition ARgile, Bernard Palissy...
  101. Nicole Crestou -
    Née en 1957 à Vierzon, vit et travaille à Loye (Morogues). 1979-80 : Ecole des Beaux-Arts de Bourges 1988 : DEA d’Histoire de l’Art, Paris I Panthéon-Sorbonne 1993 : Doctorat en Arts et Sciences de l’Art, Paris I Expositions Expositions personnelles depuis 1982 à Paris et en province, dont les plus récentes : « Comme des anges » - galerie Pierre-Marie Vitoux (Paris, 1999), « Chemins de terre et d’eau » - Imagine (Flavigny sur Ozerain, 1999), « Prises de tête » - Galerie de l’Ancienne Poste (Toucy, 1999), « Figures » - Maison du Coulangeois (Coulanges la Vineuse, 2000) et régulièrement depuis 1989 Galerie Pierrre-Marie Vitoux (Paris), depuis 1997 Galerie de l’Ancienne Poste (Toucy). Depuis 1986, participation à de nombreuses expositions collectives et salons en France et à l’étranger. En 2002, Centre d'Art Contemporain A. Chanot à Clamart, Maison des Arts à Antony, Galerie Leila Mordoch Paris, galerie Pierre-Marie Vitoux à Paris ... Bibliographie 1987 : R. Perrot, Athéîsme esthétique catalogue Autographe 1989 : N. Crestou A terre perdue in revue Kheops 1991 : Y. Cothouit Marché de l'art et création catal. Jeune Peinture 1993 : R. Perrot regard critique, catalogue Jeune Peinture 1993 : S. Chaine A corps et terre perdus Catal. Le Corps 1996 : N. Bondil Sculpture Art du Modelage éd. Fleurus 1996 : R. Deblander Nicole Crestou in La Revue de la Céramique et du Verre 1999 : A. Grenon Nicole Crestou présence des anges, in Courrier des métiers d'art n°181 1999 : L. Harambourg Nicole Crestou, in Gazette Drouot 1999 : M. Ellenberger Nicole Crestou, catalogue terres crues 1999 : JJ Bailly Nicole Crestou cat. Espace Imagine 2001 : J. Rivais S'aimer ou se haïr... Cat. APCP en 2002 in revue Azart
  102. Niderviller -
    Historique : du 18ème siècle à nos jours : - 1735 : Anne Marie André-Defontaine, crée une faïencerie en complément d’une tuilerie existante avec la collaboration technique de Mathias Lesprit issu de la fabrique de Badonviller, - 1738 : Reprise de l’activité par Nicolas Bonneval, le directeur est Jean-Baptiste Malriat issu aussi de la fabrique de Badonviller (son frère Léopold a dirigé la manufacture de Sinceny), les ouvriers proviennent de Badonviller, Pexonne et Lunéville, - 1748 : Reprise de l’activité par Jean-Louis Beyerlé, directeur de la Monnaie de Strasbourg, début de la fabrication de petit feu, - 1751 : François-Antoine Anstett quitte Paul Hannong et Strasbourg pour rejoindre l’équipe, - 1759 : François-Antoine Anstett devient directeur de la manufacture, début de la production de la porcelaine dure, - 1770 : Adam Philippe, comte de Custine reprend l’activité - Vers 1772 : début de la production en « terre de pipe » ou faïence fine, - 1778 : François Lanfrey remplace François-Antoine Anstett à la direction de la manufacture (François-Antoine Anstett s’installe à Haguenau en 1779, et meurt en 1783), - 1779 : Charles Sauvage dit Lemire (ancien collaborateur de Cyfflé à Lunéville) dirige l’atelier de sculpture, - 1788 : premières copies des faïences fines anglaises, - 1802 : François Lanfrey rachète la manufacture (Le comte de Custine a été guillotiné le 29 août 1793, bien qu’ayant épousé les idées révolutionnaires et participé à la guerre d’Indépendance des Etats-Unis) et les moules de Cyfflé, - 1827 : Louis-Guillaume Dryander reprend l’activité et la concentre sur la faïence fine utilitaire, - 1886 : création de la société « Faïenceries de Niderviller et de Saint Amand », - 1906 : succursale en Suisse, - 1945 : redémarrage de l’activité par Gustabel Dryander/Banque Worms et une centaine de personnes, - 1972 : le groupe "Faïenceries de Niderviller et Saint-Amand" compte 700 personnes, 4 sites (Niderviller, Saint Amand dans le Nord, Sainte-Radegonde en Touraine, Pornic en Bretagne), - 1982 : rachat par SITRAM (casseroles émaillées), - 1984 : fermeture de Saint Amand, - 1986 : fermeture de Sainte Radegonde, - 1987 : reprise par une SCOP, - 1994 : cession de l’usine de Pornic à une association, - 1996 : reprise par Jean et Marc Jacquet. Effectifs : culminent à 200 vers 1790, plus que 15 en 1800 Principaux collaborateurs : Directeurs : - Jean Baptiste Malriat (directeur de 1738 à 1759) - François-Antoine Anstett (directeur de 1759 à 1779) - François Lanfret (directeur de 1779 à 1827) - G. Küpper (directeur de 1881 à 1899) - Jacob Flach (directeur de 1900 à 1923) - Paul Galliath, (directeur de 1923 à 1938) Ouvriers et artisans - Lövenfinck, Gottlieb Rothe, Jacob Ringler (Allemagne), - Jean-Pierre Anstett (1753-54, puis 1759 à 1769) - François-Michel Anstett (1759- ?) - Jean-Claude Remer, sculpteur de 1752 à 1754 - Jean-Baptiste Sonner 1759-1761 qui rejoindra Mennecy (1761-1763), puis Sceaux (1763-1767), à nouveau Niderviller (1767-1779), puis Les Islettes (1779- ?) - Joseph Seger , autrichien - Henri Killian, J. Deutsch peintres - Philippe Arnold, sculpteur, origine Frankenthal (1759-1778) - Charles Sauvage, dit Lemire (1759-67, puis 1778-?), origine Lunéville avec Cyfflé Production : 18ème siècle : La production de Niderviller est particulièrement soignée, avec un émail blanc pur parfaitement nappé et un camaïeu pourpre « de Cassius » très réussi et spécifique quand il est employé en camaïeu. Très caractéristiques sont les productions en trompe l’œil de gravures sur fond faux bois. Les fleurs (de qualité fine et contournée) s’inspirent des créations de Strasbourg. La qualité de la terre permet des modelés multiples, depuis de légers reliefs, jusqu’à des ajours imitant la vannerie. A citer aussi la production de sculptures : terrines en forme de poissons, bottes d’asperges, statuettes, groupes. Marques : - Marque NB pour Nicolas Bonneval de 1754 à 1770 - La période de Custine (1770-1793) est caractérisée par une marque aux 2C entrecroisés parfois surmontés d’une couronne. - Au 19ème siècle, on trouve successivement : - "L.-G. Dryander » - "Dryander Frères Niderviller" entourant un tampon aux armes de Lorraine - "S.A. Faïencerie de Niderviller" ou "Steingutfabrik Niederweiler A.G." avec écusson aux armes de Lorraine. Bibliographie : - C. Soudée Lacombe, Faïenciers et Porcelainiers de Niderviller au XVIIIème siècle, Le pays Lorrain, Nancy, 1984 n°1 - Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
    Historique : du 18ème siècle à nos jours : - 1735 : Anne Marie André-Defontaine, crée une faïencerie en complément d’une tuilerie existante avec la collaboration technique de Mathias Lesprit issu de la fabrique de Badonviller, - 1738 : Reprise de l’activité par Nicolas Bonneval, le directeur est Jean-Baptiste Malriat issu aussi de la fabrique de Badonviller (son frère Léopold a dirigé la manufacture de Sinceny), les ouvriers proviennent de Badonviller, Pexonne et Lunéville, - 1748 : Reprise de l’activité par Jean-Louis Beyerlé, directeur de la Monnaie de Strasbourg, début de la fabrication de petit feu, - 1751 : François-Antoine Anstett quitte Paul Hannong et Strasbourg pour rejoindre l’équipe, - 1759 : François-Antoine Anstett devient directeur de la manufacture, début de la production de la porcelaine dure, - 1770 : Adam Philippe, comte de Custine reprend l’activité - Vers 1772 : début de la production en « terre de pipe » ou faïence fine, - 1778 : François Lanfrey remplace François-Antoine Anstett à la direction de la manufacture (François-Antoine Anstett s’installe à Haguenau en 1779, et meurt en 1783), - 1779 : Charles Sauvage dit Lemire (ancien collaborateur de Cyfflé à Lunéville) dirige l’atelier de sculpture, - 1788 : premières copies des faïences fines anglaises, - 1802 : François Lanfrey rachète la manufacture (Le comte de Custine a été guillotiné le 29 août 1793, bien qu’ayant épousé les idées révolutionnaires et participé à la guerre d’Indépendance des Etats-Unis) et les moules de Cyfflé, - 1827 : Louis-Guillaume Dryander reprend l’activité et la concentre sur la faïence fine utilitaire, - 1886 : création de la société « Faïenceries de Niderviller et de Saint Amand », - 1906 : succursale en Suisse, - 1945 : redémarrage de l’activité par Gustabel Dryander/Banque Worms et une centaine de personnes, - 1972 : le groupe "Faïenceries de Niderviller et Saint-Amand" compte 700 personnes, 4 sites (Niderviller, Saint Amand dans le Nord, Sainte-Radegonde en Touraine, Pornic en Bretagne), - 1982 : rachat par SITRAM (casseroles émaillées), - 1984 : fermeture de Saint Amand, - 1986 : fermeture de Sainte Radegonde, - 1987 : reprise par une SCOP, - 1994 : cession de l’usine de Pornic à une association, - 1996 : reprise par Jean et Marc Jacquet. Effectifs : culminent à 200 vers 1790, plus que 15 en 1800 Principaux collaborateurs : Directeurs : - Jean Baptiste Malriat (directeur de 1738 à 1759) - François-Antoine Anstett (directeur de 1759 à 1779) - François Lanfret (directeur de 1779 à 1827) - G. Küpper (directeur de 1881 à 1899) - Jacob Flach (directeur de 1900 à 1923) - Paul Galliath, (directeur de 1923 à 1938) Ouvriers et artisans - Lövenfinck, Gottlieb Rothe, Jacob Ringler (Allemagne), - Jean-Pierre Anstett (1753-54, puis 1759 à 1769) - François-Michel Anstett (1759- ?) - Jean-Claude Remer, sculpteur de 1752 à 1754 - Jean-Baptiste Sonner 1759-1761 qui rejoindra Mennecy (1761-1763), puis Sceaux (1763-1767), à nouveau Niderviller (1767-1779), puis Les Islettes (1779- ?) - Joseph Seger , autrichien - Henri Killian, J. Deutsch peintres - Philippe Arnold, sculpteur, origine Frankenthal (1759-1778) - Charles Sauvage, dit Lemire (1759-67, puis 1778-?), origine Lunéville avec Cyfflé Production : 18ème siècle : La production de Niderviller est particulièrement soignée, avec un émail blanc pur parfaitement nappé et un camaïeu pourpre « de Cassius » très réussi et spécifique quand il est employé en camaïeu. Très caractéristiques sont les productions en trompe l’œil de gravures sur fond faux bois. Les fleurs (de qualité fine et contournée) s’inspirent des créations de Strasbourg. La qualité de la terre permet des modelés multiples, depuis de légers reliefs, jusqu’à des ajours imitant la vannerie. A citer aussi la production de sculptures : terrines en forme de poissons, bottes d’asperges, statuettes, groupes. Marques : - Marque NB pour Nicolas Bonneval de 1754 à 1770 - La période de Custine (1770-1793) est caractérisée par une marque aux 2C entrecroisés parfois surmontés d’une couronne. - Au 19ème siècle, on trouve successivement : - "L.-G. Dryander » - "Dryander Frères Niderviller" entourant un tampon aux armes de Lorraine - "S.A. Faïencerie de Niderviller" ou "Steingutfabrik Niederweiler A.G." avec écusson aux armes de Lorraine. Bibliographie : - C. Soudée Lacombe, Faïenciers et Porcelainiers de Niderviller au XVIIIème siècle, Le pays Lorrain, Nancy, 1984 n°1 - Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Strasbourg et Niderviller, Charles Massin, 2005.
  103. Nîmes -
    Centre historique dans le sud de la France
  104. Nyon Suisse -
    De 1781 à 1813 Dates clés : 1781 : Fondation par les peintres sur porcelaine J.J. Dortu (Berlin 1749 ; Carouge 1819, véritable globe-trotter de la céramique, puisque passé successivement par Berlin, Cassel, Ansbach, Saint-Petersbourg, Pontenx, Marseille Gaspard Robert et Stralsund) et F. Müller de Frankenthal. 1786 : Départ de Dortu qui retourne à Berlin, puis Cassel 1787 : Müller qui a tenté de transférer la fabrique à Genève est expulsé, retour de Dortu, création de la société Dortu et Cie en association avec Moyse Bonnard et Henry Veret 1789 : transfert de la fabrique au Crozet 1790 : transfert de la part de Henry Veret à son fils Bernard Henry 1795 : César Soulier reprend la part de Moyse Bonnard 1801 : départ de Bernard Henry Veret, arrivée de Samuel Veret, son frère, et César Monod 1813 : fin de l’activité de porcelaine, départ de Dortu pour Carouge, la manufacture se consacre à la faïence fine. 1830 : fermeture Production : Porcelaine de qualité parfaite, d’un blanc pur. Inspiration française (figurines) et allemande (décor aux bulbes). Marques : Marque au poisson en bleu de grand feu Bibliographie : Edgard Pélichet, Merveilleuse porcelaine de Nyon, La Bibliothèque des arts, Paris, c Editions du Grand Pont, Lausanne, 1973.
    De 1781 à 1813 Dates clés : 1781 : Fondation par les peintres sur porcelaine J.J. Dortu (Berlin 1749 ; Carouge 1819, véritable globe-trotter de la céramique, puisque passé successivement par Berlin, Cassel, Ansbach, Saint-Petersbourg, Pontenx, Marseille Gaspard Robert et Stralsund) et F. Müller de Frankenthal. 1786 : Départ de Dortu qui retourne à Berlin, puis Cassel 1787 : Müller qui a tenté de transférer la fabrique à Genève est expulsé, retour de Dortu, création de la société Dortu et Cie en association avec Moyse Bonnard et Henry Veret 1789 : transfert de la fabrique au Crozet 1790 : transfert de la part de Henry Veret à son fils Bernard Henry 1795 : César Soulier reprend la part de Moyse Bonnard 1801 : départ de Bernard Henry Veret, arrivée de Samuel Veret, son frère, et César Monod 1813 : fin de l’activité de porcelaine, départ de Dortu pour Carouge, la manufacture se consacre à la faïence fine. 1830 : fermeture Production : Porcelaine de qualité parfaite, d’un blanc pur. Inspiration française (figurines) et allemande (décor aux bulbes). Marques : Marque au poisson en bleu de grand feu Bibliographie : Edgard Pélichet, Merveilleuse porcelaine de Nyon, La Bibliothèque des arts, Paris, c Editions du Grand Pont, Lausanne, 1973.
  105. Paris, La Courtille, Locré, Russinger, Pouyat -
    A partir de 1770, le privilège de Sèvres cessant d’être appliqué, de nombreuses petites manufactures se créent à Paris, fabricant surtout de la porcelaine dure. A la fin du 18ème siècle, on en compte 27. Locré, rue Fontaine-au-Roy au lieudit La Courtille, appelée aussi Porcelaine Allemande, active de 1771 à 1840. Dates clés : 1771 : installation d’une fabrique par Locré de Roissy, qui avait travaillé en Allemagne, rue de la Fontaine-au-Roy 1773 : autorisation du lieutenant général de police pour l’ouverture d’une manufacture de porcelaine « allemande » 1777 : association avec Martin de Bussy, doyen des substituts du procureur général au Grand Conseil 1777 : Laurent Russinger, ancien sculpteur à Höchst et à Sceaux est nommé directeur 1784 : le privilège accordé à Sèvres est notifié, l’atelier est placé sous la protection du duc de Berry. 1787 : cession de la fabrique à Russinger, qui s’associe avec François Pouyat, ancien de Limoges. 1808 : dissolution de la société, reprise en gestion par les 3 fils Pouyat. 1810 : reprise en pleine propriété par les fils Pouyat 1816 : association avec Guillaume Le Bourgeois, propriétaire de la verrerie de Fours dans la Nièvre 1823 : vente à Pierre Saucède 1840 : fin d’activité Production : La production de la manufacture est considérée comme d’excellente qualité par la finesse la couverte et la qualité de l’or. La terre provient de Limoges, puis à la fin du 18ème de Cherbourg et Valognes en Normandie Marques : Torches ou flèches croisées, la pointe en bas. Bibliographie : Geneviève Le Duc et Henri Curtil, Marques et signatures de la porcelaine française, Charles Massin, Paris , 1970 Régine de Plinval de Guillebon, Porcelaine de Paris 1770-1850, Office du Livre Fribourg, Editions Vilo Paris, 1972.
    A partir de 1770, le privilège de Sèvres cessant d’être appliqué, de nombreuses petites manufactures se créent à Paris, fabricant surtout de la porcelaine dure. A la fin du 18ème siècle, on en compte 27. Locré, rue Fontaine-au-Roy au lieudit La Courtille, appelée aussi Porcelaine Allemande, active de 1771 à 1840. Dates clés : 1771 : installation d’une fabrique par Locré de Roissy, qui avait travaillé en Allemagne, rue de la Fontaine-au-Roy 1773 : autorisation du lieutenant général de police pour l’ouverture d’une manufacture de porcelaine « allemande » 1777 : association avec Martin de Bussy, doyen des substituts du procureur général au Grand Conseil 1777 : Laurent Russinger, ancien sculpteur à Höchst et à Sceaux est nommé directeur 1784 : le privilège accordé à Sèvres est notifié, l’atelier est placé sous la protection du duc de Berry. 1787 : cession de la fabrique à Russinger, qui s’associe avec François Pouyat, ancien de Limoges. 1808 : dissolution de la société, reprise en gestion par les 3 fils Pouyat. 1810 : reprise en pleine propriété par les fils Pouyat 1816 : association avec Guillaume Le Bourgeois, propriétaire de la verrerie de Fours dans la Nièvre 1823 : vente à Pierre Saucède 1840 : fin d’activité Production : La production de la manufacture est considérée comme d’excellente qualité par la finesse la couverte et la qualité de l’or. La terre provient de Limoges, puis à la fin du 18ème de Cherbourg et Valognes en Normandie Marques : Torches ou flèches croisées, la pointe en bas. Bibliographie : Geneviève Le Duc et Henri Curtil, Marques et signatures de la porcelaine française, Charles Massin, Paris , 1970 Régine de Plinval de Guillebon, Porcelaine de Paris 1770-1850, Office du Livre Fribourg, Editions Vilo Paris, 1972.
  106. Parisi Salvatore -
    Salvatore Parisi Céramiste- sculpteur- peintre- performer La Terrasse, 5 bis avenue Jean de la Fontaine, 06100 NICE, France, tél. 0033 (0)6 24 49 21 91 Repères biographiques : Né le 16 avril 1953. D'abord tourneur-façonnier parcourant la France et l'Italie dans différents atelier, Salvatore Parisi débute son activité de céramiste chez Benoît Blanc à Vaison la Romaine. En 1977, il reçoit une bourse de la Société d'Encouragement aux Métiers d'Art, et travaille avec le maître céramiste Paul Badié. Il ouvre son propre atelier à Tourettes sur Loup en 1980. Vit et travaille à Nice. L’œuvre : Le travail de Salvatore Parisi va de la miniature au mural d'architecture intérieure et extérieure (30 m2 pour la ville de Gardanne en collaboration avec le peintre Henry Baviéra en 1977 ). Son dernier travail mural, Salvatore Parisi le réalisa en lave émaillée (6 m2 en extérieur pour la ville de Vence avec l'artiste Alain Diracca en 1995). Il organise à Pâques 1998 pour plusieurs céramistes une rétrospective «50 ans de céramique contemporaine» à Tourrettes sur Loup, préfacée par Antoinette Hallé (directrice du musée national de la céramique à Sèvres ). Salvatore Parisi, homme de dialogue et d'échange, aime aussi ouvrir son atelier à d'autres artistes. Ensemble, des créations sont nées à la suite d'inspirations fructueuses avec Arman, J-C Blais, H. Baviéra, César, R. Courtright, J. Diffring, A. Diracca, JP Gault, B. Pagès, M.Piano, Seund Jha Rhee, R. Soardi, Mitch Waite. En 1991, il est auditeur libre à libre la Villa Thiole à Nice et commence une activité de peintre et dessinateur influencée par de nombreux voyages en Asie. Il réalise en 1992 la commande Trophée « Produits Roche » à Paris. Il participe à de nombreuses expositions tant collectives que personnelles et collabore régulièrement avec des galeries parisiennes, du sud de la France et d’Italie. Expositions : Lauréat du prix Madoura en 1990 à la XIIe Biennale internationale de céramique de Vallauris, sa sculpture figure dans la collection du musée Magnelli dans cette même ville. Deux autres œuvres furent entre-temps acquises par le musée national de Sèvres en l'année 2000. Une exposition personnelle de son œuvre peint « Palimpsestes », sur laquelle il œuvra une année entière, lui fut offerte par la ville de Vence en septembre 1998. Expositions collectives : 1985 : « De Terre, d'eau et de feu », La Malmaison, Cannes 1990 : « Foire internationale d'art contemporain » Art Jonction Nice / Galerie AO Antibes 1995 : « SAGA » Grand Palais Paris / Editions Laurié Dubé 1998 : « Expression Terre » 10 artistes céramistes, Château de Tourrettes sur Loup 1998-1999 : Musée d'art moderne Pusan, Corée du Sud – échange musée Pusan-Carros (catalogue) 2000 : « Objet de l'art – Art de l'objet », Galerie Beaubourg M. et P. Nahon, Vence ; premier marché de la pièce unique, Vallauris, 2002 : XVIIIe biennale internationale de céramique de Vallauris, deuxième marché de la pièce unique, Vallauris, 2005 : Une collection nationale / Exposition des Acquisitions / 50 ans de céramiques contemporaines françaises, Musée national de la céramique de Sèvres (Catalogue), 2006 : Galleria Gagliardi / San Giminiano-Taormina / Italie. Expositions personnelles : 1979 : « De l'organique au spirituel », FIAP Paris 1981 : « Terre Vivante » chez Roger Collet Vallauris 1984 : « Cassure », Château de Tourrettes sur Loup 1990 : « Fragments d'une Mémoire », Galerie AO, Antibes 1998 : « Palimpsestes », Chapelle des Pénitents Blancs, Vence 2006 : « Parisi in Paris », Galerie XXI Michel Blachère, bd Raspail, Paris 2009 : « Baous et Rious », Le Hang'art Jacques Fromanger, Draguignan 2011 : « Chemins de Terres », Fondation André Iperti, Vallauris 2012 : « 3 dates – 3 artistes – 3 profils/// », Musée d'histoire et de céramiques, Biot. Commandes publiques, acquisitions : 1978 : Assiste Henri Baviéra Peintre / animation murale 30 m2 céramique Gardanne ( Bouches du Rhone ). Assiste Hans Spinner céramiste / Mural 70 m2 lave émaillée pour V. Adami / ateliers Fondation Maeght 1990-1992 : Acquisitions sculptures et Trophée / Produits Roche / Paris Ile de la Jatte 1995 : Collaboration Alain Di Racca / Mural lave émaillée 6 m2 cimetière de la Sine Vence et St Paul de Vence 1998-1999 : Vente publique étude Maître Ph. Palloc Nice 2000 : Achat de l'état 2 sculptures / Musée national de la céramique de Sêvres 2003 : Acquisitions sculptures / Pierre Staudenmeyer / Mouvements Modernes – Néotu / Paris Œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques. Galeries : Laure Matarasso / Nice Galerie Beaubourg / Marianne et Pierre Nahon Galerie des Docks / Nice Port Paola Lumbroso / Marché Vernaison St Ouen Galerie XXI / Michel Blachère bd Raspail Paris Galleria Gagliardi / San Giminiano-Taormina / Italie Galerie Le Hang'art / J. Fromanger Draguignan Galerie Artisyou / St Tropez-Paris Galerie Capazza / Grenier de Villâtre Nançay Galerie Quincampoix / Paris Aphorismes personnels : « Créer, c'est saisir l'insaisissable entre le temps et l'espace. » « L'art n'est pas qu'une esthétique, c'est aussi un engagement personnel au quotidien, un vrai marathon, comme l'AMOUR, avec ses joies et ses peines. » « INTELLIGENCES PARALLÈLES ». Ma pratique quotidienne de la céramique depuis bientôt quarante ans ainsi que diverses informations me poussent à considérer que nous sommes issus des « poussières d'étoiles ». Toutes les matières présentes sur cette « Terre » proviennent d'un même programme universel, toutes aussi intéressantes que mon choix « céramique ». Méritant d'être associées, elles participent d'un même processus actif moléculaire, atomique, leur donnant à chacune son identité, tout comme pour notre existence, résultat de l'évolution terrestre actuelle. Ces deux « programmes » ou « intelligences parallèles » (visibles ou microscopiques) Nature-Homme , ces « épousailles » ressemblent à une composition musicale, ( mélodie et accompagnement ). Qui est la mélodie ? Qui est l'accompagnement ? Les œuvres « mariées », « accouplées », « restaurées », « matières à réflexions » présentées en terre cuite et agate ou améthyste, terre cuite et bois, ou plâtre, bronze, ciment, verre ou macadam, expriment « l'art du feu » résultant d'un côté du savoir-faire humain et d'autre part d'un long processus de refroidissement issu du chaos volcanique, tellurique, traversant le « noyau terrestre ». « Cette modeste leçon de choses » « Cette vision bouddhiste rejoignant par là-même une sensibilité écologiste » « Quête intérieure – Quête extérieure » Est-elle l'ADN de l'Art ? Salvatore PARISI, Nice le 1er août 2011 » « FRAGMENTS d'une MÉMOIRE, entre le temps et l'espace. Sculptures – céramiques La matière possède des codes précis, qui sont transmis à l'Homme, puisque celui-ci est issu de cette matière. Ensuite il les transcrit à l'extérieur par différents moyens. Il ne fait donc que transmettre sa mémoire, bien qu'il existe différentes mémoires. Les impressionnistes ont radiographié leur champ de vision sans appareil photo, rien que par l'intermédiaire de leurs pinceaux. Les cubistes ont disloqué les formes bien avant la découverte de l'atome. Les abstraits n'ont fait qu'exprimer l'infiniment petit et l' infiniment grand, sans avoir besoin de microscopes ou de lunettes optiques. La bande magnétique fut inventée bien avant la découverte de l'ADN. Ce qui prouve que ces intuitions, inscrites potentiellement dans l ' Homme, sont ensuite confirmées scientifiquement. Actuellement, après les rupestres, Gutenberg, nous utilisons l'offset, le laser, la lumière pour laisser des traces. Nous sommes donc passés de l'utilisation d'un corps solide à la lumière. Matière Antimatière. Quels que soient les moyens, aujourd'hui, notre préoccupation terrestre, artiste ou pas, est de perpétrer, perpétuer notre mémoire… Quand j'ai tout dit, après les mots, il ne reste que la mémoire, mes « Traces de Mémoire » . Salvatore PARISI Vence avril 1990 » Témoignages : Alain di Racca, Nice 1998 : « …... de l'amitié...... Comment aborder ce personnage, SALVATORE PARISI ? De façon directe, tel qu'il est souvent. Gentiment maladroit, à l'esprit vif, rusé, instinctif, cet homme a une forte personnalité et le cœur ouvert. Il serait supportable si son sang de méditerranéen du sud ne lui jouait pas des tours : mais alors, serait-ce encore Lui ? Avec Lui on ne s'égare pas, tout tourne autour de Salvatore Parisi. Cela est plutôt positif, sauf quand il devient ennuyeux parce que ça tourne à l'égoïsme têtu. Têtu, c'est un adjectif qui lui va très bien, ce peut être une de ses qualités, tout comme sa curiosité et son sans-gêne. Tout cela ne se voit pas dans sa poterie, il est un excellent tourneur-façonnier et céramiste, ni dans sa sculpture de terre, cependant tout est présent dans l'équilibre de ses formes et la délicatesse de ses couleurs. Il serait « précieux » s'il était originaire de l'Italie du Nord, tandis que la rusticité du Sud révèle dans ses œuvres la sensibilité de l'homme. Depuis qu'il a quitté Tourrettes sur Loup et après plusieurs voyages aux Indes, Salvatore Parisi s'adonne, ensuite en 1995, à la peinture. Ses créations, d'abord hésitantes, ont été rapidement décantées de leurs sources d'inspiration pour ne conserver que la recherche d'une expression personnelle. Avec l'amélioration de sa technique, la découverte de nouvelles formes picturales et un questionnement intériorisé, Salvatore Parisi s'est placé sur le chemin de la création et de l'expression personnelle. Si cet artiste parvient à surmonter rapidement, comme nous l'en savons capable, l'angoisse propre à tout créateur, nous le verrons souvent, pour notre grand plaisir, dans les différents lieux du monde des arts. » André Verdet, 10 novembre 1999 : « SALVATORE PARISI OU D'UNE ABSTRACTION ENCHANTÉE Céramiste de haute tenue plastique, le peintre Salvatore PARISI mêle son instinct inné d'artiste à un très profond besoin de connaissance culturelle, civilisationnelle dirai-je, dont les diverses ramifications s'étendent parfois jusqu'à des représentations plastiques folkloriques, dont l'intensité demeure vive, toujours en prise sur un temps, un espace bien vivant. ….. Et par là, Salvatore PARISI, ce chercheur rejoint dans ses inventaires des inventeurs exemplaires, géniaux dans la mise en place de leur liberté éminemment poétique. Je nomme ici Paul KLEE et Joan MIRO si proches par la liberté spatiale et la grâce terrestre qui transcendent leurs travaux. Salvatore PARISI a su sublimer ses recherches, ses influences et les acquis, ce qui nous vaut des toiles, des gouaches, des dessins qui relèvent d'une « abstraction enchantée », autonome, dont l'avenir augure d'un art qui sera toujours à l'écoute à la fois d'un passé culturel et aux avants postes du futur. » Jean Paul Van LITH, Biot, le 19 mars 2004 : « SALVATORE PARISI ENTRE PEINTURE ET CÉRAMIQUE Comment parler de Salvatore Parisi sans tomber dans les considérations d'une critique « peu cri- tique », si présente dans les trop nombreux textes sur l'art contemporain ? A force de chercher le pourquoi et le comment du travail d'un artiste, on en oublie souvent le fondement de toute oeuvre, à savoir le plaisir et la nécessité du « faire ». Le « Salva » d'alors, petit jeune à la recherche d'expériences, je l'ai rencontré à La Borne, dans le Berry en1977. Toujours de bonne humeur, prompt au coup de main et prêt à la rencontre des autres, il n'était pas le « bourlingueur » qu'il est devenu depuis. Plus proche de l'autodidacte que de l' élève en céramique, il a appréhendé le tournage en poterie après s'être essayé dans un CA P d'usinage des métaux, et c'est un bon début. La pratique de la céramique exige une approche technique indispensable. Avant de jouer les artistes, on apprend le métier, par la suite l'on se rend compte si l'on travaille avec acharnement que ce métier devient Art et même grand Art. Salvatore, comme beaucoup d'autres, doit en passer par là. Son ascendance italienne conjuguée à son éducation française le poussera à construire les formes. Avec le feu, pas de triche: la pièce mal conçue et c'est la casse ou le ratage. La céramique c'est aussi la matière, les textures, c'est le royaume de l'empreinte. Par l'argile, Parisi découvre ces possibilités qu'il exploitera par la suite, dans l' usage du papier froissé, du carton encollé de sable, en terrier un peu bourru mais néanmoins raffiné. S'il a besoin de mots bizarres, tels que palimpsestes, il souhaiterait à coup sûr être considéré comme l'arpenteur ou le cartographe du monde qu'il parcourt depuis plusieurs années par curiosité naturelle. Curiosité qu'il cultive de peur de se poser. Sa collaboration avec de nombreux artistes connus et reconnus ouvrent des horizons à l'assis- tant. Salva se fait la main et on le trouve partout où il se passe quelque chose. Dans la céramique, son problème est de se démarquer des grands créateurs actuels. Il est difficile de prendre son autonomie. Les biennales de la Céramique sont justement là pour voir s'affirmer les nouveaux talents. Salva comme les autres en passe par là et avec succès. En fait ce créateur, débordant de choses à dire, se met souvent à l'écriture par besoin impérieux de ressortir tout ce qu'il emmagasine dans les nombreuses expériences qu'il tente. Se calmera-t-il un jour ? Je ne lui souhaite pas, et bon vent pour les routes à venir ! » Jean FORNERIS, Nice – Juin 2002 : « SALVATORE PARISI « Nos mémoires arpentées » Double, ce que je vais vous dire : tantôt l'Un croît pour seul être, De plusieurs qu'il était, tantôt il se sépare et devient pluriel, d'un qu'il fut. Empédocle Le parcours créatif de Salvatore Parisi – à la fois diversifié et d'une singulière cohérence – illustre de manière exemplaire l'antique lien entre le métier et la « forme », la « fabrication » et l'art, là où a résidé à l'orée des Temps Modernes, la mutation de l'artisan en artiste, du « manuel » en « démiurge ». Parisi a singulièrement brouillé les frontières entre l'artisanat et l'art, débat fondamental. En effet, son apprentissage se fait en relation étroite avec l'élément terre, avec les arts du feu dont il décrypte peu à peu les moindres secrets, cuissons, glaçures, couleurs. C'est ainsi qu'il débute, dès 1973, à Vaison la Romaine dans l'atelier de Benoît Blanc. Il ne s'agit pas d'abord de se complaire dans une certaine délectation esthétique, si fascinante soit-elle. Mais au contraire, à pleines mains – au sens propre comme au sens figuré – Parisi affronte l'argile, sa malléabilité, ses infinies possibilités et ses pièges aussi. Ne s'est-il pas alors approprié, à sa manière, les quatre éléments de la «physique » grecque, les arts du feu – saluons ici le penseur Empédocle pour lequel toute chose est composée de ces quatre éléments – unissant en un même souffle Eau – Terre - Air – Feu ? Parisi n'a-t-il pas des origines siciliennes, à l'instar d'Empédocle d'Agrigente, aux prises avec les forces chtoniennes, et dont la biographie mythique nous dit qu'il se précipita dans le feu divin de l'Etna, abandonnant au bord du cratère ses propres sandales ? Toujours à l'orée du mythe, la formation de Parisi n'est pas très éloignée de l'idéal des anciens « compagnons » ; le compagnonnage, société initiatique de solidarité et d'apprentissage, à condition d'être « pensée » comme référence « imaginaire », rend bien compte de l'idéal de formation selon Parisi, une formation au plus près de la matière, au plus près d'une compréhension quasi-bachelardienne de celle-ci. Fort de l'attribution d'une bourse en 1977 Parisi perfectionne son art dans l'atelier de Paul Badié à Vence, l'année suivante il met en place une animation murale en céramique de 30 m2 à Gardanne avec Henry Baviéra. Sa création s'affranchit des formes traditionnelles, des références « utilitaires », ainsi espace et couleurs s'affrontent en un dialogue qui transcende largement tout à la fois peinture et sculpture. Homme de dialogue et d'échange, Salvatore Parisi aime ouvrir son atelier à d'autres artistes. Ensemble, des créations sont nées à la suite de collaborations fructueuses avec Arman, J.C Blais, H. Baviéra, César, Courtright, J. Diffring, A.Di Racca, J.P Gault, B. Pagès, M. Piano, Seund Jha Rhee, R. Soardi, M. Waite. C'est ainsi que notamment il a oeuvré sur des compressions – céramiques « Pour César » (1990) exposées à la galerie Beaubourg à Vence, Marianne et Pierre Nahon, d'autres pièces ont rejoint les collections du musée national de céramique de Sèvres et du musée Magnelli de Vallauris. Les formes vont s'engendrer – véritable genèse – au gré d'une évolution libre et cohérente à la fois. Les réalisations initiales, vases, puis bouteilles s'affranchissent des stéréotypes. Aussi à la fin des années 70 naissent boules, sphères, oeufs cosmiques, créations débarrassées de toute référence utilitaire. De multiples et complexes manipulations génèrent de véritables métamorphoses, insufflant la vie à une matière prétendument inorganique : d'où depuis 1980 prolifération des pains, graines, gangues, éclosions, éruptions, autant de références plus ou moins explicites à Empédocle d'Agrigente. Les éclosions constituent une sorte de clôture entre la sphère et les stèles à venir. De 1982 à 1989 les stèles vont jouer un rôle majeur tant par leur qualité plastique que par leurs potentialités tendues vers une future activité picturale. La stèle ne se présente-t-elle pas sous la forme d'une feuille en train de se déployer ? Incisée – porteuse de signe, voire signe elle-même – elle devient faille. Cette cassure, au début des années 90, véritable déchirure, évite toutefois la rupture. L'œuvre sur la faille génère portes et passages. Quand la stèle est coupée de profil ou latéralement, elle devient alors « fragment de mémoire » ; elle est ainsi porteuse de toute une histoire, tant celle des pérégrinations physiques ou mentales, mobiles ou immobiles de Parisi, que celle de la Terre elle-même, avec ses tumultes, ses morcellements, ses catastrophes, une histoire immémoriale qui l'a façonné. Au-delà de ses biens réels voyages- en particulier en Asie – n'est-il pas le voyageur immobile, adepte du « mouvement de l'homme immobile » décrit par Bachelard dans sa « Poétique de l'espace » ? Ce travail sur la terre – en dialogue avec la Terre – est répétons-le essentiel. Œuvrer sur la terre, c'est contempler tout un vaste paysage, là où le microcosme synthétise énigmatiquement le macrocosme. Le fragment est secrètement porteur de la totalité. C'est ainsi que les stèles et leurs multiples variations constituent une ouverture sur l'univers et sur l'homme lui-même, sur l 'infiniment petit et l' infiniment grand, en un mouvement quasi-pascalien. Stèles et plaques, à leur façon, racontent l'histoire d'un homme né de la matière et dont le destin est d'y retourner. Salvatore Parisi est un vrai « terrien », il est celui qui a pleinement conscience d'appartenir à la Terre, au Cosmos, grain de poussière; en cela il est bel et bien « terre à terre », nonobstant de la signification péjorative de cette expression; ou plutôt il donne ses lettres de noblesse à cette osmose terrienne qui loin d'être seulement au raz du réel, de la Terre, n'exclue pas tant s'en faut le regard élevé, arpenteur, ce qui est « vu du ciel » et qui donnera forme à ses cartographies où s'affrontent cartes bien réelles et topologies imaginaires. Le voyage – thème éminemment récurent de l'artiste – est conçu comme un parcours initiatique; il est une rencontre entre notre expérience quotidienne, son espace banalisé, et l'incommensurabilité d'un espace intérieur, d'un espace spirituel . Cette double face de l'arpentage, tant physique que psychique, parcourt toute son œuvre, depuis ses premières réalisations autonomes, issues de l'art du feu, jusqu'aux récentes cartographies-collages. A partir de 1996, après une année sabbatique en Inde, ses recherches picturales vont donner forme à un travail particulièrement foisonnant – utilisation de technique mixte, papier, bois, sable – des créations justement appelées Palimpsestes tels quelques grimoires, ou quelques fragments d'une archéologie fantastique, fragments arrachés à la terre, telles quelques cartes imaginaires, promesses de voyages non moins imaginaires. S'appropriant certaines techniques surréalistes, Parisi devenu peintre réalise dès 2000, de grands frottages, à partir des accidents d'une rue pavée ou d'un sol d'atelier, le hasard engendrant des formes sur lesquelles l'imagination peut s'y projeter et y lire objets et figures. Parallèlement, ses cartographies, déjà évoquées agrègent cartes bien réelles, d'abord bien identifiables et frottages au riche chromatisme. Ce travail sur la couleur n'est d'ailleurs pas sans évoquer les expériences d'irisations propres aux émaux de ses terres cuites. « Déréalisées », devenues fantastiques, ces cartographies paraissent issues de quelque laboratoire, de quelque observatoire astronomique, et nous invitent à parcourir de fabuleux et fascinants espaces. Volontairement anti-figuratif depuis ses débuts, afin d'éviter le narcissisme, dépasser les apparences et traverser le «Voile d'Isis », Parisi renoue récemment avec la représentation du corps, trop souvent galvaudée par le pouvoir politique et religieux. Actuellement, ce travail sur le corps se concrétise particulièrement en des frottages-papiers – empreintes anatomiques - et en céramique, par des personnages hiératiques, « sismographies digitales » monolithiques, pourtant précaires, indéniablement apparentées aux stèles – le « totem » n'est-il pas l'image projetée de soi-même ? C'est ainsi que la figuration, annoncée par Salvatore Parisi dès ses débuts vers 1980 d'une manière inconsciente, prouve en lui que toute discipline, toute ascèse, est un mouvement d'éternel basculement – entre activité figurative et sa propre négation – véritable ressac artistique d'une marée fructueuse, véhiculant connaissance de l'art et de sa propre pratique, et re-connaissance de son propre-moi. » Frédéric ALTMANN, Chapelle des Pénitents-Blancs, Vence, « Palimpsestes », 15 septembre au 30 octobre 1998 : « Salvatore Parisi « Palimpsestes » Depuis sa rénovation par la ville de Vence, la chapelle des Pénitents-Blancs, témoigne avec bonheur des recherches contemporaines des artistes de notre région, avec de belles découvertes, mais aussi des confirmations. En accueillant jusqu'au 30 octobre l'œuvre du peintre et céramiste Salvatore PARISI, nous entrons avec force dans les recherches picturales du vençois d'adoption. Après vingt-cinq années de céramique, l'artiste nous montre une autre facette de ses possibilités artistiques. Beaucoup d'œuvres aux cimaises, de la figuration à l'abstraction, nous sommes séduits par le coloriste et puis nous passons dans son univers très méditerranéen. En préambule, il indique: « Créer, c'est saisir l'insaisissable entre le temps et l'espace » Et l'espace, Parisi, l'occupe avec une boulimie extrême, et pourquoi pas ? PARISI adore la matière qu'il malaxe, apprivoise avec une grande délectation. Il collabore pendant un temps avec les artistes: Arman, Baviéra, Blais, César, Courtright, Diffring, Di Racca, Pagès, Rhee, R. Soardi… Il était alors céramiste et l'aventure de la peinture arrive après tant d'années de réflexion. Avec ses cartes imaginaires Parisi, invite au voyage et comme un alchimiste, il tente, découvre, s'émerveille dans les territoires de l'œil, avec des couleurs incandescentes en naviguant entre le réel et l'imaginaire, laissant des traces de son passage. Patrick ROSIU l'auteur de sa préface, montre aussi des voies possibles dans un très beau texte « (….) Le travail du peintre commence là, dans cet étrange moment où le relevé topographique coïncide avec l'imaginaire …..La confrontation de la peinture aux voyages apporte une vision du monde que seule la mémoire favorise d'une façon inattendue.. Il emprunte aux lieux habituels sa matière première pour donner le ton, et les restitue avec la conviction intime que les traits posés, les surfaces ajustées, deviennent à chaque fois une part de ceux-ci ». Chaque œuvre en exposition, donne un signal, une autre vision du monde impalpable que nous appelons: POÉSIE ! » Patrick ROSIU, Vence, août 1998 : « CARTES IMAGINAIRES » La peinture a un lieu: l'atelier où se confrontent toutes les forces et tous les efforts nécessaires à l'acte pictural. Là, j'aperçois ce qui est en cours ou ce qui est fini. Peintures posées à même le sol, ou accrochées au mur. C'est le métier de peintre que je découvre chez Salvatore Parisi. Il lui vient certainement de la pratique de son œuvre céramique. Cette technique du mélange de l'eau, de la terre, de l'air et du feu, comportant une part d'alchimie lui permet de saisir le matériau avec mesure. Elle impose une rigueur au geste, à la pensée, à la réalisation et permet à l'œil du peintre de desserrer le jeu entre les surfaces et les reliefs. Le peintre est sculpteur, il gratte, creuse, troue, fouille, brise le matériau utilisé : bois, carton et papier. J'y perçois une polysémie en prise avec le temps. Maintenant s'affirment les formes et les récits. Ceux des lieux observés puis dessinés sur la feuille d'un carnet de croquis. A partir de ces premiers tracés savamment organisés le peintre décide d'établir une « topographie imaginaire du monde ». La carte apparaît, visible en ses contours et ses surfaces. La montrer revient à décentrer l'œil, et l'attirer vers les plis, les marges, les fonds de la peinture. Il y est question de son revers, et du rapport étrange qu'entretient celle-ci à l'espace et au temps. Dès son origine, la carte est le lieu de toutes les évasions possibles, celles par lesquelles l'imaginaire peut se réaliser. A partir de son tracé confondant l'image du monde avec le monde réel elle engendre parcours et fiction. Les signes nomment les territoires découverts ou conquis. Le peintre est alors navigateur. L'aventure de l'un vaut pour l'autre. C'est certainement cette inscription du monde que reprend à son compte Salvatore Parisi. La carte semble dresser un état des lieux de la peinture, montrant le jeu crucial entre l'espace réel et l'espace imaginaire. Alors, le dessin sur la matière ou en creux à la manière des graveurs conserve une trace visible de la présence du geste. Il est l'expression sensible de la mémoire, sable, papier, carton, sur lesquels le coloriste dessine, efface inlassablement, fait ou défait continuellement. C'est cette carte utopique que dresse Salvatore Parisi. Là où le langage s'entrecroise avec l'espace. Tous les trottoirs du monde ne se ressemblent pas. Il y en a de célèbres et de communs, je pense là à ceux de Buenos-Aires, ceux foulés par Borgès pensant à l'écriture des «Géographes » . Ces trottoirs-là nous livrent des rêves de danse où des pieds foulent sans cesse dans leur légèreté, entre ciel et terre, un dessin du monde à venir. Ce morceau de trottoir que les enfants prennent pour jeu d'équilibre en imaginant que leur vie pourrait basculer dans un vide jubilatoire s'ils venaient à tomber dans le caniveau. Rien de tout cela n'arrive, si ce n'est une part d'imaginaire s'enivrant dans cette marche de l'homme sur ce ruban de bitume surélevé où le bruit infernal de la civilisation vient se briser. La peinture impose en ses bords un silence introduisant le regard. L'œil danse. Toutes les sensations de l'esprit viennent puiser je ne sais quel fait d'existence. Le peintre, dans cette action du temps qui lui appartient, suivant sa manière de faire vibrer les fragments de surface imprégnés de sable coloré rehaussés à la peinture ou au pastel, laisse tous les parcours se découvrir. Les trottoirs sont les marges de la cité, avancées premières des demeures, jardins ou lieux secrets par où se dérobent les corps cherchant le repos et libérant une parole escamotée. Les Grecs les ont souvent empruntés, inventant la philosophie, comme si celle-ci était née de ce curieux mélange de la marche et de la parole appelant le corps dans cette pratique du dire. Le peintre récolte un état des choses, nous montre une part des traces qui lui sont nécessaires, couleurs, lumière, grain d'une matière brune claire ou foncée. Que cela soit en rupture, en déséquilibre ou non, le regard est frappé de plein fouet . Puis en s'arrêtant un moment, une autre surface s'impose à nous, paisible ou tumultueuse. Elle livre ce qui nous fait défaut, un attachement singulier à la présence du temps. Le regard déborde de tous côtés, tant le jeu des traces, des coupures, des fils, des recouvrements, appelle à être foulé par l'œil. Le travail du peintre commence là, dans cet étrange moment où le relevé topographique coïncide avec l'imaginaire. La confrontation de la peinture aux voyages apporte une vision du monde que seule la mémoire favorise d'une façon inattendue. Il emprunte aux lieux habituels sa matière première pour donner le ton, et les restitue avec la conviction intime que les traits posés, les surfaces ajustées deviennent à chaque fois une part de ceux-ci. La rose des vents oriente le peintre, installe les tracés et les contours, tout ce qui va être pour lui dans le jeu des superpositions, des reprises, des ajouts, une mise en fragments de la peinture, cette dimension visible que j'appelle, « territoire». L'œil traverse alors des espaces qui sont les amas, les déchirures, les croisements d'une pensée dissimulée à l'intérieur et au-delà des signes. Relever le défi des voyages en se penchant sur la carte, débusquer les failles ou les écueils, voilà tout le travail de l'artiste quand il surgit d'un seul coup. Allégorie, la figure impose sa dimension, sa trajectoire. Murs, fenêtres, portes sont ici les éléments du paysage pictural ouvrant la forme, provoquant des trouées entre le tableau découpé – lattes de bois assemblées ou feuilles de papier déchirées et cousues – ainsi que l'espace qu'il recouvre. Le tableau est une fenêtre ouverte sur le monde : cette conception de la peinture venant de la Renaissance trouve là sont juste écho, tant l'articulation des moments en jeu ici est une source où notre regard va puiser un instant mille petites sensations en mouvement. Salvatore Parisi découvre dans le jeu des éléments de sa création – sable - maculation – trouée – enclave – réserve – ligne – signe – ce qu'ils évoquent : le vent – le souffle – le chaud et le froid. Il pratique une sorte de langue secrète installant un paysage mystérieux, sorte de « paésine » - cette pierre aux motifs étranges servant de décor à la peinture dans l'Italie du Quattrocento - Il puise dans le minéral une dimension due aux accidents, imprévus, imperfections permettant à l'œil de s'engouffrer dans les multiples strates représentées. Dans la surface encore chaude et humide que les doigts du Géographe de Vermeer ont effleurée, Salvatore Parisi s'aventure, explorant les plis aléatoires du papier. Le ton gris du support (réserve nécessaire aux différents territoires peints) permet aux trajets de faire revivre les plus hallucinantes légendes. L'Homme invente son propre mythe. L'oiseau prend son envol. Son œil, maintenant y discerne ce qui est écrit de ce qui est peint. TANTRA, SURYA, CHAOS, PALIMPSESTE, COMÈTE, ces titres nomment le paysage permettant au regard d'y lire les aspects « diurne ou nocturne de la carte ».Décoller l'œil de l'esprit pour mieux accomplir les trajets, c'est amorcer une relation délicate et intime avec ce travail. Les étendues de couleur brune, ocre clair, lignes bleues ou surfaces blanches relancent l'œil pour qu'il trouve son accomplissement sur cette terre inconnue. Morceau de terre – celle des navigateurs – que les marins du haut de la vigie aperçoivent en s'écriant TERRE, TERRE, TERRE. ….TERRE luxuriante recelant tous les dangers ou appelant tous les rêves possibles, pouvant sauver un navire du manque d'eau et de vivres ou l'amener à sa perte. Terre étrangère incitant la main à la toucher, la caresser pour ressentir enfin sa présence. Définie par un méridien et un parallèle sur la carte, elle devient pour l'œuvre le dessous des cartes, « ceci est la couleur de mes rêves » disait Mirò. Le peintre-cartographe découvre le jeu existant entre lui et sa vision du monde, il déambule dans cette terre comme le marcheur de Giacometti s'orientant d'un pied ferme dans l'espace. Terre ou rêve, Salvatore Parisi travaille l'un et l'autre sans cesse. Passant de la couleur aux signes, il trace une voie secrète aboutissant à la pointe extrême d'un moment intérieur. Les signes, repères topographiques sont là comme des indications énigmatiques pour tout marcheur cherchant son chemin. De la nature à l'alphabet, Salvatore Parisi reprend à son compte le dialogue incessant existant chez Poussin ou Paul Klee, entre la lettre et la peinture, (signe, dessin, image, couleur). Loin de Buenos-Aires et de Borgès, nous poursuivons notre marche dans ces lieux. L'image, telle un voile de Maya, cherche à saisir quelqu'un. Le coloriste Salvatore Parisi peint quelque chose de l'effacement de l'être afin de libérer son énergie, celle qui permet à l'œil d'accomplir le trajet de son désir dans la réalisation du but de se « trouver lui-même ». Là se trouve le fil de notre regard. La question au centre de l'œuvre, OU SUIS-JE ?, dans les signes, les tracés, les couleurs, s'efface sous le vent. Quelques empreintes puis plus rien, l'homme disparaît. Le sable absorbe le voyageur-regardeur. Remuer, souffler, mouiller, cuire : ces actions du temps laissent apparaître quelque chose d'inachevé. La carte n'est plus qu'une feuille de papier. C'est à partir d'autres esquisses que le travail commencé ici se poursuit.
    Salvatore Parisi Céramiste- sculpteur- peintre- performer La Terrasse, 5 bis avenue Jean de la Fontaine, 06100 NICE, France, tél. 0033 (0)6 24 49 21 91 Repères biographiques : Né le 16 avril 1953. D'abord tourneur-façonnier parcourant la France et l'Italie dans différents atelier, Salvatore Parisi débute son activité de céramiste chez Benoît Blanc à Vaison la Romaine. En 1977, il reçoit une bourse de la Société d'Encouragement aux Métiers d'Art, et travaille avec le maître céramiste Paul Badié. Il ouvre son propre atelier à Tourettes sur Loup en 1980. Vit et travaille à Nice. L’œuvre : Le travail de Salvatore Parisi va de la miniature au mural d'architecture intérieure et extérieure (30 m2 pour la ville de Gardanne en collaboration avec le peintre Henry Baviéra en 1977 ). Son dernier travail mural, Salvatore Parisi le réalisa en lave émaillée (6 m2 en extérieur pour la ville de Vence avec l'artiste Alain Diracca en 1995). Il organise à Pâques 1998 pour plusieurs céramistes une rétrospective «50 ans de céramique contemporaine» à Tourrettes sur Loup, préfacée par Antoinette Hallé (directrice du musée national de la céramique à Sèvres ). Salvatore Parisi, homme de dialogue et d'échange, aime aussi ouvrir son atelier à d'autres artistes. Ensemble, des créations sont nées à la suite d'inspirations fructueuses avec Arman, J-C Blais, H. Baviéra, César, R. Courtright, J. Diffring, A. Diracca, JP Gault, B. Pagès, M.Piano, Seund Jha Rhee, R. Soardi, Mitch Waite. En 1991, il est auditeur libre à libre la Villa Thiole à Nice et commence une activité de peintre et dessinateur influencée par de nombreux voyages en Asie. Il réalise en 1992 la commande Trophée « Produits Roche » à Paris. Il participe à de nombreuses expositions tant collectives que personnelles et collabore régulièrement avec des galeries parisiennes, du sud de la France et d’Italie. Expositions : Lauréat du prix Madoura en 1990 à la XIIe Biennale internationale de céramique de Vallauris, sa sculpture figure dans la collection du musée Magnelli dans cette même ville. Deux autres œuvres furent entre-temps acquises par le musée national de Sèvres en l'année 2000. Une exposition personnelle de son œuvre peint « Palimpsestes », sur laquelle il œuvra une année entière, lui fut offerte par la ville de Vence en septembre 1998. Expositions collectives : 1985 : « De Terre, d'eau et de feu », La Malmaison, Cannes 1990 : « Foire internationale d'art contemporain » Art Jonction Nice / Galerie AO Antibes 1995 : « SAGA » Grand Palais Paris / Editions Laurié Dubé 1998 : « Expression Terre » 10 artistes céramistes, Château de Tourrettes sur Loup 1998-1999 : Musée d'art moderne Pusan, Corée du Sud – échange musée Pusan-Carros (catalogue) 2000 : « Objet de l'art – Art de l'objet », Galerie Beaubourg M. et P. Nahon, Vence ; premier marché de la pièce unique, Vallauris, 2002 : XVIIIe biennale internationale de céramique de Vallauris, deuxième marché de la pièce unique, Vallauris, 2005 : Une collection nationale / Exposition des Acquisitions / 50 ans de céramiques contemporaines françaises, Musée national de la céramique de Sèvres (Catalogue), 2006 : Galleria Gagliardi / San Giminiano-Taormina / Italie. Expositions personnelles : 1979 : « De l'organique au spirituel », FIAP Paris 1981 : « Terre Vivante » chez Roger Collet Vallauris 1984 : « Cassure », Château de Tourrettes sur Loup 1990 : « Fragments d'une Mémoire », Galerie AO, Antibes 1998 : « Palimpsestes », Chapelle des Pénitents Blancs, Vence 2006 : « Parisi in Paris », Galerie XXI Michel Blachère, bd Raspail, Paris 2009 : « Baous et Rious », Le Hang'art Jacques Fromanger, Draguignan 2011 : « Chemins de Terres », Fondation André Iperti, Vallauris 2012 : « 3 dates – 3 artistes – 3 profils/// », Musée d'histoire et de céramiques, Biot. Commandes publiques, acquisitions : 1978 : Assiste Henri Baviéra Peintre / animation murale 30 m2 céramique Gardanne ( Bouches du Rhone ). Assiste Hans Spinner céramiste / Mural 70 m2 lave émaillée pour V. Adami / ateliers Fondation Maeght 1990-1992 : Acquisitions sculptures et Trophée / Produits Roche / Paris Ile de la Jatte 1995 : Collaboration Alain Di Racca / Mural lave émaillée 6 m2 cimetière de la Sine Vence et St Paul de Vence 1998-1999 : Vente publique étude Maître Ph. Palloc Nice 2000 : Achat de l'état 2 sculptures / Musée national de la céramique de Sêvres 2003 : Acquisitions sculptures / Pierre Staudenmeyer / Mouvements Modernes – Néotu / Paris Œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques. Galeries : Laure Matarasso / Nice Galerie Beaubourg / Marianne et Pierre Nahon Galerie des Docks / Nice Port Paola Lumbroso / Marché Vernaison St Ouen Galerie XXI / Michel Blachère bd Raspail Paris Galleria Gagliardi / San Giminiano-Taormina / Italie Galerie Le Hang'art / J. Fromanger Draguignan Galerie Artisyou / St Tropez-Paris Galerie Capazza / Grenier de Villâtre Nançay Galerie Quincampoix / Paris Aphorismes personnels : « Créer, c'est saisir l'insaisissable entre le temps et l'espace. » « L'art n'est pas qu'une esthétique, c'est aussi un engagement personnel au quotidien, un vrai marathon, comme l'AMOUR, avec ses joies et ses peines. »
  107. Pâte d'or -
    Relief donné par une application de platre puis rehaussé d'or.
    Relief given by an application of gold platre then raised.
  108. Pâte P.A.A Sèvres -
    La pâte P.A.A. fut mise au point et entra en production en 1965. Ce 'nouveau' matériau est utilisé au moulage, calibrage et au coulage défloculé. Cette pâte fut mise au point grâce à l'apparition sur le marché de nouveaux kaolins de grande qualité. C'est ainsi que la Manufacture put réaliser alors à nouveau des pièces créées au XVIIIè et au début du XIXè siècle.
  109. Paul Badié -
    Né à Phom-Penh, au Cambodge, où il vit jusqu'à l'âge de dix ans. En 1959, il rentre au collège d'enseignement technique de Castelnaudary. Après sa sortie de l'école de céramique, il travaille dans diverses manufactures françaises, aussi bien que chez des artisans potiers, accumulant ainsi une expérience de toutes les techniques et de tous les matériaux. En 1973, il fonde son propre atelier dans le Midi, puis, en 1983, il s'installe en Bretagne, le long de la côte sauvage. Parallèlement, il participe à de nombreux salons et expositions, tant en France, (Nîmes, Saint-Paul-de-Vence, Vallauris, Paris), qu'à l'étranger, (Allemagne, Italie, Autriche, Suisse). Paul Badié maîtrise progressivement une gamme d'émaux remarquables : le vert ténu des céladons, les bleus de Chine satinés, les rouges profonds des sangs de bœuf, les bruns presque noirs des tenmoku, autant d'éblouissantes variations de ses émaux dont il habille ses formes très pures, rejoignant ainsi la haute tradition de la céramique millénaire.
  110. Petit feu -
    Procédé de pose du décor par cuissons successives à des températures de plus en plus basses sur un émail déjà cuit par une première cuisson. Contrairement à celle du «grand feu», la technique du «petit feu» permet de re-toucher le décor. Les oxydes métalliques en plus grand nombre sont mêlés à des fondants et utilisés comme peinture.
    Proceeded of installation of the decoration by successive cookings to increasingly low temperatures on an enamel already cooked by the first cooking. Contrary to that of the "large fire", the technique of the "small fire" makes it possible to improve the decoration. Metallic oxides in greater number are mingled with fluxes and are used like painting.
  111. Philippe Dubuc -
    Né en 1947, il commence la céramique dans les années 1970 ; en 1975, rencontre avec Akirc Tanimoto. Nombreuses expositions en France et à l'étranger, ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques.
  112. Philippe Favier -
    Né en 1957, Philippe Favier, peintre de formation vit et travaille à Saint-Etienne où il enseigne à l’école régionale des Beaux-Arts de cette même ville. L’ensemble des recherches de cet artiste ont toujours été conduite dans le sens d’une très grande “ acuité “ visuelle et le développement de modèle artistique susceptible de captiver l’oeil du spectateur par l’intermédiaire de motifs minuscules mettant en scène différentes situations. Citons l'auteur Rainer Mason à propos de l'oeuvre de Philippe Favier: 'Favier est un funambule par le style et l'esprit, un graveur de vanités, de chairs et de squelettes, un rêveur et un échotier du cirque planétaire, un moraliste et un comique caustique'. Ouvrage de Mason, 2001, p21.
  113. Pierre Aleschinsky -
    Pierre Alechinsky est née à Bruxelles en 1927, il fut l’un des pères fondateurs du mouvement CoBrA qui regroupa en son temps les artistes des villes de Copenhague, Bruxelles, Amsterdam au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ces hommes souhaitaient retrouver un automatisme dans le geste à travers la peinture et expérimenter leurs expressionnismes respectifs fondés sur l’instinct. Ce groupe d’artistes se tournèrent vers l’art africain - et sa sculpture - ainsi que vers les dessins d’enfants - comme l’avaient entrevu les surréalistes durant les années 20 - ce qui contribua à structurer l’esthétique du mouvement CoBrA. La reconnaissance de son talent et le succès de P. Alechinsky auprès des collectionneurs naquirent alors. Il en vint à étudier la calligraphie dans les années 1955 suite à un voyage qu’il entreprit au Japon. Il fit l’apprentissage de la peinture acrylique aux Etats-unis à New-York vers 1966. Sa volonté de trouver un médium adapté à sa manière rapide de peindre le conduisit à essayer de multiples techniques novatrices. La peinture acrylique lui permet de déployer ses talents de coloriste, il profite de la transparence du matériau pour peindre comme il dessine. Depuis 1980, P. Alechinsky s’est consacré de façon importante à l’eau forte présentant des travaux en bleu et blanc qui continuent d’alimenter le succès de cet artiste. Ses travaux pour la Manufacture de Sèvres sont la marque d’un succès attendu.
  114. Pierre Fouquet -
    1945 : (à partir de) expose au Salon d'automne, à la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon des artistes décorateurs, chez Rouard et à la Crémaillère. 1947 : Salon des artistes décorateurs. 1955 : Cannes : prix de la plus belle réalisation céramique attribué à la France. Anne Lajoix, LA CERAMIQUE EN FRANCE 1925-1947, 1983, Paris, Vilo.
  115. Pierre-Adrien Dalpayrat -
    1844 - 1910 Né à Limoges en 1844, il s'illustre comme céramiste d'art grâce à sa spécialité de grands vases décoratifs en grès flammés aux jaspures rouges ou verdâtres. Très vite, il renouvelle le mobilier de la table (tasses, soucoupes, théières...) en réalisant de "grandes pièces d'un galbe et d'une énergie de couleurs admirables" (Nouveau Larousse Illustré). Médaille d'or en 1900, il est membre du jury de l'Exposition la même année. Quelques-unes de ses oeuvres figurent aux catalogues des plus grands musées.
  116. Poncif -
    Procédé de report d'un motif à l'aide d'un calque piqué de trous laissant passer une poudre de charbon.
  117. Porcelaine -
    Céramique caractérisée par une pâte blanche et translucide. La porcelaine dure est constituée de kaolin, argile blanche très pure, de quartz, silice également très pure qui confère à la pâte sa translucidité, et de feldspath, qui agit comme fondant. La porcelaine tendre est composée d'un mélange complexe (mélange vitreux et pâte argileuse cuisant blanc) qui tente de remédier à l'absence de kaolin.
    Ceramics characterized by a white and translucent paste. The "porcelaine dure" consists of kaolin, white clay very pure, of quartz, silica also very pure which confers on the paste its translucidity, and of feldspath, which acts like flux. The "porcelaine tendre" is made up of a complex mixture (white mixture vitreous and paste argillaceous cooking) which tries to cure the absence of kaolin.
  118. Poterie vernissée -
    Céramique en argile commune poreuse, imperméabilisée par une glaçure translucide composée de silice et d'oxydes de plomb. Elle peut être colorée au moyen de divers oxydes métalliques.
    Porous common clay ceramics, waterproofed by a translucent glaze made up of silica and oxides lead. It can be coloured by means of various metallic oxides.
  119. Qualité "contournée" -
    Qualité « contournée » (18ème siècle et suivants) : Le décor est cerné d’un trait plus foncé obtenu à partir de l’application d’un poncif, puis complété de couleurs majoritairement en aplat en commençant par le pourpre, puis le vert, le bleu et enfin le jaune.
    Qualité « contournée » (18ème siècle et suivants) : Le décor est cerné d’un trait plus foncé obtenu à partir de l’application d’un poncif, puis complété de couleurs majoritairement en aplat en commençant par le pourpre, puis le vert, le bleu et enfin le jaune.
  120. Qualité "fine" -
    Qualité «fine » (18ème siècle et suivants) : Le décor est tout d’abord tracé d’un trait très fin qui disparait à la pose des couleurs. Le modelé et l’ombrage des couleurs sont donnés par touches successives au pinceau fin en commençant par le pourpre, puis le vert, le bleu et enfin le jaune.
    Qualité «fine » (18ème siècle et suivants) : Le décor est tout d’abord tracé d’un trait très fin qui disparait à la pose des couleurs. Le modelé et l’ombrage des couleurs sont donnés par touches successives au pinceau fin en commençant par le pourpre, puis le vert, le bleu et enfin le jaune.
  121. Rambervillers -
    Grès flammés 1900
  122. Rocaille -
    style décoratif de la Régence & du début Louis XV caractérisé par sa fantaisie décorative
  123. Rouen (17ème - 19ème siècles) -
    Rouen est le plus important centre faïencier du Nord de la France du XVIème siècle jusqu’au milieu du XVIIIème siècle. Les principales fabriques sont : • Masséot Abaquesne actif de 1535 à 1564 : connu pour la réalisation des pavements du château d’Ecouen pour Anne de Montmorency dans le goût italien vers 1540 et divers albarelli, chevrettes, gourdes, certains portant son monogramme. Sa veuve et son fils Laurent poursuivent son œuvre pendant quelques années après sa mort. • Edme Poterat actif de 1644 à 1687 : pièces dans le style italien « a compendiario », dans le goût de Nevers, de la Chine et de Delft. La manufacture passe ensuite aux mains de sa veuve Madeleine Lequieu (1687-1694), puis à son fils Michel (1696-1712), qui vend en 1710 à J-B Brebion, un voisin monnayeur du roi et entrepreneur de toiles, qui fait faillite et s'enfuit. Louise Boullenger, épouse séparée de Michel Poterat finit par en prendre possession en 1712, après une procédure d'un an au titre des dettes de son mari envers elle. De 1720 à 1740 c'est l’une de ses nièces avec son époux Charles Le Coq de Villeray qui dirige la manufacture. En 1740 Anne Jeanne Leboullenger achète la fabrique sur les conseils de son avocat qui deviendra son époux François René Dionis et la dirige jusqu'en 1770. Elle périclite ensuite et disparaît à la fin du XVIIIème. • Louis Poterat actif de 1674 à 1696 : produit notamment de la porcelaine tendre, mais emporte le secret de la fabrication avec se mort. L’entreprise est reprise par sa veuve Madeleine de Laval et son fils Louis II (1696-1719) puis vendue à Nicolas Fouquay (1720-1742), rachetée par les frères Desportes puis par la famille Heugue jusqu’en 1805. • Famille Heugue active sur la totalité du XVIIIème siècle. • Fabrique Levavasseur : Madeleine Loüe épouse en 1713 Jean Marie Levavasseur, puis en secondes noces en 1718 Jean Guillibaud. A cette date elle avait racheté en 2 fois à crédit la fabrique Guillibaud et en était la véritable propriétaire. Le dernier Levavasseur Philémon Jacques meurt en 1810, sa veuve épouse Amédée Lambert poursuit l’activité jusqu’en 1851. • Guillibaud : active à partir de 1714 appartenant à Jean-François Le Masson, parlementaire, sera l'une des plus fameuses sous Nicolas Malétra (1728-1747), qui créera l'année de sa mort son enseigne exposée au musée de Besançon : un cadran solaire monumental. Cette fabrique passa à Pavie, puis à Jourdain et s'arrêta en 1804. • Fabrique Caussy active de 1716 la fin du 18ème : Créée par Paul qui, voyant que son fils Pierre Paul ne rentrait pas du tour du monde qu’il avait entrepris, la donne à sa belle fille. A son retour Pierre Paul en prend la direction, mais pas la propriété. Ainsi au décès de la belle fille en 1759, la manufacture passe majoritairement à Pierre Clément et non à son père. Elle est vendue en 1760 à Charles Framboisier époux d’une demoiselle Heugue qui, devenue veuve, assure la direction de 1763 à 1786, puis de 1797 à 1800, entre ces 2 dates elle avait été donnée en location à Nicolas Bellanger. De son côté le petit fils de Paul Caussy, Pierre Clément développera une importante manufacture à Quimper (voir notice spécifique Caussy-Hubaudière). Peintres : • Chapelle : Pierre I (1673-1707) et Pierre II (1695-1760), le second attaché à la fabrique Poterat travaille aussi pour d’autres centres dont Sinceny (1741-1748) • Borne Claude : 2ème quart du XVIIIème et fabrique Dionis à partir de 1740, puis Sinceny, Tournai et retour à Rouen vers 1760 • Leleu : Fabrique de Nicolas Fouquay en 1742 Productions : • Au XVIIème siècle les pièces s’apparentent à la production de Nevers et de la Chine. • Fin XVIIème apparaît le fameux décor de lambrequins en broderies rayonnantes en camaïeu de bleu puis en polychromie à partir du début du XVIIIème. • Les décors à l’ocre niellé sont attribués à la période 1725 à 1735. • Vers 1720, les scènes de personnages se démarquent de l’influence de Nevers, les décors sont en plein, les silhouettes sont allongées, la polychromie vive (jaune, vert, bleu, rouge brique et noir). Une large bordure quadrillée vert à l'imitation de la Chine est à tort généralement attribuée à Guillibaud. Toutes les fouilles de manufactures en ont offert des tessons. Caussy s'en est fait une spécialité, souvent avec des scènes vivantes de personnages et des courbes, alors que chez Guillibaud, ce sont souvent des pagodes aux lignes raides. • Une production limitée de fonds de couleur est attribuée à la période 1720-30 (fonds noirs et chocolat), 1730-1740 (fonds bleus). • Les décors bibliques ou mythologiques de pièces de prestige sont datés 1725-1740. • Enfin le style rocaille se développe de 1745 à 1770 environ (carquois, corne d’abondance…). • Petit feu : sous l’influence de l’Est et de Sceaux la fabrique Levavasseur produit dans le dernier quart du XVIIIème des pièces rocaille où le pourpre domine dans des bouquets serrés, et des scènes de genre « aux marchands levantins ». • A côté des pièces de luxe, la production a aussi concerné des pièces économiques en brun-brun, brun-blanc, jaspé, veiné, les fabriques ont pour nom Flandrin, Macarel, De La Mettairie. • Rouen handicapé par le coût du bois, les difficultés sociales et n’ayant pas réussi dans la porcelaine et la faïence fine décline rapidement à la fin du XVIIIème siècle et disparaît au milieu du XIXème. (Avec l’aimable participation de M. Christian de la Hubaudière)
    Rouen est le plus important centre faïencier du Nord de la France du XVIème siècle jusqu’au milieu du XVIIIème siècle. Les principales fabriques sont : • Masséot Abaquesne actif de 1535 à 1564 : connu pour la réalisation des pavements du château d’Ecouen pour Anne de Montmorency dans le goût italien vers 1540 et divers albarelli, chevrettes, gourdes, certains portant son monogramme. Sa veuve et son fils Laurent poursuivent son œuvre pendant quelques années après sa mort. • Edme Poterat actif de 1644 à 1687 : pièces dans le style italien « a compendiario », dans le goût de Nevers, de la Chine et de Delft. La manufacture passe ensuite aux mains de sa veuve Madeleine Lequieu (1687-1694), puis à son fils Michel (1696-1712), qui vend en 1710 à J-B Brebion, un voisin monnayeur du roi et entrepreneur de toiles, qui fait faillite et s'enfuit. Louise Boullenger, épouse séparée de Michel Poterat finit par en prendre possession en 1712, après une procédure d'un an au titre des dettes de son mari envers elle. De 1720 à 1740 c'est l’une de ses nièces avec son époux Charles Le Coq de Villeray qui dirige la manufacture. En 1740 Anne Jeanne Leboullenger achète la fabrique sur les conseils de son avocat qui deviendra son époux François René Dionis et la dirige jusqu'en 1770. Elle périclite ensuite et disparaît à la fin du XVIIIème. • Louis Poterat actif de 1674 à 1696 : produit notamment de la porcelaine tendre, mais emporte le secret de la fabrication avec se mort. L’entreprise est reprise par sa veuve Madeleine de Laval et son fils Louis II (1696-1719) puis vendue à Nicolas Fouquay (1720-1742), rachetée par les frères Desportes puis par la famille Heugue jusqu’en 1805. • Famille Heugue active sur la totalité du XVIIIème siècle. • Fabrique Levavasseur : Madeleine Loüe épouse en 1713 Jean Marie Levavasseur, puis en secondes noces en 1718 Jean Guillibaud. A cette date elle avait racheté en 2 fois à crédit la fabrique Guillibaud et en était la véritable propriétaire. Le dernier Levavasseur Philémon Jacques meurt en 1810, sa veuve épouse Amédée Lambert poursuit l’activité jusqu’en 1851. • Guillibaud : active à partir de 1714 appartenant à Jean-François Le Masson, parlementaire, sera l'une des plus fameuses sous Nicolas Malétra (1728-1747), qui créera l'année de sa mort son enseigne exposée au musée de Besançon : un cadran solaire monumental. Cette fabrique passa à Pavie, puis à Jourdain et s'arrêta en 1804. • Fabrique Caussy active de 1716 la fin du 18ème : Créée par Paul qui, voyant que son fils Pierre Paul ne rentrait pas du tour du monde qu’il avait entrepris, la donne à sa belle fille. A son retour Pierre Paul en prend la direction, mais pas la propriété. Ainsi au décès de la belle fille en 1759, la manufacture passe majoritairement à Pierre Clément et non à son père. Elle est vendue en 1760 à Charles Framboisier époux d’une demoiselle Heugue qui, devenue veuve, assure la direction de 1763 à 1786, puis de 1797 à 1800, entre ces 2 dates elle avait été donnée en location à Nicolas Bellanger. De son côté le petit fils de Paul Caussy, Pierre Clément développera une importante manufacture à Quimper (voir notice spécifique Caussy-Hubaudière). Peintres : • Chapelle : Pierre I (1673-1707) et Pierre II (1695-1760), le second attaché à la fabrique Poterat travaille aussi pour d’autres centres dont Sinceny (1741-1748) • Borne Claude : 2ème quart du XVIIIème et fabrique Dionis à partir de 1740, puis Sinceny, Tournai et retour à Rouen vers 1760 • Leleu : Fabrique de Nicolas Fouquay en 1742 Productions : • Au XVIIème siècle les pièces s’apparentent à la production de Nevers et de la Chine. • Fin XVIIème apparaît le fameux décor de lambrequins en broderies rayonnantes en camaïeu de bleu puis en polychromie à partir du début du XVIIIème. • Les décors à l’ocre niellé sont attribués à la période 1725 à 1735. • Vers 1720, les scènes de personnages se démarquent de l’influence de Nevers, les décors sont en plein, les silhouettes sont allongées, la polychromie vive (jaune, vert, bleu, rouge brique et noir). Une large bordure quadrillée vert à l'imitation de la Chine est à tort généralement attribuée à Guillibaud. Toutes les fouilles de manufactures en ont offert des tessons. Caussy s'en est fait une spécialité, souvent avec des scènes vivantes de personnages et des courbes, alors que chez Guillibaud, ce sont souvent des pagodes aux lignes raides. • Une production limitée de fonds de couleur est attribuée à la période 1720-30 (fonds noirs et chocolat), 1730-1740 (fonds bleus). • Les décors bibliques ou mythologiques de pièces de prestige sont datés 1725-1740. • Enfin le style rocaille se développe de 1745 à 1770 environ (carquois, corne d’abondance…). • Petit feu : sous l’influence de l’Est et de Sceaux la fabrique Levavasseur produit dans le dernier quart du XVIIIème des pièces rocaille où le pourpre domine dans des bouquets serrés, et des scènes de genre « aux marchands levantins ». • A côté des pièces de luxe, la production a aussi concerné des pièces économiques en brun-brun, brun-blanc, jaspé, veiné, les fabriques ont pour nom Flandrin, Macarel, De La Mettairie. • Rouen handicapé par le coût du bois, les difficultés sociales et n’ayant pas réussi dans la porcelaine et la faïence fine décline rapidement à la fin du XVIIIème siècle et disparaît au milieu du XIXème. (Avec l’aimable participation de M. Christian de la Hubaudière)
  124. Saint-Cloud -
    Manufacture active de 1666 jusqu’en 1766 Dates clés : - 1666 : création de la manufacture par François Révérend - 1674 : nomination de Pierre Chicaneau comme directeur - 1678 : décès de Pierre Chicaneau, la fabrique est dirigée par sa veuve Barbe Coudret remariée à Henri Trou qui vient de Nevers - 1696 : la fabrique est placée sous la protection de Monsieur, frère du Roi - Fin du 17ème : premiers essais de porcelaine par les enfants Jean (1663-1740), Geneviève (1661-1717) et Pierre II (1673-1710) Chicaneau. - 1700 : décès de Henri Trou, Pierre II prend la direction de la fabrique - 1702 : privilège royal assurant l’exclusivité de la fabrication de la porcelaine pendant 10 ans La veuve Chicaneau épouse Henri-Charles Trou - 1710 : décès de Pierre II, Henri II Trou prend la direction de la fabrique - 1717 : décès de Barbe Coudret, Henri II Trou et Gabriel Trou deviennent propriétaires - 1724 : Marie Moreau, veuve de Pierre II et Dominique François Chicaneau créent une seconde manufacture à Paris rue de la Ville-l’Evèque, le premier directeur est Cicaire Cirou, futur dirigeant de Chantilly - 1743 : décès de Marie Moreau - 1746 : décès de Henri II Trou, la directionde l’établissement de Saint-Cloud - 1756 : La manufacture de Vincennes est transférée à Sèvres, concurrence difficile pour Saint-Cloud. passe à Henri François Trou - 1766 : Fermeture définitive des 2 établissements. Production : Porcelaine tendre de couleur blanche ivoirée, blanc plus pur à partir de 1740. Décor camaïeu bleu de broderies dans les premières années, le rouge apparaît vers 1705, puis polychrome à partir de 1720. A côté des décors colorés, il y eut une production uniformément blanche avec des reliefs. Quelques décors à l’or appliqué au pinceau ou en relief. Marques : Un soleil de 1697 à 1717, Lettres St. C. T de 1717 à 1766, lettres CM pour l’établissement de Paris de 1724 à 1766. Bibliographie : Christine Lahaussois, Comment reconnaitre une porcelaine de Saint-Cloud ?, Réunion des Musées Nationaux, 2006
    Manufacture active de 1666 jusqu’en 1766 Dates clés : - 1666 : création de la manufacture par François Révérend - 1674 : nomination de Pierre Chicaneau comme directeur - 1678 : décès de Pierre Chicaneau, la fabrique est dirigée par sa veuve Barbe Coudret remariée à Henri Trou qui vient de Nevers - 1696 : la fabrique est placée sous la protection de Monsieur, frère du Roi - Fin du 17ème : premiers essais de porcelaine par les enfants Jean (1663-1740), Geneviève (1661-1717) et Pierre II (1673-1710) Chicaneau. - 1700 : décès de Henri Trou, Pierre II prend la direction de la fabrique - 1702 : privilège royal assurant l’exclusivité de la fabrication de la porcelaine pendant 10 ans La veuve Chicaneau épouse Henri-Charles Trou - 1710 : décès de Pierre II, Henri II Trou prend la direction de la fabrique - 1717 : décès de Barbe Coudret, Henri II Trou et Gabriel Trou deviennent propriétaires - 1724 : Marie Moreau, veuve de Pierre II et Dominique François Chicaneau créent une seconde manufacture à Paris rue de la Ville-l’Evèque, le premier directeur est Cicaire Cirou, futur dirigeant de Chantilly - 1743 : décès de Marie Moreau - 1746 : décès de Henri II Trou, la directionde l’établissement de Saint-Cloud - 1756 : La manufacture de Vincennes est transférée à Sèvres, concurrence difficile pour Saint-Cloud. passe à Henri François Trou - 1766 : Fermeture définitive des 2 établissements. Production : Porcelaine tendre de couleur blanche ivoirée, blanc plus pur à partir de 1740. Décor camaïeu bleu de broderies dans les premières années, le rouge apparaît vers 1705, puis polychrome à partir de 1720. A côté des décors colorés, il y eut une production uniformément blanche avec des reliefs. Quelques décors à l’or appliqué au pinceau ou en relief. Marques : Un soleil de 1697 à 1717, Lettres St. C. T de 1717 à 1766, lettres CM pour l’établissement de Paris de 1724 à 1766. Bibliographie : Christine Lahaussois, Comment reconnaitre une porcelaine de Saint-Cloud ?, Réunion des Musées Nationaux, 2006
  125. Sceaux -
    Dates clés : 1748 : création de la manufacture par Louis-François de Bey et Jacques Chapelle sous la protection de la Duchesse du Maine dans une ancienne fabrique de poteries, 1754 : embauche de Joseph Jullien, peintre. Ouverture d’un magasin à Paris, rue Saint Honoré, 1759 : décès de Louis-François de Bey, 1763 : Joseph Jullien devient directeur, 1764 : Jacques Chapelle loue l’entreprise à Jacques Jullien et Symphorien Jacques sculpteur, 1766 : prise en location de la fabrique de Mennecy, 1772 : Jacques Chapelle vend la manufacture à Richard Glot, Julien et Jacques se consacrent à Mennecy et fondent une manufacture à Bourg La Reine, 1794 : vente de la manufacture à Pierre-Antoine Cabaret, 1879 : cessation d’activité. Production : Faïence de petit feu et porcelaine à décors influencés par la porcelaine de Saxe et Strasbourg. Décor de fleurs, d’oiseaux, de scènes animées. Modelages en ronde-bosse rocaille, trompe-l’œil, bordures déchiquetées, statuaire inspirée des modèles de Sèvres. Marques : Initiales CS ou C de 1748 à 1763. Initiales OP de 1763 à 1772. Initiales SP de 1772 à 1800 (environ). Ancre de 1772 à 1800 (environ). SCEAUX, sceaux, ou Sceaux de 1772 à 1800 (environ). Fleur de lys de 1763 à 1790. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Paris et Rouen, Massin, Paris, 1998. Sceaux-Bourg-la-Reine, 150 ans de céramique des collections privées aux collections publiques, exposition, avril-juin 1986, Orangerie de Sceaux, catalogue.
    Dates clés : 1748 : création de la manufacture par Louis-François de Bey et Jacques Chapelle sous la protection de la Duchesse du Maine dans une ancienne fabrique de poteries, 1754 : embauche de Joseph Jullien, peintre. Ouverture d’un magasin à Paris, rue Saint Honoré, 1759 : décès de Louis-François de Bey, 1763 : Joseph Jullien devient directeur, 1764 : Jacques Chapelle loue l’entreprise à Jacques Jullien et Symphorien Jacques sculpteur, 1766 : prise en location de la fabrique de Mennecy, 1772 : Jacques Chapelle vend la manufacture à Richard Glot, Julien et Jacques se consacrent à Mennecy et fondent une manufacture à Bourg La Reine, 1794 : vente de la manufacture à Pierre-Antoine Cabaret, 1879 : cessation d’activité. Production : Faïence de petit feu et porcelaine à décors influencés par la porcelaine de Saxe et Strasbourg. Décor de fleurs, d’oiseaux, de scènes animées. Modelages en ronde-bosse rocaille, trompe-l’œil, bordures déchiquetées, statuaire inspirée des modèles de Sèvres. Marques : Initiales CS ou C de 1748 à 1763. Initiales OP de 1763 à 1772. Initiales SP de 1772 à 1800 (environ). Ancre de 1772 à 1800 (environ). SCEAUX, sceaux, ou Sceaux de 1772 à 1800 (environ). Fleur de lys de 1763 à 1790. Bibliographie : Histoire de la faïence française, Dorothée Guillemé Brulon, Paris et Rouen, Massin, Paris, 1998. Sceaux-Bourg-la-Reine, 150 ans de céramique des collections privées aux collections publiques, exposition, avril-juin 1986, Orangerie de Sceaux, catalogue.
  126. Schneider -

  127. Service Farnese -
    DECOUVERTE DE QUATRE PLATS DU SERVICE FARNESE. Le service Farnèse est ainsi appelé parce que toutes les pièces : plats, assiettes, coupes, etc... portent un décor identique : les armes des Farnèse, illustre famille italienne qui a donné un pape à l'Eglise, Paul III, pape de 1534 à 1549. Ces armes peuvent ainsi se décrire : d'or à six fleurs de lys d'azur posées 1-2-2-1. L'écu est posé sur un cartouche aux cuirs découpés, traité en blanc opaque se détachant sur la pièce recouverte d'un émail bleu sombre. Assiettes et plats sont rehaussés d'ornements divers traités en or à froid : chapeau de cardinal, frises de quatre-feuilles réunis par des filets. Dans le Catalogue des majoliques des musées nationaux (Paris, 1974), p. 408, Jeanne Giacomotti écrit :" De nombreuses pièces de ce service Farnèse qui dut être très important peuvent être identifiées dans les musées et collections du Victoria and Albert muséum à Londres ...Faenza... Palazzo Venezia à Rome... museo San Martine à Naples... Hambourg ... Cologne ... Bruxelles. En vente publique ils sont rarissimes. Un petit plat, diamètre 285 mm, a figuré dans la vente Chavaillon (Chatellerault, 10-11 novembre 2002, n°lll, reproduit p. 57 du catalogue), la dorure visiblement usée, non identifié et attribué à Venise 17ème siècle, ce plat a été adjugé 6000 euros. Les plats que nous présentons aujourd'hui ont les dimensions suivantes : les deux plus grands, diamètre 340 mm, hauteur 45 mm, les deux plus petits, diamètre 245 mm, hauteur 40 mm. Les auteurs des catalogues hésitent sur l'origine et la date du service Farnèse. Mais y-a-il eu un seul service Farnèse ? Les pièces que nous connaissons sont des pièces destinées à l'usage de la table : faïence épaisse, motifs répétitifs, traces d'usure. On peut supposer que ce service a pu être réassorti pendant toute la seconde moitié du 16ème siècle en s'adressant à différentes fabriques. Rackham date le plat du Victoria and Albert muséum de 1670-1700 et l'attribue à une fabrique indéterminée; Jeanne Giacomotti du début du 17ème siècle et de la fabrique de Faenza avec un ? d'autres attributions ont été faites à Florence et Venise. Cette vaisselle à fond lapis lazuli a été très à la mode en Italie à la fin du 16ème siècle et la fabrication s'en est répandue un peu partout.
    FOUR DISHES OF FARNESE SET. The Farnèse set is thus called because all parts: dishes, plates, cuts, etc... carry an identical decoration: the weapons of Farnèse, Italian family which gave a pope to the Church, Paul III, pope of 1534 to 1549. These weapons can be thus described: of gold with six flowers of lilies of azure posed 1-2-2-1. The ecu is posed on a cartouche with cut out leathers, treated in opaque white being detached on the part covered with a dark blue enamel. Plates and dishes are raised various ornaments treated out of cold gold: cardinal's hat, planks of quatrefoils joined together by nets. In the Catalogue of majolic of the national museums (Paris, 1974), p. 408, Jeanne Giacomotti written: " Many parts of this Farnèse service which had to be very significant can be identified in the museums and collections of Victoria and Albert natural history museum in London... Faenza... Palazzo Venezia in Rome... museo San Martine in Naples... Hamburg... Cologne... Brussels. On public sale they are extremely rare. A small dish, diameter 285 mm, appeared in the sale Chavaillon (Chatellerault, November 10-11, 2002, n°lll, reproduced p. 57 of the catalogue), obviously used gilding, not identified and attributed to Venice 17th century, this dish was allocated 6000 euros. The dishes which we present today have following dimensions: two larger, diameter 340 mm, height 45 mm, two smaller, diameter 245 mm, height 40 mm. The authors of the catalogues hesitate over the origin and the date of the Farnèse service. But y-a it have only one Farnèse service? The parts which we know are parts intended for the use of the table: thick earthenware, repetitive decors, traces of wear. One can suppose that this service could be restocked during all second half of the 16th century while being addressed to various factories. Rackham dates the dish from Victoria and Albert natural history museum of 1670-1700 and allots it to an unspecified factory; Jeanne Giacomotti of the beginning of the 17th century and the factory of Faenza with one? other attributions were made in Florence and Venice. This crockery à.fond lapis lazuli lazuli was very à.la.mode in Italy at the end of the 16th century and manufacture is widespread a little everywhere.
  128. Six Dynasties (220 581) -
    La disparition des Han (-260 +220) fait place à une longue période de difficultés. De 220 à 280 s'installent "Trois Royaumes", puis la Chine est partagée en 2. La Chine du Nord est dominée par les barbares Wei (385 534),tandis que la Chine du Sud est le refuge des lettrés et de l'aristocratie, s'y succèdent les "Six Dynasties" (220 581). Au sud la céramique évolue fortement dans les techniques de grand feu sous les Tsin Occidentaux (265 317) puis les Tsin Orientaux (317 419), enfin les Ts'i du Nord (550 577)allant jusqu'à préfigurer la polychromie des T'ang. La Chine se réunifie sous les Souei (581 618).
    La disparition des Han (-260 +220) fait place à une longue période de difficultés. De 220 à 280 s'installent "Trois Royaumes", puis la Chine est partagée en 2. La Chine du Nord est dominée par les barbares Wei. Le style des céramiques évolue, les figurines portent de hautes coiffures, les chevaux ont la croupe tombante et sont carapaçonnés de riches tapis de selle, les glacures disparaissent. La Chine du Sud est le refuge des lettrés et de l'aristocratie, s'y succèdent les "Six Dynasties" (220 581). La Chine se réunifie sous les Souei (581 618)
  129. Strasbourg Hannong -
    La famille Hannong dirige au 18ème siècle les fabriques de Strasbourg, Haguenau et Frankenthal. Dates clés : - 1709 : installation de Charles François Hannong (Maastricht 1669 – Strasbourg ( ?) 1739) à Strasbourg comme fabricant de pipes, il avait épousé Anne Nikke, elle-même fille d’un fabricant de pipes à Cologne. - 1721-1722 : association avec Henri Wachfeld céramiste actif à Kassel puis Ansbach (Wachfeld crée en 1722 une fabrique à Durlach et décède en 1725) - 1724 : création d’un second centre de production à Haguenau 1732 : reprise de la production par les fils : Strasbourg par Paul Hannong ( ?-1760) , Haguenau par Balthazar Hannong ( ?-1753) - 1737 : Paul Hannong reprend Haguenau à son frère qui échoue de son côté à reprendre Ansbach, brouille familiale. - 1748 : recrutement de Christian-Wilhelm ( ?-1753), de Adam-Friedrich ( ?-1754) et de Maria-Serapha Löwenfinck issus de Meissen - 1751 : première fabrication de porcelaine - 1755 : création de la fabrique de Frankenthal (Palatinat) pour produire de la porcelaine à l’abri du monopole de Vincennes - 1760 : reprise de la production par les fils de Paul Hannong : Frankenthal par Joseph Hannong ( ?- ?) , Haguenau et Strasbourg par Pierre Antoine Hannong ( ?- ?) - 1761 : Pierre Antoine Hannong vend le secret de la porcelaine à Sèvres, il est déshérité - 1762 : difficultés, vente de la manufacture de Frankenthal à l’Electeur palatin Karl Theodor - 1770 : création d’une école de peinture - 1774 : reprise de la fabrication de porcelaine à Strasbourg puis Haguenau - 1779 : faillite de Joseph Hannong - 1780-1781 : redémarrage de la production, puis fuite en Allemagne Les collaborateurs : - Adam-Friedrich Löwenfinck (1714- 1754) : à Meissen de 1727 à 1737, puis Bayreuth, Fulda, Höchst de 1738 à 1748, directeur de la manufacture des Hannong de 1748 à 1754 - Maria-Serapha Löwenfinck, femme de Adam-Friedrich : Directeur de la manufacture des Hannong de 1754 à 1762, puis part à Ludwigsburg. - Gottlib Rothe, Georges Richter qui rejoindront Frankenthal - Jacob Ringler : chimiste qui mettra au point la production de porcelaine dure en 1752 - Frères Anstett (peintres), François-Antoine rejoindra Nidervillers - Jean-Louis et Jean-Guillaume Lanz (sculpteurs et modeleurs) - Peintre à la marque 74, spécialiste des chinois qui quitte Strasbourg pour Rambervillers vers 1772 La production : - 1721-1735 : Faience de grand feu : camaïeu bleu foncé parfois souligné d’un trait noir sur des formes caractérisées par des moulures importantes et saillantes. Décor de lambrequins, de ferronneries puis de boucles. Polychromie à partir de 1730, jusqu’en 1745 (décor « aux raisins »). Marques L, G, P, NB, R, ae. - 1735-1745 : Technique mixte : première cuisson de grand feu, puis seconde cuisson à température plus faible : décor de « fleur des Indes », scènes de chasse, chinoiseries, sujets bibliques. Marques HK, A, T. - 1745-1781 : Faïences de petit feu, au pourpre de Cassius, à décor contourné (cerne noir obtenu par poncif et couleurs en aplat) ou décor fin (modelé du dessin obtenu par touches successives de traits de pinceau fin). Prodigieux décors de fleurs, décors aux chinois de profil (1765-1770) ou de ¾ (1770-1775). Pièces de forme (pyramides, terrines, animaux, porte flambeaux, statuettes, trompe l’œil). Marques : PH (Paul Hannong), .H (Joseph Hannong) suivi d’un numéro de forme de moule, parfois marque de peintre (K) 1752-1755, puis à partir de 1774 : Porcelaines Bibliographie : - Dorothée Guillemé Brulon, Histoire de la faïence française, Strasbourg et Nidervillers, Charles Massin 2005. - Jacques Bastian : différents articles dans l’Estampille (101, 102, 121, 125), catalogue de l’exposition de Saint-Dié 1981-1982, "Strasbourg, faïences et porcelaines" tomes 1 et 2 éditions M.AJ.B. Strasbourg 2002 et 2003. - Malmenaide Isabelle, Les Hannong et la faïence de Strasbourg, France antiquités magazine, 1999, n°115, pp 28-39.
    La famille Hannong dirige au 18ème siècle les fabriques de Strasbourg, Haguenau et Frankenthal. Dates clés : - 1709 : installation de Charles François Hannong (Maastricht 1669 – Strasbourg ( ?) 1739) à Strasbourg comme fabricant de pipes, il avait épousé Anne Nikke, elle-même fille d’un fabricant de pipes à Cologne. - 1721-1722 : association avec Henri Wachfeld céramiste actif à Kassel puis Ansbach (Wachfeld crée en 1722 une fabrique à Durlach et décède en 1725) - 1724 : création d’un second centre de production à Haguenau 1732 : reprise de la production par les fils : Strasbourg par Paul Hannong ( ?-1760) , Haguenau par Balthazar Hannong ( ?-1753) - 1737 : Paul Hannong reprend Haguenau à son frère qui échoue de son côté à reprendre Ansbach, brouille familiale. - 1748 : recrutement de Christian-Wilhelm ( ?-1753), de Adam-Friedrich ( ?-1754) et de Maria-Serapha Löwenfinck issus de Meissen - 1751 : première fabrication de porcelaine - 1755 : création de la fabrique de Frankenthal (Palatinat) pour produire de la porcelaine à l’abri du monopole de Vincennes - 1760 : reprise de la production par les fils de Paul Hannong : Frankenthal par Joseph Hannong ( ?- ?) , Haguenau et Strasbourg par Pierre Antoine Hannong ( ?- ?) - 1761 : Pierre Antoine Hannong vend le secret de la porcelaine à Sèvres, il est déshérité - 1762 : difficultés, vente de la manufacture de Frankenthal à l’Electeur palatin Karl Theodor - 1770 : création d’une école de peinture - 1774 : reprise de la fabrication de porcelaine à Strasbourg puis Haguenau - 1779 : faillite de Joseph Hannong - 1780-1781 : redémarrage de la production, puis fuite en Allemagne Les collaborateurs : - Adam-Friedrich Löwenfinck (1714- 1754) : à Meissen de 1727 à 1737, puis Bayreuth, Fulda, Höchst de 1738 à 1748, directeur de la manufacture des Hannong de 1748 à 1754 - Maria-Serapha Löwenfinck, femme de Adam-Friedrich : Directeur de la manufacture des Hannong de 1754 à 1762, puis part à Ludwigsburg. - Gottlib Rothe, Georges Richter qui rejoindront Frankenthal - Jacob Ringler : chimiste qui mettra au point la production de porcelaine dure en 1752 - Frères Anstett (peintres), François-Antoine rejoindra Nidervillers - Jean-Louis et Jean-Guillaume Lanz (sculpteurs et modeleurs) - Peintre à la marque 74, spécialiste des chinois qui quitte Strasbourg pour Rambervillers vers 1772 La production : - 1721-1735 : Faience de grand feu : camaïeu bleu foncé parfois souligné d’un trait noir sur des formes caractérisées par des moulures importantes et saillantes. Décor de lambrequins, de ferronneries puis de boucles. Polychromie à partir de 1730, jusqu’en 1745 (décor « aux raisins »). Marques L, G, P, NB, R, ae. - 1735-1745 : Technique mixte : première cuisson de grand feu, puis seconde cuisson à température plus faible : décor de « fleur des Indes », scènes de chasse, chinoiseries, sujets bibliques. Marques HK, A, T. - 1745-1781 : Faïences de petit feu, au pourpre de Cassius, à décor contourné (cerne noir obtenu par poncif et couleurs en aplat) ou décor fin (modelé du dessin obtenu par touches successives de traits de pinceau fin). Prodigieux décors de fleurs, décors aux chinois de profil (1765-1770) ou de ¾ (1770-1775). Pièces de forme (pyramides, terrines, animaux, porte flambeaux, statuettes, trompe l’œil). Marques : PH (Paul Hannong), .H (Joseph Hannong) suivi d’un numéro de forme de moule, parfois marque de peintre (K) 1752-1755, puis à partir de 1774 : Porcelaines Bibliographie : - Dorothée Guillemé Brulon, Histoire de la faïence française, Strasbourg et Nidervillers, Charles Massin 2005. - Jacques Bastian : différents articles dans l’Estampille (101, 102, 121, 125), catalogue de l’exposition de Saint-Dié 1981-1982, "Strasbourg, faïences et porcelaines" tomes 1 et 2 éditions M.AJ.B. Strasbourg 2002 et 2003. - Malmenaide Isabelle, Les Hannong et la faïence de Strasbourg, France antiquités magazine, 1999, n°115, pp 28-39.
  130. Terre enfumée -
    Enfumage des pièces déjà biscuitées dans un récipient en métal. Les pièces sont enfouies dans des copeaux de bois, le copeaux se consument tout doucement et la réduction se fait pendant 2 à 3 jours.
  131. Terre polie -
    Polissage avec une hématitesur terre sèche avant cuisson
  132. Thiry Albert et Gavaudan Pyot (Vallauris) -
    Dates clés : 1932 : naissance à Nice 1952 : stages dans différents ateliers de Vallauris : Sagan, Laurent, Saltalamacchia 1956 : mariage avec Pyot Gavaudan, collabore avec l’atelier du Tapis vert Guerre d’Algérie 1958 : collabore avec l’atelier du Tapis vert avec réalisation de pièces personnelles 1961 : collabore avec Jacques Voltz 1964 : création de son propre atelier à Vallauris en association avec son épouse 2009 : décès d’Albert Thiry Fiche rédigée par : Bruno Estienne Source : Internet
    Dates clés : 1932 : naissance à Nice 1952 : stages dans différents ateliers de Vallauris : Sagan, Laurent, Saltalamacchia 1956 : mariage avec Pyot Gavaudan, collabore avec l’atelier du Tapis vert Guerre d’Algérie 1958 : collabore avec l’atelier du Tapis vert avec réalisation de pièces personnelles 1961 : collabore avec Jacques Voltz 1964 : création de son propre atelier à Vallauris en association avec son épouse 2009 : décès d’Albert Thiry Fiche rédigée par : Bruno Estienne Source : Internet
  133. Urbach -
    Etabli à TURN TEPLITZ en 1878 par Rudolf DITMAR. Fabrication de pièces de grès. Vers 1910 600 ouvriers. Direction : Richard et Oskar LICHTENSTERN La marque DITMAR URBACH apparaît vers 1920. Succursales à Vienne, Prague, Lyon, Bombay.
    Etabli à TURN TEPLITZ en 1878 par Rudolf DITMAR. Fabrication de pièces de grès. Vers 1910 600 ouvriers. Direction : Richard et Oskar LICHTENSTERN La marque DITMAR URBACH apparaît vers 1920. Succursales à Vienne, Prague, Lyon, Bombay.
  134. Weller Sicard -
    ...
  135. Yang Seung-Ho -
    Itinéraire Né en Corée A étudié la céramique à l’université Dankook de Séoul 1974 - 1980 : Travaille en Corée 1981 - 1983 : Travaille en Grande-Bretagne 1983 - 1985 : Travaille en France 1985 - 2000 : Travaille en Suisse et en France 2001 : Travaille en Corée, en Suisse et en France Prix 1983 Visual Arts Grant, West Midland Arts, GB Craft Fellowship, Welsh Arts Council, Educational Authority GB 1993 Werkbeitrag des Kantons Bern, CH Salzbrand 93, 2nd prize, Koblenz, Germany Fletcher Challenge Ceramics Award Award of merrit, Auckland, New Zealand 1995 Werkbeitrag, Kommission für angewande Kunst, Bern, CH 1996 Bayerischer Stadtpreis, München, D 1998 Werkbeitrag, Kant. Amt für Kultur, Bern, CH Collections publiques City Museum & Art Gallery, Hereford, GB Glynn Vivian Museum & Art Gallery, Swansea, GB Museum für Moderne Keramik, Deidesheim, Germany Keramion, Frechen, Germany Sammlung angewandte Kunst, Bern, CH Badisches Landesmuseum, Karlsruhe, Germany Handwerkskammer, Koblenz, Germany Musée Déchelette, Roanne, France Museum Andries de Potter, Rotterdam, NL Mehrzweckgebaude, Röthenbach, CH Panevezys Art Gallery, Panevezy, LT Museum Okregowe, Walbrzych, PL National Muzeum,Wroclaw, PL Musée Bernard Palissy, Lacapelle Biron, F Communal collection, Saint-Cergue, CH Symposium, seminaires, ateliers, cours et interventions 1981 : Chesterfield College of Art and Design, GB 1983 : Midland Potter Association, Birmingham, GB 1984 : Nature + Homme + Energie", Centre Céramique, La Borne, F 1989 : Academic des Beaux-Arts, Brussels, and Kunstakademie, leper, B 1989 : Schule für Gestaltung, Bern, CH 1990 : “La Borne en Feu" , La Borne, F 1990 : Swiss ceramists Association, Heimenrutti, CH 1993 : "Earth Performance", Hiifingen, D 1994 : Symposium In Goa, India 1995 : Symposium in Panevezys, LT 1995 : Johannes Gutenberg Universitat, Mainz,D 1996 : Ceramics Forever", Alden Biesen, B 1996 : Ecole des Arts décoratifs de Genève, CH 1996 : Dankook University, Seoul, Korea 1997 : Symposium in Walbrzych, PL 1998 : Spirit of Nature", Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1998 : "Fiber Tonggama- construction and firing", Hiifingen.D 1998 : Organized "Performance for the spirit", in F.D.CH 1999 : Fondation Bruckner, Carouge / Geneva, CH 2001 : "Anaggama 2001" süd Tirol Expositions 1981 : Midland Art Center, Birmingham, GB 1982 : Stafford Museum, Stafford, GB 1983 : Glynn Vivian Art Gallery&Museum, Swansea, Gb 1984 : "Nature + Home + Energie", Centre Céramique, La Borne, F 1986 : Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1987 : Kunst&Keramik, Deventer, NL 1988 : Museum für Modeme Keramik, Deidesheim, D 1989 : Galerie Argile, Brussels, B 1990 : Galerie des Emibois, Les Emibois, Jura,CH 1991 : Galerie Heidi Schneider, Horgen, CH 1993 : “Wachsende Erde", Rathaus Galerie, Hufingen, D 1994 : Growing Earth", Toh Art Space, Seoul, Korea 1995 : Galerie Epona, Paris, F 1995 : Centre Céramique, La Borne, F 1995 : Centre d'arts appliques, Geneve, CH 1995 : Growing Earth", Atelier-Galerie 1996 : Toh Atr gallery, Seoul, Korea 1996 : “Koreanischer Geist", Kultur Arena Wittigkofen, Bern, CH 1997 : Art Fechlin, Zurich, CH 1997 : Hakchon gallery.Cheongju, Korea 1998 : Spirit of Nature", Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1998 : Galerie für Gegenwartskunst, Bonstetten, CH 1999 : die Galerie, Hufingen, D 1999 : Ceramic Millenium, Congress center RAI, Amsterdam, NL 1999 : Alvier Sport and Cultur Center, Oberschan, CH 1999 : Galerie maya Guidi, Carouge, Geneve, CH 1999 : Toh Art Gallery, Seoul, Korea 2000 : Koreanische Keramik", Rietberg Museum, Zurich.CH 2000 : Galerie des Emibois, Jura, CH 2000 : Naori Tonggama" Galerie Urigurut Ryo, Seoul, Korea 2001 : Galerie fur gegenwartskunst, Bonstetten, CH 2001 : Koreanische spiiren", Galerie Objekta, Kreuzlingen, CH 2002 : Galerie zur Munz, Zug, CH 2002 : Toh Art Gallery, Seoul, Korea 2002 : Galerie Etienne Dewulf, Gent, B Articles de presse Ceramic Review "Surface Texture", 1982 GB La revue de la céramique et du verre, "Seung-Ho Yang", 1984 France Keramik Magazin, Ein koreanischer Ofen in Frankreich, 1989 Germany
    Background Born in Korea Studied Ceramics at Dankook University in Seoul, Korea 1974 - 1980 : Worked in Korea 1981 - 1983 : Worked in Great Britain 1983 - 1985 : Worked in France 1985 - 2000 : Worked in Switzerland and France 2001 : Worked in Switzerland and France and Korea Awards 1983 Visual Arts Grant, West Midland Arts, GB Craft Fellowship, Welsh Arts Council, Educational Authority GB 1993 Werkbeitrag des Kantons Bern, CH Salzbrand 93, 2nd prize, Koblenz, Germany Fletcher Challenge Ceramics Award Award of merrit, Auckland, New Zealand 1995 Werkbeitrag, Kommission für angewande Kunst, Bern, CH 1996 Bayerischer Stadtpreis, München, D 1998 Werkbeitrag, Kant. Amt für Kultur, Bern, CH Public collections City Museum & Art Gallery, Hereford, GB Glynn Vivian Museum & Art Gallery, Swansea, GB Museum für Moderne Keramik, Deidesheim, Germany Keramion, Frechen, Germany Sammlung angewandte Kunst, Bern, CH Badisches Landesmuseum, Karlsruhe, Germany Handwerkskammer, Koblenz, Germany Musée Déchelette, Roanne, France Museum Andries de Potter, Rotterdam, NL Mehrzweckgebaude, Röthenbach, CH Panevezys Art Gallery, Panevezy, LT Museum Okregowe, Walbrzych, PL National Muzeum,Wroclaw, PL Musée Bernard Palissy, Lacapelle Biron, F Communal collection, Saint-Cergue, CH Symposium, Seminar, Workshop, lectures and interventions 1981 : Chesterfield College of Art and Design, GB 1983 : Midland Potter Association, Birmingham, GB 1984 : Nature + Homme + Energie", Centre Céramique, La Borne, F 1989 : Academic des Beaux-Arts, Brussels, and Kunstakademie, leper, B 1989 : Schule für Gestaltung, Bern, CH 1990 : “La Borne en Feu" , La Borne, F 1990 : Swiss ceramists Association, Heimenrutti, CH 1993 : "Earth Performance", Hiifingen, D 1994 : Symposium In Goa, India 1995 : Symposium in Panevezys, LT 1995 : Johannes Gutenberg Universitat, Mainz,D 1996 : Ceramics Forever", Alden Biesen, B 1996 : Ecole des Arts décoratifs de Genève, CH 1996 : Dankook University, Seoul, Korea 1997 : Symposium in Walbrzych, PL 1998 : Spirit of Nature", Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1998 : "Fiber Tonggama- construction and firing", Hiifingen.D 1998 : Organized "Performance for the spirit", in F.D.CH 1999 : Fondation Bruckner, Carouge / Geneva, CH 2001 : "Anaggama 2001" süd Tirol Solo and joint exhibitions 1981 : Midland Art Center, Birmingham, GB 1982 : Stafford Museum, Stafford, GB 1983 : Glynn Vivian Art Gallery&Museum, Swansea, Gb 1984 : "Nature + Home + Energie", Centre Céramique, La Borne, F 1986 : Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1987 : Kunst&Keramik, Deventer, NL 1988 : Museum für Modeme Keramik, Deidesheim, D 1989 : Galerie Argile, Brussels, B 1990 : Galerie des Emibois, Les Emibois, Jura,CH 1991 : Galerie Heidi Schneider, Horgen, CH 1993 : “Wachsende Erde", Rathaus Galerie, Hufingen, D 1994 : Growing Earth", Toh Art Space, Seoul, Korea 1995 : Galerie Epona, Paris, F 1995 : Centre Céramique, La Borne, F 1995 : Centre d'arts appliques, Geneve, CH 1995 : Growing Earth", Atelier-Galerie 1996 : Toh Atr gallery, Seoul, Korea 1996 : “Koreanischer Geist", Kultur Arena Wittigkofen, Bern, CH 1997 : Art Fechlin, Zurich, CH 1997 : Hakchon gallery.Cheongju, Korea 1998 : Spirit of Nature", Maison de la Céramique, Mulhouse, F 1998 : Galerie für Gegenwartskunst, Bonstetten, CH 1999 : die Galerie, Hufingen, D 1999 : Ceramic Millenium, Congress center RAI, Amsterdam, NL 1999 : Alvier Sport and Cultur Center, Oberschan, CH 1999 : Galerie maya Guidi, Carouge, Geneve, CH 1999 : Toh Art Gallery, Seoul, Korea 2000 : Koreanische Keramik", Rietberg Museum, Zurich.CH 2000 : Galerie des Emibois, Jura, CH 2000 : Naori Tonggama" Galerie Urigurut Ryo, Seoul, Korea 2001 : Galerie fur gegenwartskunst, Bonstetten, CH 2001 : Koreanische spiiren", Galerie Objekta, Kreuzlingen, CH 2002 : Galerie zur Munz, Zug, CH 2002 : Toh Art Gallery, Seoul, Korea 2002 : Galerie Etienne Dewulf, Gent, B Press articles Ceramic Review "Surface Texture", 1982 GB La revue de la céramique et du verre, "Seung-Ho Yang", 1984 France Keramik Magazin, Ein koreanischer Ofen in Frankreich, 1989 Germany
  136. Yoshimi FUTAMURA -
    Yoshimi FUTAMURA : Vit et travaille à Paris Dates clé : 1959 : naissance à Nagoya (Japon) 1978-1981 : Cours de céramique de l’Ecole de Seto 1982-1985 : Travaille dans un atelier de production de bols pour la cérémonie du thé à Seto 1985-1986 : Séjour d’un an au Sri Lanka comme conseillère en design dans une usine de céramique 1986 : Arrivée à Paris 1994 : Diplôme de l’Ecole des arts appliqués Duperré, 1996 : Création de l’atelier des Lilas 2004 : Artiste en résidence à Fukui, Japon 2007 : Artiste en résidence à Fu-ping, Chine 2010 : Création de l’atelier de Paris, rue Fernand Léger Technique : Mélange de grès et de porcelaine, souvent travaillé en plaques, mettant en contraste les matières. Contact : Yoshimi FUTAMURA Atelier : 19 rue Fernand Léger 75020 Paris France Tel. +33(0)1 43 15 38 96 / +33(0)6 79 40 79 21 yoshimi.futamura@gmail.com
    Yoshimi FUTAMURA : Vit et travaille à Paris Dates clé : 1959 : naissance à Nagoya (Japon) 1978-1981 : Cours de céramique de l’Ecole de Seto 1982-1985 : Travaille dans un atelier de production de bols pour la cérémonie du thé à Seto 1985-1986 : Séjour d’un an au Sri Lanka comme conseillère en design dans une usine de céramique 1986 : Arrivée à Paris 1994 : Diplôme de l’Ecole des arts appliqués Duperré, 1996 : Création de l’atelier des Lilas 2004 : Artiste en résidence à Fukui, Japon 2007 : Artiste en résidence à Fu-ping, Chine 2010 : Création de l’atelier de Paris, rue Fernand Léger Technique : Mélange de grès et de porcelaine, souvent travaillé en plaques, mettant en contraste les matières. Contact : Yoshimi FUTAMURA Atelier : 19 rue Fernand Léger 75020 Paris France Tel. +33(0)1 43 15 38 96 / +33(0)6 79 40 79 21 yoshimi.futamura@gmail.com
  137. Zsolnay -
    Dates clés : 1853 : création de la fabrique à Pécs par Miklos Zsolnay (1800-1880) 1863 : reprise de la manufacture par Vilmos Zsolnay (1828-1900) 1893 : premières pièces iridescentes « eosin » 1874 - 1892 : les 2 filles de Vilmos Julia et Thérèse dirigent la création 1893 : Tade Sikorski époux de Julia est chef décorateur 1900 : développement des céramiques pour le bâtiment « Pyrogranite », Miklos, fils de Vilmos prend la direction. 1914 : production d’isolateurs pour la guerre Après-guerre déclin du à l’occupation serbe 1922 : réouverture des ateliers par Laszlo de Mattyasovsky, un gendre, avec l’aide du porcelainier allemand Niemayer 1948 : nationalisation, la fabrique est renommée Pecsi Porcelangyar 1982 : dénationalisation, la fabrique reprend le nom de Zsolnay Rédaction : Bruno Estienne Sources : Internet Références : http://elitedesign.jimdo.com/
    Dates clés : 1853 : création de la fabrique à Pécs par Miklos Zsolnay (1800-1880) 1863 : reprise de la manufacture par Vilmos Zsolnay (1828-1900) 1893 : premières pièces iridescentes « eosin » 1874 - 1892 : les 2 filles de Vilmos Julia et Thérèse dirigent la création 1893 : Tade Sikorski époux de Julia est chef décorateur 1900 : développement des céramiques pour le bâtiment « Pyrogranite », Miklos, fils de Vilmos prend la direction. 1914 : production d’isolateurs pour la guerre Après-guerre déclin du à l’occupation serbe 1922 : réouverture des ateliers par Laszlo de Mattyasovsky, un gendre, avec l’aide du porcelainier allemand Niemayer 1948 : nationalisation, la fabrique est renommée Pecsi Porcelangyar 1982 : dénationalisation, la fabrique reprend le nom de Zsolnay Rédaction : Bruno Estienne Sources : Internet Références : http://elitedesign.jimdo.com/
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